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GaiaViau
CelineArsenault
CentreDentaire

Volume 14, numéro 8 — Mercredi, 10 octobre 2018


Tout près de la fin
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Tout près de la fin

Bonjour tout le monde,

Un autre numéro resplendissant !

Dans cette édition, Yves Gagnon nous présente une pionnière: Thérèse Romer, jardinière et auteure. Quand j'étais enfant, les parterres des maisons à Montréal étaient aménagés de gazon vert mur à mur. Parfois un arbre était planté au milieu. Cela longeait une allée d'asphalte. On arrosait le samedi matin en même temps qu'on lavait l'auto. C'était propre et correct, sans plus. Maintenant les devantures des maisons sont ornées de fleurs, de plantes potagères et de pierres les plus diverses, juxtaposées souvent à des allées constituées de dalles. Je suis épatée par l'aménagement paysager aux abords des trottoirs quand je me promène dans mon quartier. Grâce à des femmes comme Thérèse Romer, les Québécois ont été initiés à l'horticulture, la beauté s'est installée dans nos villes et nos coeurs se réjouissent. Merci Madame !

Diane Mackay nous présente la menthe. Goût adopté universellement, la menthe est douce, rassurante et utilisée en cuisine et en phytothérapie partout sur la planète depuis le début des temps ! C'est sans doute la première tisane que j'ai bue et elle agrémentait les bonbonnières de ma grand-mère. Herbe commune aux grandes vertus !

Quant à moi, je me suis permis de m'asseoir devant la page blanche et de laisser monter les mots. Ensuite j'ai fignolé. J'ai intitulé ce texte improvisation libre. Il est question de liberté, de créativité et de spiritualité, thèmes chers à mon coeur.

J'ai pris une décision importante dans les derniers mois: arrêter la publication de Covivia à la fin de l'année 2018. Nous vous présenterons encore deux numéros au début des mois de novembre et décembre. Yves Gagnon, Diane MacKay, Danièle Laberge, Jacqueline Martin, Marie-Dominique Demers-King et Serge Grenier sont toujours de la partie. Je les en remercie.

J'ai besoin de cet arrêt car la passion d'éditer ce webzine est moins flamboyante. L'enthousiasme s'est amoindri. Je suis mûre pour une autre aventure. Serait-ce la métamorphose de Covivia ou tout autre projet ? Je me laisse le temps d'y réfléchir.

J'ai le gout de vous lancer une invitation. Si certains d'entre vous veulent nous écrire des mots de remerciements ou des commentaires sur Covivia et son impact dans leur vie, je serai contente de les publier dans le dernier numéro de l'année. 

Renée Demers
reneedemers@covivia.com


Improvisation libre
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Improvisation libre

L’inspiration est moins aisée en ville. Dans la forêt, en haut de la montagne où je vivais, l’air limpide, la beauté, la proximité du ciel et le silence favorisaient le souffle créateur. Fines volutes et clameur inaudible se frayaient un chemin depuis l’invisible. L’irréel s’y devinait. Sa texture subtile, étrangère à mes sens perceptifs adaptés à la matérialité sonore et lumineuse, était plus saisissable.

En me retirant chez moi, en sacrifiant la fréquentation d’amis, de conversation et de stimulation extérieure, l’inspiration se manifeste aussi en milieu urbain. Un rituel est nécessaire. La marche auprès d’arbres majestueux, la solitude imposée, le café et la descente dans l’intériorité composent le mien. C’est un lieu sans certitude et sans appui. C’est aussi le royaume de la créativité.

Lentement et patiemment, comme dans tout le processus évolutif humain, les forces spirituelles venues du futur m’informent et me réforment et ce, même au centre de l’activité incessante urbaine. Cela est rassurant.

La dimension spirituelle est réhabilitée dans la sphère publique depuis quelques années. Longtemps associée à la religion, la spiritualité a été reléguée aux oubliettes. Elle est devenue taboue quand la société québécoise s’est émancipée du joug catholique. Il était nécessaire et il était temps de reprendre notre pouvoir. Car l’évolution humaine demande que chaque être développe son individualité et sa liberté. Un des fondements de notre humanité est cette capacité de choisir et de décider. Je ne suis pas soumise aux instincts de l’espèce tel un animal. Toute organisation qui prescrit des règles identiques pour tous et oblige les personnes qui y participent à y obéir aveuglément de façon officielle ou insidieuse erre. Ces institutions nous déshumanisent.

Plus je vieillis et plus je réalise le privilège de cette liberté. Plus je gagne en sagesse et en tranquillité, moins cette autonomie m’effraie. La moralité naturelle devient mon amie. Je reconnais sa justesse et la paix qui en découle. Il n’est pas nécessaire de consacrer toute mon énergie à la satisfaction de mes sens, à l’accumulation de richesse, à la jouissance et à la survie de mon espèce. L’esprit m’interpelle et je m’y investis de plein gré.

Mes années d’enfance ont été consacrées à mon corps physique, joyeusement occupée à la formation de cette enveloppe corporelle magnifiquement bien adaptée à l’existence terrestre. Puis ce fut la maturation des forces sentimentales et relationnelles qui ont mobilisé mon énergie vitale. Ensuite vinrent la raison, le développement de la pensée et la vibrante clarté de la réflexion.

Une fois devenue adulte, je redonnai à mon tour à une nouvelle génération la chance de s’incarner sur cette Terre. Des années de service, de maternité et de parentalité ont suivi. Simultanément, une exploration des sphères communautaires et écologiques m’a menée à cofonder la librairie Biosfaire. Le but était de fournir la littérature et les outils nécessaires pour rendre ce monde meilleur en favorisant le respect de la terre, de l’humain et du cosmos et une relation harmonieuse et intégrée de notre participation à ces mondes. Ce fut une aventure enivrante, difficile, exigeante et essentielle. Depuis il y a Covivia.

En chemin j’ai construit, j’ai erré, j’ai tâté le bien et le mal. J’ai exploré lumière et noirceur. J’ai réfléchi. J’ai stagné. J’ai douté. J’ai insécurisé. J’ai aimé. Et je fais tout cela encore, mais la lueur de la vigilance s’éteint moins souvent. Je n’oublie plus de conserver de l’huile pour ma lanterne.

Oiseau mouche
Oiseau mouche au lever du soleil - Photo : Danièle Laberge

Maintenant dans la soixantaine, je renoue avec la légèreté de l’enfance. L’avidité et la résistance ont perdu en vitalité. Je suis plus tranquille. Tout est possible. J’ai la vie devant moi et peu de responsabilités. Les enjeux extérieurs sont de moindre importance. Je suis de retour en moi. Comme le bambin qui découvre ses pieds et ses mains, j’explore mon corps spirituel. Il est là depuis le premier jour. (Mais quand était-ce au juste… ?) Il se manifeste avec plus d’envergure maintenant que je reconnais le transistor que je suis. Les hormones ont calmé leurs ardeurs et les besoins du corps physique sont moins prépondérants. La ménopause, la méditation, l’écoute, le silence et le côtoiement des êtres aimés décédés ont déployé mes antennes. Mon lien avec le cosmos et son influence quotidienne dans ma destinée sont détectables et délectables. De plus, en tant qu’ainée, je me rapproche des frontières de la vie terrestre. Naissance et mort sont un même rivage.

Cette proximité de l’au-delà est précieuse.

Mon corps, mes sens et mon cerveau sont des capteurs. Ils permettent à mon être d’être relié à l’horizontale, à la nature et aux humains ainsi qu’à la verticale au cosmos et à la connaissance éternelle. Je saisis la chance d’être encore en vie à un âge avancé. Je vis une phase expansive à l’intérieur de moi et je ressens profondément la grandeur de l’univers. Je ne suis pas limitée à ce corps et à l’existence physique, familiale et sociétale. C’est à la fois bon et intrigant. Comment avoir accès aux informations cosmiques ? Comment développer ces facultés qui permettent de recevoir la connaissance divine ?

Dans les derniers mois, j’ai accepté un poste de libraire à la librairie Nouvel Âge. J’ai perçu la dimension karmique et spirituelle de cet emploi. Des blessures de l’enfance ont été ravivées. J’ai pu les soigner. Au sein d’une équipe, j’ai mis à la disposition d’individus des livres contenant de la sagesse et des outils pour y accéder. Certains de mes préjugés ont fondu en se frottant à l’autre. La rencontre en état d'ouverture favorise l’amour. J’ai terminé en beauté avec mes collègues une œuvre qui existait depuis cinquante ans. C’était émouvant et ressourçant de ressentir la fin. La regarder dans les yeux et ne pas tomber dans les clichés de tristesse ou d'échec. Pleinement consciente et attentive à la qualité spécifique de cette phase. L’espace s’agrandit. Alors que la création de matière concentre l’énergie dans la finitude, sa destruction nous amène dans une dimension qui ressemble au grand large dans lequel navigue l’explorateur sur le fleuve avant d’accoster on ne sait où. La vie devient vaste.

Mes collègues et moi, nous nous sommes séparés. Chacun de son côté, nous repartons. L’activité professionnelle est aussi une expérience initiatrice en plus d’être un gagne-pain, une œuvre collective et un lieu où les talents individuels fleurissent. Tout a aussi une dimension spirituelle. Et c’est ce savoir que j'apprends.

À cette époque de ma vie, je veux échapper à la tyrannie de la consommation, des séries télévisées, de l’isolement et du ras les pâquerettes. J’entends favoriser la bonté, la beauté, la vérité, l’immensité et l’humilité. Me consacrer à la lumière qui est là et qui ne m’éclairera que si je le demande et je m’y adonne. Comprendre qui je suis au sein de cet univers ?

La communion m’appelle. La richesse occidentale récente m’a coupée des rapports communautaires chaleureux nécessaires à la survie dans un environnement pauvre. Je dois réinventer des façons d’être en relation avec mes pairs, d’entrer en communion au-delà de l’entraide. Car c’est une source de joie et de connaissance de soi. Le tu me renseigne sur le Je. Le nous m’universalise. Être ensemble dans l’humus de notre humanité, relié, généreux et dédié au grand œuvre est élevant.

Les parents élèvent les enfants. Une fois devenus des adultes, cette montée n'est pas terminée ... 

La chorale dans laquelle je chante est un autre lieu où je renoue avec la joie de créer ensemble, de parfaire de nouvelles habiletés pour l’harmonie d'une oeuvre. Je ressens et je bénéficie du pouvoir accumulé des mots Gloria, Alleluia et Hosanna entonnés en groupe. Je puise alors à cette puissance collaborative, cette liesse qui jaillit quand plusieurs personnes consacrent leur force individuelle et leur créativité à un but commun dans lequel individualité, collectivité et spiritualité sont honorées.

Notre créativité, notre intelligence, notre spiritualité et notre volonté unies sont des forces suffisantes pour permettre le virage nécessaire à la guérison de la planète Terre. Cependant comme dans toute guérison et évolution, un sacrifice est nécessaire. À chacun d’entre nous de méditer sur ce à quoi nous devons renoncer individuellement et socialement au profit de la santé de la Terre et de ses habitants.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

Thématiques : Spiritualité


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Mandala Astrologique


Mandala Astrologique Joanne Seguin - Courriel : 1joanneseguin@gmail.com


Thérèse Romer
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Champs libres

Thérèse Romer

Éternelle défenderesse de la biodiversité

Thérèse Romer

Thérèse Romer vit depuis l'an 2000 à Verdun dans une tour à condos en bordure du fleuve Saint-Laurent, face à l'Île-des-Sœurs. C'est là que je l'ai rencontrée pour préparer ce texte hommage. Aussitôt entré chez elle, je fus rassuré par sa vivacité intellectuelle et sa passion pour le règne végétal, toujours intactes, malgré les années…

J'ai connu Thérèse en 1985, alors qu'elle était chroniqueuse pour le Journal La terre de chez nous. Elle traitait dans ses textes de plantes indigènes et de jardins d'intérêt. Ayant appris que nous avions remporté un prix décerné par la revue Harrowsmith, elle a voulu nous rencontrer pour s'épandre sur notre jardin. Ce fut pour Diane et moi un coup de coeur instantané de découvrir toute l'énergie et la ferveur de cette grande dame à la plume gracile et à l'amour sans borne pour la Vie. En raison d'une passion commune pour la poésie émanant du règne végétal, les échanges ont duré plus longtemps qu'il n'avait été convenu. C'est lors de cette première rencontre que nous apprîmes qu'elle résidait dans une maison patrimoniale de Saint-Eustache acquise en 1972 avec son deuxième mari Pierre de Bellefeuille.

Maison Chénier Sauvé
Maison Chénier Sauvé - photo : Héritage Montréal

Construite en 1889, la demeure bourgeoise toute faite de bois est constituée d'un corps de logis rectangulaire à deux étages surmonté d'une mansarde orné de lucarnes. Située en retrait sur un terrain voisin de la rivière du Chêne dans le vieux Saint-Eustache, la propriété a immédiatement plu à Thérèse surtout, me l'avoue-t-elle, à cause de son vaste terrain parsemé d'arbres matures.

La maison patrimoniale a été érigée sur le site d'une ancienne école pour filles fermée en 1828 puis ensuite occupée par le docteur Jean-Olivier Chénier jusqu'en 1837, année où les troupes britanniques l'incendièrent, suite à l'insurrection des patriotes qu'il dirigeait. Piégé avec ses hommes dans l'église de Saint-Eustache à laquelle les troupes britanniques avaient mis le feu, il fut tué par celles-ci alors qu'il tentait de s'échapper par une fenêtre.

C'est Georges Lauzon, maire de Saint-Eustache et propriétaire du terrain, qui fit construire la maison actuelle. En 1923, Arthur Sauvé se porte acquéreur de la demeure qu'il cède à son fils Paul en 1944. Ce dernier deviendra ministre sous Duplessis qu'il remplacera à sa mort comme premier ministre et chef de l'Union nationale.

Après l'acquisition de la propriété en 1972 par le couple de Bellefeuille-Romer, la maison devint leur demeure principale. Thérèse fait au printemps la découverte de la collection de pivoines de madame Sauvé, une espèce pour laquelle elle se passionne. Stimulée par la structure végétale existante, elle s'investit corps et âme dans l'aménagement de plates-bandes et y installe une multitude de plantes indigènes qu'elle affectionne.

En 1976, Pierre de Bellefeuille est élu pour un premier mandat comme député péquiste de Deux-Montagnes. C'est à ce moment que Thérèse fonde la Société d'horticulture et d'écologie de Deux-Montagnes dont elle demeurera secrétaire jusqu'en 2000. Très active socialement, elle fonde en 1980 l'Association des maisons anciennes du Québec dans le but d'assurer la protection du patrimoine bâti québécois et, par le fait même, de sa propre maison ancestrale. Au même moment, le Parti québécois perd son premier référendum.

Après cette défaite, René Lévesque opte pour le beau risque, ce qui ne correspond en rien aux idéaux de Pierre de Bellefeuille, un indépendantiste pur et dur. Il joint l'équipe de Denis Monière et perd ses élections en 1995. Désabusé, il décide de déménager à Outremont.

Thérèse qui signe depuis 1991 une chronique sur les plantes indigènes dans la revue Fleurs Plantes et Jardins sent que ses racines sont profondes en terre de Saint-Eustache où elle décide de rester. Elle se donne comme mission de sauver sa maison et ses jardins. En 1997, elle crée l'organisme à but non lucratif Maison et Jardins Chénier-Sauvé dans lequel elle s'investit sans ménagement jusqu'à sa dissolution en 2006. Avec une petite équipe, elle organise des activités éducatives et culturelles, elle ouvre la maison et les jardins au public et surtout elle essaie de trouver du financement pour restaurer la maison.

En l'an 2000, elle déménage avec Pierre à Verdun aux Brises du fleuve, mais elle continue de s'impliquer à Saint-Eustache où elle se rend régulièrement. En 2006 alors que le toit commence à couler, de guerre lasse, elle décide de vendre la propriété familiale à la ville de Saint-Eustache qui réussit à obtenir un financement important du ministère de la Culture et des Communications pour la restauration de la demeure qui deviendra un site patrimonial géré par une corporation municipale. Mission accomplie pour Thérèse. Son œuvre, sa maison, ses jardins pourront lui survivre et témoigner de l'histoire et de la nature du Québec pour des années à venir.

Lors de notre rencontre il y a quelques semaines, j'ai essayé de comprendre d'où lui venait cette passion indéfectible pour les plantes indigènes. Elle me confie qu'étant fille de diplomate polonais, elle fut appelée à suivre ses parents dans une multitude de pays, dont l'Italie, le Portugal, le Japon, la Chine et l'Afrique du Sud. C'est durant ses pérégrinations et les séjours qu'elle fit périodiquement dans la campagne polonaise qu'elle prit conscience de la prodigieuse biodiversité planétaire, variant au gré des latitudes, des altitudes, des climats et des sols. À force de lire la nature, elle en vint à considérer la biodiversité comme un indicateur de la santé de la Terre. Elle s'investit alors pleinement pour tenter de faire comprendre à ses concitoyens l'importance de la préserver.

C'est dans cet esprit qu'elle a aménagé à Verdun un jardin de plantes indigènes sur un terrain en pente entre le fleuve et la tour qu'elle occupe, sous l'ombrage de neuf trembles matures. Elle a dû pour ce faire initier une importante sensibilisation des gestionnaires du parc linéaire en bordure du fleuve afin qu'ils ne tondent pas son pré fleuri, un havre de biodiversité. Ces gens demeurent figés dans une approche archaïque de tonte de pelouse, me confie-t-elle. Ça fait plus propre disent-ils, un argument qui la tétanise.

Pré fleuri
Fleur jaune Fleur d'orpin
Le pré fleuri aménagé par Thérèse entre le fleuve et sa résidence dans lequel j'ai pu admirer une fleur d'Helianthus et une fleur d'un Grand orpin

Voici en quels termes elle décrit ce pré fleuri qu'elle a baptisé Flore Sauvage Verdun dans un petit livret intitulé Nature en ville, prise 2, récemment publié :

Des gouttes d'eau pour changer l'océan? Nous n'avons pas d'autres choix.

Ma goutte d'eau c'est Flore Sauvage Verdun. Un petit lopin de terre (qui ne m'appartient même pas) au bord du grand fleuve Saint-Laurent, coulant des Grands Lacs d'Amérique du Nord jusqu'à l'Océan. Je m'amuse (ce n'est pas très sérieux d'accord) à prendre soin de sa mini-biodiversité. Je suis trop vieille pour continuer longtemps, mais la vieillesse n'élimine pas l'ardeur du cœur …

Comme si cela n'était pas suffisant pour cette sereine nonagénaire, elle décide en 2018 d'entreprendre avec des voisines un projet de culture de tomates en pots au pied de son immeuble. Rien ne semble vouloir freiner Thérèse Romer, si ce n'est un nerf sciatique qui lui cause quelques soucis! Longue vie à cette éternelle défenderesse de la biodiversité!

Thérèse et les tomates

Avec son premier mari Mietek Nitoslawski, Thérèse Romer a eu trois filles et deux garçons qui lui ont donné à ce jour six petits enfants, dont cinq filles et un garçon.

Yves Gagnon
Les Jardins du Grand-Portage

- - -

Maison Chénier-Sauvé

83, rue Chénier
Saint-Eustache, Québec

Renseignements (visites) : 450 974-5170

Nature en ville, prise 2 (pdf)

Thématiques : Écologie, Jardinage, Société, Tourisme vert


Menthe un jour, menthe toujours
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Menthe un jour
Menthe toujours

On trouve à la surface de la Terre une multitude d'espèces de menthe aux goûts, aux couleurs et aux formes variés, employées surtout pour leurs propriétés culinaires. Mais la menthe recèle de multiples principes actifs qui en font une plante médicinale d'importance. La plupart des menthes détiennent des vertus similaires, mais celles de la menthe poivrée, Mentha x piperita sont plus puissantes que celles de ses consoeurs.

Feuilles de menthe poivrée
Photo : Pierre Bertrand - Menthe poivrée

Historique

En Égypte, la menthe était très prisée en cuisine, en médecine et en parfumerie. On en a retrouvé des traces dans un tombeau datant de 1000 ans av. J.-C. Les Grecs anciens l'utilisaient en début d'infection ainsi que pour ses actions diaphorétiques. Les athlètes grecs se massaient avec une huile à la menthe avant les compétitions. Les Grecs et les Romains parfumaient leurs bains et leurs corps à la menthe. Ils en fabriquaient des couronnes pour stimuler la concentration et l'inspiration.

Le nom latin menthe signifie pensée, en référence à l'usage de la menthe comme tonique cérébral. Une autre hypothèse pour l'origine du nom mentha proviendrait d'une légende de la mythologie grecque dont on trouve différentes versions. J'ai choisi de vous partager celle-ci, la moins violente et la plus romantique. La déesse Perséphone, l'épouse jalouse de Hadès, le dieu de l'enfer, maltraitait la nymphe Menthé. Hadès, cédant à Perséphone, amena sa maîtresse sur le mont Triphyle et la métamorphosa en menthe afin d'immortaliser son souvenir.

Au IXe siècle, Odon de Meung écrit que la menthe prise en boisson est digestive, qu'elle fortifie l'estomac et qu'elle arrête les vomissements. Il conseille de la broyer avec du sel et de l'appliquer en cataplasme sur les morsures de chien afin de cicatriser les plaies.

Autrefois, dans la campagne québécoise, chaque famille faisait amples provisions de baume, nom populaire de la menthe à épis, une plante importante de la pharmacopée populaire.

Pour ses nombreux usages aromatiques industriels, dont les gommes à mâcher et la pâte dentifrice, le menthol est extrait de la menthe du Japon, Mentha japonica, une variante de Mentha arvensis, qui en contient plus de 50 %.

Botanique

Originaires d'Eurasie, on trouve une grande diversité de menthes à l'état sauvage. Comme elles sont interfertiles, elles se croisent facilement et ont ainsi donné naissance à de multiples hybrides. On a répertorié une vingtaine d'espèces véritables de menthe et plus de 1 000 variantes.

Parmi les menthes sauvages, on trouve ici la menthe du Canada, Mentha canadensis, qui s'est établi en colonies isolées dans le sud du Québec en milieux humides, principalement des fossés et des bords de rivière. Elle serait une variante de Mentha arvensis, la menthe des champs. Toutes deux portent des fleurs sessiles en verticilles à l'aisselle de feuilles rondes et petites. Les plants mesurent de 15 à 60 cm. Commune en Europe, la menthe aquatique, Mentha aquatica, est plus douce puisqu'elle ne contient pas de menthol. La menthe pouliot, Mentha pulegium, penny royal en anglais, diffère des autres menthes par ses propriétés médicinales distinctes.

En Occident, on cultive principalement la menthe à épis, Mentha spicata, aussi appelée menthe verte ou menthe douce ainsi que la menthe poivrée, Mentha x piperita. Les deux espèces atteignent toutes deux plus de 30 cm de hauteur, ne dépassant jamais un mètre. Comme tous les membres de la famille des lamiacées, les menthes développent des tiges carrées et des feuilles opposées, souvent légèrement dentées.

La menthe verte qu'on appelle spearmint en anglais s'étend très rapidement grâce à ses rhizomes souterrains et à ses stolons. Ses feuilles lancéolées, plus longues que celles de sa descendante poivrée, sont acuminées au sommet. Elle porte des épis terminaux étroits.

La menthe poivrée, peppermint en anglais, vient d'un croisement spontané observé dans un champ en Angleterre en 1696 entre la menthe aquatique et la menthe à épis. Elle se distingue de la menthe douce par sa tige rougeâtre, ses feuilles lancéolées pétiolées vert foncé parfois pourpres, ses épis terminaux larges et son mode de reproduction par stolons qui s'enracinent jusqu'à 2  mètres de distance de la tige principale. Sa forte teneur en menthol lui confère une saveur et une fragrance prononcées, ainsi que des propriétés médicinales notoires.

Jardinage

Menthe verte en fleur
Photo : Pierre Bertrand - Menthe verte en fleur

La menthe étant très envahissante, il est préférable de la cultiver à l'écart, un peu comme l'ortie. Pour éviter qu'elle ne prenne toute la place dans un jardin d'herbes, on peut la cultiver dans un pot d'une largeur et d'une profondeur de 30 cm qu'on enfouira dans le sol; il faudra arroser régulièrement et tailler les stolons qui tenteront de s'échapper du pot.

Contrairement à la plupart des autres herbes aromatiques vivaces, la menthe nécessite un sol frais et humide ainsi que des apports abondants de compost mûr. Elle requiert un arrosage généreux régulier.

Pour obtenir des sujets bien pourvus en constituants, on devrait cultiver la menthe en plein soleil en s'assurant de conserver un maximum de fraîcheur et d'humidité pour ses racines. Un paillis léger peut y contribuer.

On multiplie la menthe par division de plants en mai ou en septembre. On nettoie bien le terrain avant de l'établir, on l'amende généreusement avec du compost et on le garde exempt d'herbes indésirables en binant régulièrement. Il est préférable de recommencer une nouvelle plate-bande tous les 3 ans afin d'avoir des plants plus productifs, bien fertilisés et libérés des plantes adventices qui réussissent toujours à l'envahir. Si on opte pour la culture en pots, la menthe sera plus savoureuse et odorante si on l'installe en plein soleil. Sur un balcon, on devra arroser les contenants tous les jours, car elle aime avoir les pieds dans l'eau.

Rustique jusqu'en zone 3 si on prend soin de la couvrir d'un paillis, on observe de la menthe des champs, Mentha canadensis, jusqu'au 66e parallèle.

Usages

La récolte des feuilles se fait en plein été après 2  jours de temps sec avant que les fleurs ne soient épanouies. Il faudra mettre les tiges à sécher rapidement pour obtenir de la menthe séchée de bonne qualité. On peut aussi, rapidement après la récolte, effeuiller et hacher les tiges puis les mettre à macérer dans de l'huile durant 3  semaines pour en faire une huile à massage prodigieuse qui conférera un soulagement pour les muscles endoloris. Un concentré liquide dans l'alcool ou dans le vinaigre se prépare selon les mêmes principes.

Les Amérindiens écrasaient des feuilles fraiches de menthe pour les mettre dans leurs narines obstruées par le mucus. Pour cet usage, il serait utile d'hiverner un plant de menthe poivrée dans la maison, car une seule feuille de cette menthe triturée et insérée dans une narine dégage les sinus en quelques inhalations. En absence de menthe fraîche, on peut inspirer les vapeurs d'une infusion de menthe poivrée bien chaude qui dégagera les voies respiratoires et les sinus. Cette infusion par ses actions expectorante, mucolytique, analgésique, antiseptique et décongestionnante s'avère très utile dans les cas de sinusites, d'asthme, de bronchite, de rhume ou de catarrhe. Dans les cas de fièvre, son action diaphorétique augmente l'activité des glandes sudoripares, ce qui exsude les toxines et abaisse la température du corps. Elle aide également à diminuer les palpitations cardiaques en stimulant le coeur et en dispersant le sang à la surface de la peau. Elle agit aussi comme stimulant du système nerveux central.

La menthe est reconnue comme une excellente plante antispasmodique et digestive. Elle calme les spasmes et les crampes spécialement les spasmes du colon. Carminative, elle permet de réduire la production de gaz et soulage les ballonnements. Elle stimule le péristaltisme, augmente les sécrétions gastriques et stimule la production et l'évacuation de la bile au niveau du foie et de la vésicule biliaire.

Il est recommandé de prendre une infusion bien concentrée après le repas afin de ne pas trop diluer les sucs digestifs. Pour le syndrome de l'intestin irritable, on recommande d'en boire aussi avant le repas afin de détendre le système digestif. L'infusion ou la teinture diluée ou non, soulagera les nausées et les vomissements tout en combattant les troubles gastriques, le manque d'appétit et une digestion lente. Pour les personnes sujettes au mal des transports ou au mal des hauteurs, on conseille d'avoir sur soi un petit flacon d'huile essentielle de menthe poivrée pour en inhaler au besoin.

Les feuilles et sommités fleuries de la menthe à épis, Mentha spicata, sont utilisées de la même façon pour les problèmes d'indigestion et de nausées ainsi que pour calmer les palpitations et la nervosité. Danièle Laberge mentionne qu'elle est utile pour stimuler tous les appétits, incluant l'appétit sexuel, car elle la considère aphrodisiaque.

Menthe pouliot - Photo : Danièle Laberge

Les feuilles et les sommités fleuries de la menthe pouliot, Mentha pulegium, sont aussi digestives et antispasmodiques. Bienfaisantes pour la circulation, elles sont toniques, stimulantes et dépuratives. Elles favorisent la sudation et font baisser la fièvre. La menthe pouliot se distingue des autres menthes du fait qu'elle est une puissante emménagogue et ainsi, utile, pour déclencher des menstruations qui retardent.

Petits froids d'hiver

Pour les petits froids d'hiver, voici un mélange de plantes créé par Rosemary Gladstar, une herboriste américaine renommée. Le mélange est diaphorétique, c'est-à-dire qu'il aide à transpirer et ainsi à évacuer chaleur et toxines par les pores de la peau.

Une partie de fleurs de sureau (Sambucus nigra ou canadensis);
Une partie d'inflorescences d'achillée millefeuille (Achillea millefolium);
Une partie de menthe poivrée (Mentha piperita).

On mélange le tout et on conserve dans un pot ambré. À boire en infusion au premier froid!

En cuisine

J'aime bien ajouter quelques feuilles de menthe verte hachées dans le taboulé, le tzatziki et l'hommos. On peut en intégrer dans les rouleaux impériaux et l'employer pour préparer de rafraîchissantes limonades ou de délicieux smoothies. La menthe ajoutera de la saveur aux mélanges de tisane fade.

Contre-indications

Il est important de ne pas l'utiliser la menthe pouliot, Mentha pulegium, pendant la grossesse et l'allaitement, car elle pourrait déclencher les contractions et être fatale pour le bébé. À cause de son hépatotoxicité et de sa néphrotoxicité, il vaut mieux l'éviter chez les personnes ayant une faiblesse ou une maladie du foie ou des reins.

Menthe pouliot en fleurs - Photo : Danièle Laberge

L'herboriste Marie Provost met en garde contre l'emploi de l'huile essentielle de menthe poivrée. Il ne faut jamais faire respirer de préparations à base d'huile essentielle de menthe poivrée (ou de menthol) à un nouveau-né ou à de jeunes enfants, car cela risque de provoquer une contraction de la glotte, un spasme laryngé et même la mort par asphyxie. On proscrit aussi l'utilisation en interne de l'huile essentielle qui pourrait causer l'occlusion des canaux biliaires, l'inflammation de la vésicule biliaire, des dommages sérieux au foie et une incidence accrue de reflux gastrique. Il ne faut cependant pas confondre l'huile essentielle de menthe naturelle et le menthol synthétique obtenu à partir du thymol. Le menthol synthétique est toxique et dangereux tandis que le menthol naturel ne le deviendra que s'il est pris en excès.

La menthe poivrée prise en infusion est considérée sécuritaire et sans effets secondaires.

Par contre, certaines personnes peuvent développer des réactions allergiques. On ne la conseille pas en grandes doses pour des personnes souffrant d'ulcères d'estomac avancés. Elle peut aussi augmenter les aigreurs de l'estomac ou le reflux gastrique. Comme elle peut déclencher des contractions chez les femmes enceintes, on conseille une dose modérée de 250 à 500 ml (1 à 2 t) d'infusion par jour. On devrait éviter d'en donner aux bébés et ne pas en faire boire plus d'une semaine aux enfants, car elle pourrait irriter leurs muqueuses et leurs reins. Enfin, les personnes épileptiques devraient prendre une pause de quelques jours après une semaine de consommation parce qu'en trop grande quantité, l'infusion pourrait initier des crises.

Diane MackayDiane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste
Les Jardins du Grand-Portage

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Bibliographie

  • BERNARD, Christophe. www.altheaprovence.com/blog/menthe-poivree/
  • DE MEUNG, Odon. La Pharmacie des Moines (une traduction du latin de Des vertus des plantes par L. Baudet) éditions Paleo, septembre 2011.
  • FONTAINE, Johanne, LALONDE Catherine et O'REILLY, Moïra. Interactions, plantes médicinales et médicaments. L'Herbothèque inc. 2017
  • Frère Marie-Victorin, ROULEAU, Ernest. Flore laurentienne, 2e édition. Les Presses de l'Université de Montréal. 1964
  • GAGNON, Caroline et LANCTOT-BÉDARD Valérie (2003). Materia medica pour sorcières et sorciers avertis…, Flora medicina.
  • GRAY, Beverley, The Boreal Herbal : wild food and medicinal plant of the North. Aroma Borealis Press, 2011
  • LABERGE, Danièle. Le pouvoir de guérison de 50 herbes médicinales selon la tradition chère aux herboristes d'hier et d'aujourd'hui. Éditions de l'Armoire aux herbes, Ham Nord, Québec. 1987
  • McINTYRE, Anne. Flower Power. Henry Holt and Company, New York. 1996.
  • MICHAUD, Lili. Les fines herbes de la terre à la table. Éditions Multimondes. 2015
  • PROVOST, Marie. Notes de cours de l'École buissonnière. Cahier XV, Toniques respiratoires. Val-David 1998.
  • SCHAUENBERG, Paul et PARIS, Ferdinand. Guide des plantes médicinales — Analyse, description et utilisation de 400 plantes. Delachaux et Niestlé. 1977.

Thématiques : Herboristerie


Suggestions de lectures
      


Sur la toile
      

L'intestin a une ligne directe pour transmettre ces états d'âme au cerveau

L'intestin est la cible de l'heure pour comprendre et traiter plusieurs problèmes de santé allant de l'obésité à la dépression. Une nouvelle étude lève le voile sur l'un des mécanismes par lesquels l'intestin et le cerveau se parlent, ce qui pourrait modifier plusieurs approches thérapeutiques.

Renaud Manuguerra-Gagné - Radio-Canada

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Warldof 100

Le film « Apprenez à changer le monde » montre des gens qui, de par le monde, s’attellent aux grands défis pédagogiques de notre temps sur la base de la pédagogie Steiner-Waldorf. C’est le premier d’une série de reportages qui viendront en illustrer diverses approches concrètes.

www.waldorf-100.org/en/

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Les produits d'hygiène vaginale sont liés aux infections, selon une étude

Les médecins conseillent depuis longtemps aux femmes d'éviter les douches vaginales en raison du risque d'infection et d'autres effets secondaires, mais une nouvelle étude laisse entendre que d'autres produits d'hygiène féminine pourraient être tout aussi nocifs.

Sheryl Ubelacker - Presse Canadienne, Toronto

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Passé, présent, futur

Omar Aktouf est professeur titulaire à HEC Montreal, membre du conseil scientifique d’ATTAC Québec et chroniqueur chez POUR.
Il a très gentiment autorisé la diffusion des trois vidéos ci-dessous, dans lesquelles il analyse l’évolution de nos sociétés avec son regard de professeur de management, son expérience passée de berger ainsi que son désir de coopération entre toutes et tous.

Omar Aktouf - Pour écrire la liberté

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L'histoire du végétarisme

Le végétarisme connaît un certain engouement en ce moment, mais son histoire se déploie à travers les siècles et les continents. Leonard de Vinci était-il réellement végétarien? Comment le développement des villes a-t-il favorisé le végétarisme ?
L'historienne Evelyne Ferron retrace l'histoire de ce courant, de ses débuts en Inde (à travers l'hindouisme, le boudhisme et le jaïnisme) à l'Antiquité grecque à partir de l'Angleterre de la révolution industrielle et l'Amérique des années 60 et 70.

Evelyne Ferron - Dessine-moi un dimanche - Radio-Canada

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Ecologie et nouveau pacte avec le vivant : Aurelien Barrau

Aurélien Barrau, né le 19 mai 1973 à Neuilly-sur-Seine, est un astrophysicien spécialisé dans la physique des astroparticules, des trous noirs et en cosmologie. Il travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble (LPSC) sur le polygone scientifique. Il est également professeur à l'université Grenoble-Alpes.- Wikipedia

Climax festival 2018

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Yoga d'est en ouest

On le voit autour de nous, la popularité du yoga est indéniable ! Mais le yoga tel qu'on le pratique aujourd'hui, est parfois bien loin de la philosophie ancienne et très rigoureuse de l'hindouisme, qui vise le dépouillement, l'introspection et l'union avec le divin. Certains parlent même d'un paradoxe et d'un détournement des sens. Dans une société où le bruit ambiant et le culte de l'image et du selfie sont omnipréents, le yoga a trouvé une place de choix ... avec quelques compromis sur la tradition.

Classe de yoga dans la rue

Second Regard - Radio-Canada

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Human Neurodiversity Should Be Celebrated, Not Treated as a Disorder

One in 59 children are identified with autism spectrum disorders and millions of children have been diagnosed with ADHD in the U.S. — yet psychologist Devon MacEachron, PhD believes that there is too little attention given to enabling people with neurologically different minds. Neurodiversity is the concept that neurological differences among people should be recognized and respected.

Dr. Devon MacEachron

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Saintes : un ingénieur fabrique les premières bouteilles 100% végétales

Nicolas Moufflet, un ingénieur saintais de 41 ans est la première personne dans le monde à lancer le concept des bouteilles fabriquées à partir de canne à sucre ou encore de noyaux d'olives. Grâce à un procédé gardé secret, ces bouteilles sont biodégradables et compostables.

Antoine Miailhes - France Bleu La Rochelle et France Bleu

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Science and Spiritual Practices - Rupert Sheldrake

Dr. Rupert Sheldrake, the biologist and author of more than 85 scientific papers, and ten books, who has been ranked as one of the top 100 Global Thought Leaders, as ranked by the Duttweiler Institute, Zurich, Switzerland's leading think tank. He studied natural sciences at Cambridge University, where he was a Scholar of Clare College, took a double first class honours degree and was awarded the University Botany Prize (1963). He then studied philosophy and history of science at Harvard University, where he was a Frank Knox Fellow (1963-64), before returning to Cambridge, where he took a Ph.D. in biochemistry (1967). He was a Fellow of Clare College, Cambridge (1967-73), where he was Director of Studies in biochemistry and cell biology.

London Real

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A l'occasion de la journée mondiale de la non-violence

A l'occasion de la journée mondiale de la non-violence cette semaine, gros plan sur la communication non-violente avec Véronique Gaspard et Catherine Schmider, toutes les deux formatrices certifiées en CNV. Elles expliquent comment comment passer d'un mode de confrontation interpersonnel à un mode de résolution des problèmes.

Véronique Gaspard et Catherine Schmider

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Un pèlerinage zen sur les chemins de l’Abbaye

Le Circuit de l’Abbaye, un tout nouveau pèlerinage de 152 km dans les Cantons-de-l’Est, est l’occasion de redécouvrir, au rythme de la marche, la beauté saisissante de nos campagnes.

Nathalie Schneider - Le Devoir

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Volume 14, numéro 8 — Mercredi, 10 octobre 2018
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