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Volume 13, numéro 1 — Mercredi, 11 janvier 2017



Tout est relié
    

Tout est relié

Bonjour tout le monde,

Voici le tout premier webzine de l'année 2017 ! Bienvenue aux nouveaux lecteurs et lectrices qui se joignent à nous. Vous êtes nombreux dans le dernier mois à vous joindre au lectorat de Covivia. 

Dans ce numéro, Yves Gagnon signe un grand texte sur la portée des pesticides sur notre santé. Leurs effets néfastes et leurs influences à long terme sur l'environnement ainsi que notre corps qui est un élément de la biosphère sont banalisés par l'industrie et les gouvernements. Pressons les instances régulatrices de notre pays de légiférer en faveur de la santé. Cependant nous pouvons d'ores et déjà avoir une portée sur l'agriculture. Il est important que chacun d'entre nous soutienne l'agriculture biologique en la cultivant ou en achetant ses produits. Nous pouvons faire une différence. Acheter c'est voter comme l'a si bien écrit Laure Waridel. Dans la chronique Franchement Santé, Jean-Yves Dionne résume les neuf règles de santé que Kelly A. Turner a synthétisée dans son excellent ouvrage: Radical Remission. Ce dernier a aussi été publié en français sous le titre: Rémission radicale

Une des caractéristiques communes aux auteurs qui participent à Covivia est que ceux-ci mettent de l'avant la relation qui existe entre toutes choses sur la Terre. L'agriculture biologique contribue au maintien de notre santé physique. Notre esprit anxieux influence le taux d'acidité présent dans notre estomac. Les herbicides étendus sur les pelouses se retrouvent après quelque temps et quelques pluies dans l'eau que le bambin boit. Le vêtement confectionné à Montréal que j'achète fournit un travail décent à un Montréalais. Après, cet argent gagné contribuera à la prospérité de l'épicerie locale. Les laitues transportées ici par camion depuis la Californie occasionnent une augmentation de la pollution en Amérique. Tout est relié. Rien ne survit en vase clos sur notre planète. C'est aussi l'enseignement de l'Arcane de la Maison-Dieu que je vous présente. Nous sommes naturels même si parfois notre esprit s'égare en se croyant au-dessus des lois terrestres. J'aime le langage symbolique du Tarot. Il pénètre profondément en moi et il parle à mon âme. 

Covivia rend hommage à feu Guy Corneau, l'éclaireur de relations. Il a permis aux Québécois et ensuite aux francophones du monde entier de se réconcilier avec leur intériorité. En favorisant l'amour pour soi, il a montré le chemin que l'amour prend pour se multiplier. Reflété sur le miroir de notre soi, il réverbère partout autour.

Quant à Jacqueline Martin, elle embellit le sommaire de cette édition avec une magnifique photo d'un immeuble du vieux Nice tout aussi splendide. La beauté est essentielle pour la santé du coeur et de l'esprit. 

Je vous souhaite une joyeuse quinzaine,

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

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La Maison-Dieu, seizième Arcane du Tarot
    

Renée Demers

La Maison-Dieu, seizième arcane du Tarot

Deux jeunes personnes atterrissent au pied d’une tour foudroyée sur une terre argileuse. Sans doute celle qui servit à fabriquer les briques du bâtiment. D’ailleurs, tout près de leurs mains, deux roches jaunes jonchent le sol orangé. Elles pourraient être des restants de l’époque de la construction. Mais aussi des pépites d’or pour financer la phase qui s’amorce dans cette fin annoncée.

L’un sort d’une porte basse et le deuxième culbute, ses pieds pointant vers le créneau transformé en couronne. Leur forteresse est décapitée. Ils sont habillés de vêtements aux couleurs chatoyantes. Leurs mains touchent le sol et plus précisément leurs doigts effleurent les feuilles vertes, présages de fertilité. Leurs visages sont sereins malgré leur expulsion. La scène sur cette carte est énigmatique. Une tour étêtée nous est exposée dans un cadre joyeux. La foudre destructrice est représentée par un ensemble de formes hétéroclites dans lesquelles on peut distinguer parmi de multiples couleurs un amas de chair fœtale. Dans la catastrophe, la renaissance est annoncée.

Cette construction humaine, la première que l’on voit sur les lames du Tarot, est ornée de plusieurs ouvertures : les fenêtres qui rappellent les deux yeux et le troisième œil, la porte entrouverte et le toit enlevé. Des cercles colorés comme des balles ou des bulles de champagne flottent dans l’horizon blanc tout autour suggérant une célébration. Le sol passe du vert en arrière-plan au bleu spirituel derrière le bâtiment pour apparaître richement doré à l’avant. Des plantes vertes à l’avant-scène indiquent l’été par opposition à celles à l’arrière qui sont sèches et jaunies comme au moment de la récolte. Une maturation a lieu. Elle est inhérente au cycle naturel de la vie.

L’homme élève des tours. Il a tendance à concevoir dans son esprit et à établir sur la Terre des systèmes, des dogmes, des religions, une personnalité. Il s’y enferme croyant ainsi assurer sa sécurité voire sa suprématie. L’isolement et l’égoïsme mènent tôt ou tard à l’effondrement. Tout ce qui se spécialise à outrance restreint ses capacités de revitalisation et meurt éventuellement par inadaptation à l'environnement terrestre en perpétuelle mutation. L’être cristallisé dans ses certitudes se rend inapte à s’ajuster et à murir. Cette lame nous enseigne qu’en s’isolant, l’humain se prive de la faculté de marcher au rythme de l’évolution spirituelle. Pris dans l’illusion qu’il ne peut compter que sur lui-même et ses propres connaissances, fermé, il ne bénéficie pas de la soutenance des forces invisibles. Il ne se donne pas accès à la grâce divine et à ses enseignements. Celle-ci se révèle dans des espaces humbles et dénudés telle la nature ainsi que dans des états d’ouverture comme le démontre cet Arcane.

La maison dieuPour nous rappeler à notre dimension spirituelle, la vie se charge tôt ou tard de défaire nos constructions séparatrices. La Maison-Dieu nous enseigne que c’est au cœur d’espaces ouverts et simples que la grâce nous atteint. La connaissance qui nous est alors transmise par osmose est d’or telles les roches au pied des trois marches blanches, couleur de pureté.

Cette lame nous invite à sortir de la tour de l’enfermement de notre égo, de nos convictions, de notre nationalisme, de notre statut social, etc. Le salut de l’humain est indissociable d’une collaboration avec la nature et tous les êtres terrestres. Cette carte nous rappelle qu’un nouveau paradigme est exigé pour survivre. Celui du partage. Le corps humain à l’exemple de la nature est un exemple d’équilibre, d’harmonie et de coopération alors que notre esprit a tendance à s'enliser dans dans des désirs épars et dans la compétition avec ses semblables. Alors il erre.

La sortie de la tour est soudaine. Celle-ci est frappée par la foudre, une circonstance incontrôlable. Nous observons ici une scène de l’existence où une occurrence se produit : naissance, accident, opération, gain d’argent important, déménagement inattendu, etc. Nous pouvons accueillir ce phénomène comme une recherche de sens. Ni s’effondrer en identifiant la circonstance comme malheureuse ni se couper des autres par peur de la jalousie devant notre chance. C’est une occasion d’évolution ou de répétition. 

Par exemple après un divorce, on s’empresse de trouver un nouveau compagnon et on recommence la même histoire en enfermant l’autre à nouveau dans notre fantasme amoureux. Cela se soldera éventuellement par une autre séparation. On peut plutôt saisir cette occasion pour se remettre en question, méditer, réfléchir et comprendre avant d'entreprendre une nouvelle relation. Pour une autre personne, le diagnostic de cancer reçu peut s’avérer un tremplin pour une nouvelle vie. La tumeur s’est développée elle aussi en vase clos, se spécialisant en un amas de cellules parasitaires, se détachant du reste du corps qui l’héberge. Telle la tour sur cette lame. La malade peut à son tour perpétuer la séparation à l’image du mal qui l’assaille ou se tourner vers le divin, sa communauté et la nature pour une guérison. Celle-ci sera d'abord spirituelle. Ensuite si le temps de la maturation nécessaire à la descente sur le plan physique est disponible, elle se matérialisera. Cependant, l’apprentissage de la collaboration et de l’abandon à plus grand que soi sera acquis pour son âme et aura aussi influencé celle de ses proches.

Les crises existentielles sont des questions et les réponses que l’humain trouve sont des modifications de conscience résultant de ces épreuves.

La Maison-Dieu est aussi l’Arcane du rapport entre la volonté et le sort, entre ce qu’on veut et ce qui arrive. Ne plus juger et étiqueter les événements en termes de bien et de mal, mais accueillir. Épouser les circonstances qu'elles soient favorables ou défaborables avec enthousiasme. Elle nous rappelle une des phrases du Notre-Père, prière qui fut donnée aux Apôtres par Jésus : « Que ta volonté soit faite ». Aimer ce qui est, dirait-on en ces temps modernes.

La Maison-Dieu nous invite à l’adaptation, à la souplesse et non à la rigidité et au dogmatisme. Les constructions humaines quand elles sont uniquement conçues à partir des facultés mentales sont stériles. La nature est fertile. En cette époque moderne, ne bâtissons plus des systèmes clos. Créons des initiatives qui croissent en mariant esprit et nature : communauté de partage, villes-jardins, permaculture, hôpitaux allopathiques et holistiques, écoles artistique, scientifique, sportive et initiatique, etc. Matérialisons ces entreprises en reproduisant les phases de la nature soit la création, la préservation et la destruction sans préférence pour l’une ou l’autre car toutes trois entretiennent la prospérité. Chacune d’elle est essentielle au flux éternel.

Cette lame évoque aussi la tour de Babel, construite par les hommes pour atteindre Dieu. La Bible rapporte que Dieu anéantit la tour, dispersa les bâtisseurs et leur donna de multiples langues. Il mit alors fin au projet des hommes de s’allier pour le remplacer. Parabole de la chute qui rappelle celle de la Genèse, elle nous invite à l’humilité. Le paradis est sur la Terre, au cœur de la nature ainsi que de la connaissance et du respect de ses lois. La mission primordiale et éternelle de l’humanité est de cultiver et de garder le jardin terrestre et non de s’élever au-dessus.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

Bibliographie:

Dictionnaire des symboles, Jean Chevalier, Éditions Robert Laffont, 1982
Méditations sur les 22 arcanes du Tarot, Anonyme, Éditions Aubier, 1980
La voie du tarot, Alexandro Jodorowsky, Éditions Albin Michel, 2004
La maîtrise du Tarot de Marseille, Claude Darche, Éditions du Rocher, 1998
Le tarot des imagiers du Moyen Âge, Oswald Wirth, Éditions Tchou, 1984
The Tarot Handbook, Angeles Arrien, Putnam Publishers, 1997

Thématiques : Spiritualité, Tarot


Ressources
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Alchimiste
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Tarot spirituel

reneedemers@covivia.com



Guy Corneau
    

Guy Corneau 1951- 2017

Guy Corneau est une des figures marquantes des dernières décennies au Québec. Il est décédé en ce début d'année. Grand communicateur, il nous a guidé sur les chemins de l'intériorisation. En révélant sa sensibilité avec noblesse et clarté, il nous a ouverts à la nôtre. La masculinité se manifeste avec plus d'aisance, de force et de douceur depuis qu'il y a consacré son intelligence et son coeur. La relation amoureuse à soi et à l'autre a aussi bénéficié de sa recherche et de son engagement. 

Merci Guy Corneau!

Guy Corneau

Source : Radio-Canada

Vous pouvez aussi lire l'hommage que Caroline Montpetit lui rend dans le journal Le Devoir. Elle y interview à son sujet son ami et et collègue, Marie-Lise Labonté :

GUY CORNEAU, 1951-2017- Celui qui voulait donner une voix aux hommes de son temps

Voici la liste de ses ouvrages publiés aux Éditions de l'Homme:

Père manquant, fils manquéL'amout en guerreVictime des autres

La guérison du coeurLe meilleur de soiRevivre!

Thématiques : Mort, Psychologie, Société, Spiritualité



Que 2017 soit biologique...
    

Champs libres

Que 2017 soit biologique...

Alors que Donald Trump s'apprête à investir la Maison-Blanche, les menaces qui pèsent sur l'humanité et la planète n'auront jamais été aussi terrifiantes. Avec la nomination par le futur président de Scott Pruitt, un climatosceptique, à la direction de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), on peut s'attendre à un assouplissement de toutes les normes environnementales aux États-Unis, y compris celles qui touchent à l'industrie agrochimique, ses pesticides et ses OGM. Plus que jamais, notre santé ainsi que celle de l'environnement seront fragilisées. Elles devront reposer sur des choix individuels, judicieux et responsables qui, s'ils sont adoptés par un grand nombre, pourront faire contrepoids à la dérive droitiste.

Nous ne sommes pas en reste au Canada avec deux gouvernements libéraux soumis aux diktats des industries agrochimiques et pharmaceutiques qui tentent par tous les moyens de maintenir leur contrôle sur la production alimentaire et la santé. Ainsi, l'homologation des pesticides et des OGM et le contrôle de la présence de pesticides et des OGM dans nos assiettes n'auront jamais été aussi laxistes. Insidieusement, la télévision d'état prête ses antennes à des valets de l'industrie qui tentent d'empêcher l'essor d'une santé naturelle. Ainsi, Olivier Bernard, allias le Pharmachien, sévit dorénavant sur les ondes. Dans le cadre de son émission, Les aventures du pharmachien diffusée sur ICI Explora, il attaque sans vergogne toutes les approches de santé globale et intégrative. Ainsi, dans l'émission diffusée le 9 décembre dernier, il s'en prend à l'alimentation biologique, ce qui a suscité de multiples réactions de la part de tous les spécialistes et praticiens de la discipline.

Dans la dernière édition de Covivia, je signais, en réaction à ses propos démagogiques proférés à l'émission Tout le monde en parle du 27 novembre, un texte intitulé Manger bio — Pour la différence. Le texte fut partagé par un nombre considérable de gens qui m'ont encouragé à poursuivre la dénonciation de cette désinformation. Je poursuis sur cette lancée, cette fois en traitant des pesticides que monsieur Bernard juge inoffensifs pour la santé. Ma position est toute autre.


Photo : CanStockPhoto

Les pesticides tuent

Il faut tout d'abord être conscients que les pesticides — fongicides, herbicides, insecticides — sont des poisons conçus pour tuer les organismes vivants — champignons, végétaux, insectes — qui interfèrent avec les cultures. À priori, il est naturel de croire que des substances qui ont comme fonction première de supprimer des insectes, des végétaux ou des champignons peuvent être potentiellement dangereuses pour la santé des humains qui en consomment, même à des doses infimes. Il m'arrive parfois de faire des présentations à des enfants et je leur demande s’ils trouvent que c'est une bonne idée de vaporiser des poisons sur la nourriture. Jamais on ne m'a répondu par l'affirmative. Ça m'étonnera toujours qu'on puisse penser le contraire, encore plus qu'on puisse diffuser ces faussetés sur les ondes d'une télévision publique. L'état n'a-t-il pas comme fonction première de protéger ses citoyens?

Les problèmes avec les pesticides sont multiples : à la base, leur homologation manque de rigueur, l'évaluation de leur innocuité ainsi que les seuils acceptables déterminés sont aléatoires et enfin, les analyses effectuées pour vérifier la présence des pesticides dans les aliments présentent des lacunes.

Une homologation douteuse

Depuis plus de trente années maintenant que je m'intéresse à l'homologation des pesticides et que j'observe un tendancieux copinage entre les gouvernements, ses agences et l'industrie. Déjà dans les années 70, la Industrial Biotest responsable des analyses en vue de l'homologation de pesticides pour 36 fabricants a été reconnue coupable de falsifications de données relatives aux ingrédients actifs contenus dans plusieurs centaines de produits encore en usage aujourd'hui. Il est apparu que les deux tiers des études réalisées par cette compagnie n'étaient pas valables.

Plus récemment, « la commissaire à l’environnement du Canada a porté des blâmes sévères à l’endroit de Santé Canada pour l’homologation conditionnelle de 80 produits qui n’avaient pas fait l’objet d’une évaluation rigoureuse. Neuf d’entre eux étaient en marché depuis plus de dix ans! L’un d’eux, l'imidaclopride, sera prochainement banni au Canada non pas en réparation d’une homologation bâclée, mais bien parce que les études qui auraient dû être prises en considération il y a une décennie démontrent qu’il est très nocif pour la chaîne alimentaire et qu’il est maintenant omniprésent dans notre environnement.1 »

Ce sont les compagnies qui sont responsables de fournir au gouvernement les données nécessaires en vue de l'homologation d'un nouveau pesticide. Or, Santé Canada n'exige aucune contrevérification indépendante des études conduites par les sociétés agrochimiques pour faire approuver les pesticides et les OGM. Comment faire confiance à un tel système?


Photo : CanStockPhoto

Des seuils de tolérance inappropriés

De nombreux spécialistes s'entendent pour dire qu'il est extrêmement difficile d'établir des seuils sécuritaires pour les résidus de pesticides. Claude Aubert, agronome français, avertissait déjà en 1977 dans son livre L'agriculture biologique — Pourquoi et comment la pratiquer, qu'« il s'agit d'effets à très long terme, pour lesquels les liens de cause à effet sont extrêmement difficiles à établir. »

Onil Samuel, toxicologue à l’Institut national de santé publique du Québec, affirme que « Ce n'est pas parce qu'un gouvernement a légiféré sur un seuil acceptable pour un pesticide qu'il fait consensus dans la communauté scientifique et qu'il prévient toute forme de risque. »

Les seuils de tolérance sont établis en fonction d'un individu de poids moyen pratiquant un régime standard. Qu'en est-il des enfants et des végétariens? Selon le Center for Ecogenetics and Environmental Health de l’Université de Washington, les fœtus, les bébés, les jeunes enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent sont plus à risque de connaître des problèmes de santé à la suite de l’exposition aux pesticides.

Les normes par exemple sont établies pour un fruit, mais qu'en est-il pour la consommation de plusieurs fruits ou encore de jus de fruits? Qu'en est-il de l'effet de synergie de plusieurs pesticides puisque sur un même fruit, on peut déceler des résidus de plusieurs pesticides? Qu'en est-il des effets à long terme pour lesquels aucune étude n'est réalisée? Sébastien Sauvé, professeur au département de chimie de l'Université de Montréal, déplore que les effets cumulatifs des pesticides ne soient pas considérés dans les normes. Onil Samuel précise que « la toxicologie moderne n'est pas équipée pour calculer les risques des interactions entre les pesticides. » Et Sébastien Sauvé d'ajouter « La science ne peut pas départager ça en ce moment. Il y a des cas où deux pesticides sous les normes sont en synergie et l’impact est plus grand. Je dis toujours à mes étudiants qu’en termes de toxicité, 1+1 = 4. » 

Une surveillance inadéquate

Même si on tente de nous faire croire que les agences gouvernementales surveillent et analysent régulièrement les aliments commercialisés, rien n'est plus faux. Très peu d'analyses sont effectuées et ces analyses, lorsqu'elles sont conduites, ne peuvent repérer la totalité des pesticides utilisés en agriculture. Même si on affirme au gouvernement que les taux de conformité sont au-delà de 95 %, les résultats diffusés par l'organisme américain Pesticide Action Network sur leur site www.whatsonmyfood.org diffèrent considérablement. Par exemple, on apprend que 67 % des brocolis analysés sont contaminés par l'imidaclopride, que 55 % des fraises le sont par le tetrahydrophtalimide et enfin que 82 % des pommes contiennent de la diphénylamine, 81 % du thiabendazole et 75 % du pyriméthanil. Au Québec tout récemment, sur 22 échantillons de raisins importés testés dans le cadre du Plan de surveillance des contaminants chimiques du Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), 19 dépassaient la limite permise pour le methoxyfenozide. Par ailleurs, je n'ai jamais entendu dire que des aliments avaient été retirés de la circulation parce qu'ils ne répondaient pas aux normes! Pas trop rassurant tout ça!

Les choux-fleurs tout comme les autres brassicacées sont la proie de nombreux ravageurs dont la mouche du chou, le ver gris, la fausse-arpenteuse du chou, la piéride du chou et plus récemment la cécidomyie du chou-fleur; en agriculture conventionnelle, on les contrôle avec les molécules les plus toxiques produites par l'industrie.

Les risques pour la santé

Même si une bonne partie des pesticides que nous ingérons sont excrétés par l'organisme, une partie s'y accumule, principalement dans les tissus adipeux et c'est là que le bât blesse.

L’Agence de protection de l'environnement américain (EPA) reconnait que 112 types de pesticides enregistrés aux États-Unis sont identifiés comme étant cancérigènes ou susceptibles de l’être. Des liens sont établis entre la présence de pesticides dans l’environnement et l’augmentation des risques de cancers du cerveau, du sein, de l’estomac, de la prostate et des testicules ainsi que de leucémie infantile. Plusieurs pesticides chimiques sont d’importants perturbateurs endocriniens : jouant sur nos hormones, même à très petite dose, ils peuvent provoquer des effets en cascade pas seulement sur notre système immunitaire et sur notre système reproducteur, mais aussi sur notre humeur et nos facultés intellectuelles. L’EPA estime que les pesticides appliqués sur les aliments causent jusqu’à 60 000 cas de cancer par année uniquement aux États-Unis.

De son côté, l'auteur de Pesticides, Le piège se referme, le Français François Veillerette relie les pesticides à différentes formes de cancer dont celui de l'estomac, du cerveau, de la prostate, de la vessie, au lymphome non hodgkinien, à la maladie de Parkinson, à la perturbation du système endocrinien, à la baisse de fertilité masculine et au dysfonctionnement du système immunitaire caractérisé par une hausse alarmante des cas d'allergie et d'asthme chez les enfants.

Selon l’Académie américaine des sciences, la principale source d’exposition aux pesticides est l’alimentation. Elle peut donc être en grande partie évitée en optant pour une alimentation biologique, comme le démontre une étude publiée en 2006 dans Environmental Health Perspectives. Dans le cadre de cette recherche, des scientifiques ont mesuré les résidus de pesticides organophosphorés présents dans l’urine d’enfants américains âgés de trois à onze ans. Lorsque les enfants étaient nourris avec des aliments conventionnels, des résidus de pesticides étaient détectables dans 91 % des échantillons d’urine. Cinq jours après que ces enfants soient passés à une alimentation principalement biologique, les résidus de pesticides dans leur urine s’avéraient non détectables ou quasi non détectables.

Par ailleurs, des analyses réalisées en France pour le compte de la revue Les Quatre Saisons du jardinage indiquaient qu'une mère qui consomme 80 % d'aliments biologiques ou plus dans son alimentation aura trois fois moins de résidus de pesticides organochlorés dans son lait qu'une mère qui en consommerait moins de 40 %.

Qu'en est-il avec le bio?

En agriculture biologique, le contrôle des organismes nuisibles est tout autre. Dans un premier temps, ce sont toujours les mesures préventives qui sont privilégiées. Lorsque celles-ci ne donnent pas les résultats escomptés, les modes de contrôle les plus doux et les moins néfastes pour l'environnement et les aliments produits sont employés en premier lieu. Ainsi pour contrôler les mauvaises herbes, on favorise l'équilibre minéral du sol, on pratique la rotation des cultures, on intervient par binage et sarclage, manuel ou mécanique et par l'application de paillis. Pour enrayer les maladies fongiques, on favorise la circulation d'air, on traite avec des purins ou des décoctions de prêle, on vaporise des solutions de bicarbonate de soude, de lait ou de soufre. Enfin, pour neutraliser les ravageurs, en plus des techniques de rotation et de compagnonnage, on applique des répulsifs à base de plantes et on traite avec des biopesticides non rémanents comme le savon insecticide, le Bacillus thuringiensis, un insecticide bactérien, ou du pyrèthre, un insecticide végétal.

Olivier Bernard, dans sa vindicte pour dénigrer l'agriculture biologique a fait état, dans son émission du 9 décembre, des liens établis entre la maladie de Parkinson et la roténone, un insecticide végétal employé en culture biologique jusqu'à la diffusion des résultats de l'étude américaine faisant état du lien entre l'insecticide et la maladie. Or, bien que la roténone multiplie par 2,5 les risques pour son utilisateur de contracter la maladie, elle n'est pas dommageable pour le consommateur, car l'insecticide révèle une rémanence très faible. C’est d'ailleurs cette caractéristique qui l’a placée dans les produits utilisables en bio, jusqu'à ce que l'étude américaine établisse son lien avec le Parkinson. Conséquemment, la roténone fut totalement interdite en Europe à partir de 2012 et son usage est devenu restreint au Québec ce que m'a confirmé Pierre Sallafranque, consultant en certification biologique.

J'aimerais conclure en déclarant que nous sommes libres de choisir notre parcours : un chemin qui mène à la vie ou un autre qui mène à la mort. Mon choix est fait depuis longtemps. Et si Hippocrate affirmait que nos aliments doivent être nos médicaments, on peut aussi prétendre qu'ils peuvent creuser notre tombe.

Je vous souhaite une année 2017 biologique, remplie de santé et de vitalité. À plus!

Yves Gagnon
Les Jardins du Grand-Portage

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1— Hénault-Éthier, Louise, La Presse +, 20 décembre, 2016.

Thématiques : Agriculture, Alimentation



Mes vœux santé pour 2017
    

JeanYvesDionne

Mes vœux santé pour 2017

Bien sûr, mon vœu le plus cher pour vous tous est la santé. Mais qu’est-ce que la santé? Et surtout, que peut-on faire pour l’améliorer au jour le jour?

Pour mes vœux, cette année, j’ai été inspiré par les travaux de Kelly A. Turner. Il s’agit d’une chercheure qui a fait un travail immense pour comprendre les survivants du cancer. Elle a énoncé 9 règles basées sur les qualités de ces survivants. J’ai eu envie de les partager avec vous en les adaptant à notre réalité de tous les jours. Elles sont d’excellents outils de prévention et d’évolution personnelle.

Portez une grande attention à votre alimentation

  • D’où vient-elle?
  • Dans quel état êtes-vous durant la préparation et le repas lui-même?
  • Vous sentez-vous bien après le repas (lien avec tel ou tel aliment)?
  • Aimez ce que vous mangez et partagez-le avec cœur.

Prenez votre santé en main

  • Je ne crois pas à la santé parfaite. Je ne crois pas non plus que la santé soit le résultat d’une loterie. Oui, certaines maladies nous tombent dessus sans crier gare, malgré de bonnes habitudes de vie. Par contre, la plupart des maladies sont le résultat de facteurs connus qu’on peut souvent améliorer soi-même. Dans bien des cas, l’exercice, l’alimentation et le tabac sont les premiers facteurs à considérer.
  • La santé est une démarche. Chacun de nous a ses propres défis qui, comme la montagne, se conquièrent un pas à la fois.
  • Intéressez-vous à chaque pas de votre vie. Personne d’autre que vous n’est maitre de votre santé.

Suivez votre intuition

  • Trop souvent, on se dit «j’aurais donc dû». Écoutez votre cœur, suivez la direction qu’il vous montre. Donnez-vous le temps, la capacité de l’écouter.

Prenez des suppléments et des plantes médicinales

  • Les suppléments sont l’extension de l’alimentation. Ils sont là pour améliorer ce que vous faites déjà, pour combler les carences associées à notre style de vie.
  • Les plantes médicinales n’ont pas besoin d’être consommées en capsules. Elles peuvent s’intégrer à votre alimentation. Apprenez à les connaitre, à les inclure dans votre vie.
  • Explorez vous-même ce monde et fiez-vous à votre ressenti.

Libérez-vous des émotions négatives

  • C’est probablement le plus difficile à faire. Nous sommes bombardés de nouvelles négatives. Nous sommes envahis par le futile qui fait obstacle à l’introspection. Sachez déconnecter. Prenez le temps de découvrir vos mauvaises connexions. Faites la paix. Prenez conseil au besoin.

Cultivez les émotions positives

  • Apprenez le silence. Découvrez votre beauté intérieure.
  • Redécouvrez la gratitude pour quelqu’un, pour la nature, pour le moment présent, pour l’air que vous respirez.
  • Aimez chaque moment de votre vie.
  • N’oubliez pas que l’amour et les sourires se multiplient. Plus on en donne, plus on en a!

Entretenez votre réseau social

  • Cultivez vos amitiés. Prenez le temps d’un appel téléphonique, d’une rencontre. Partagez vos plaisirs et surmontez vos difficultés à deux… ou à plusieurs.

Approfondissez votre spiritualité

  • Peu importe de quelle façon. La connexion avec les réalités spirituelles rend plus vivant. Que vous soyez religieux ou non, que vous soyez pragmatique ou que vous vous définissiez comme spirituel, l’intangible mérite qu’on lui fasse une place. L’humain est beaucoup plus qu’un corps physique.

Ayez une bonne raison de vivre

  • Pourquoi vit-on? Pourquoi veut-on être en santé?
  • Réussir sa vie prend une signification diverse selon les individus. Mais quand on rencontre une personne âgée souriante et heureuse, sa raison de vivre, la source de ce sourire, est rarement l’accumulation de biens matériels. L’humain est essentiellement un être social.
  • Je vous souhaite de vous lever le matin avec le sourire et le gout d’accomplir quelque chose. Peu importe ce quelque chose. Le bonheur est souvent dans les toutes petites choses.

Voilà une bonne recette de santé, sur tous les plans. Quelle est la vôtre?

Que l’année 2017 soit pour vous celle de la réalisation, de la santé et du bonheur pour vous et les vôtres et, pourquoi pas, pour tout le monde!

Référence:

Radical remission
- Le livre Rémission radicale traduit en français

Thématiques : Santé



Suggestions de lectures
    



Sur la toile
    

Women in Labor Need Confidence, Not Pity

Most see the only relief available as chemical, but often what women need is support. As Rhea says, the intensity of labor is not a signal that anything has gone wrong, rather the body performing optimally. But when a women looks into the faces of the people supporting her and sees only distress and pity, she is much more likely to feel in distress and pitiable.

Mother

[ Source ]


Introduction à l'Ennéagramme

L'Ennéagramme est un système d'étude de la personnalité qui propose de mieux se connaître et de mieux comprendre l'autre. L’Ennéagramme part d’une théorie de la personnalité qui propose que le potentiel de chacun, à la naissance, est immense. Le cercle représente l’infini nombre de possibilités de comportements possibles entre la personne et le monde extérieur. 

[ Source ]


L'asclépiade, la plante miracle à tout faire

C’est une plante incroyable qui pousse comme du chiendent au Canada. L’asclépiade produit une fibre d’une douceur incomparable qui tient chaud sur les glaciers de l’Everest et peut dépolluer les océans… Un ingénieur québécois a redécouvert ce qui était au XVIIe siècle, à la cour de France, l’étoffe des rois. Et va ouvrir une nouvelle « route de la soie » qui sillonnera l’Amérique du Nord du Québec jusqu’au Mexique. Paris Match

[ Source ]


The Science Behind Yoga

Featuring Bruce Lipton Ph.D, Sat Bir Khalsa Ph.D, Dr. Mithu Storoni, and many other experts on the scientific research behind the benefits of Yoga.

Science behind yoga

[ Source ]


Yael Deckelbaum / Prayer of the Mothers

The song "Prayer of the Mothers", was born as a result of an alliance made between singer-songwriter Yael Deckelbaum, and a group of courageous women, leading the movement of “Women Wage Peace”.
The movement arose on summer 2014 during the escalation of violence between Israel and the Palestinians, and the military operation “Tzuk Eitan”.

[ Source ]


 
 
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Volume 13, numéro 1 — Mercredi, 11 janvier 2017
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