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TroisTriangles
Kangen
CentreDentaire

Volume 13, numéro 2 — Mercredi, 25 janvier 2017



Nommer
    

Nommer

Bonjour tout le monde

Je chéris les mots. J’en ai vendu des milliards durant les vingt années où j’ai œuvré comme libraire à Biosfaire. Maintenant, ils permettent la transmission des connaissances des auteurs qui forment l’équipe de ce webzine. Mon esprit jubile quand je crée un texte pour Covivia. J’aime jouer avec les mots, réfléchir à leur portée, les écrire, les lire ainsi que prendre conscience de leur puissance. Nommer est un pouvoir que je possède en tant qu’être humain. Si je vous dis qu’une personne est venue me visiter la semaine dernière, l’image reste vague dans votre cerveau. Cependant, si je spécifie qu’Yves Gagnon, collaborateur de Covivia, était ce visiteur, l’information se précise. La lumière projetée est plus grande et une pensée plus nette prend forme dans votre esprit. Dans le même ordre d’idée, quand j’arrive à mettre des mots sur une manifestation émotive que je ressens, une partie du malaise que cette émotion engendrait dans mon corps s’évanouit. Ces exemples ne sont que les balbutiements de cette faculté que nous possédons qui est celle de nommer.

Dans cette édition, Yves Gagnon a repris sa couronne de jardinier et son tablier de cuisinier. Il nous apprend tout sur la citrouille et ses graines délicieuses et nourrissantes. Diane Mackay s’est mise en scène dans un roman-photo sur la consoude. Elle nous informe de la propension de cette plante à ressouder nos tissus ainsi que de sa culture, sa récolte et sa transformation en substance guérissante. En compagnie de Thomas Berry, Daniel Laguitton refuse de s’agenouiller devant la déesse technologique. Il préfère les gazouillis de la nature à ceux de l’envahissant Twitter et autres plates-formes numériques. L’économie actuelle repose sur un mythe et il nous rappelle que le développement des nouvelles technologies ne tient pas compte des coûts environnementaux cachés, mais bien réels. Quant à moi, je vous livre un essai sur la pleine conscience et je commence par une énumération des enveloppes qui composent notre être. Ce fut un exercice de concentration enthousiasmant. 

Enfin, je remercie les photographes Jacqueline Martin et Danièle Laberge pour l'enchantement qu’elles nous offrent. 

Bonne lecture,

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

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Thématiques : Spiritualité



Quatre corps
    

Renée Demers

Pleine conscience, nourriture pour l’esprit

Dans le cadre de l’Expo Manger Santé 2017 à Montréal, je donnerai une conférence intitulée : Pleine conscience. J’avais pensé ajouter à ce titre les termes « même dans le bruit » car au Palais des congrès lors de cet événement, c’est festif, éducatif, gargantuesque, mais peu silencieux. J’ai opté pour « nourriture de l’esprit », étant donné l’axe privilégié de cette exposition. En réfléchissant à cette sortie publique ainsi qu’aux thèmes des prochains textes publiés dans Covivia, j’ai réalisé que je pouvais me servir de cette plate-forme pour développer l’autre, tels des vases communicants.

Voici donc une première envolée intellectuelle sur la pleine conscience. Je ne prétends pas être pleinement consciente. Je suis plutôt en route vers et pleinement consciente d’être en chemin. J’ai relu des livres de Rudolf Steiner dernièrement. Ils m’ont inspirée dans cette réflexion sur nos différents corps. Je trouvais important de décrire notre organisme complexe pour mieux situer ensuite les effets de l'observation de soi qui est le fondement de cette pratique. D'autres textes sur la technique suivront dans les prochains numéros.

Pour les personnes qui souhaitent assister à cette conférence, je la donnerai à Montréal à Expo Manger Santé les 24 et 25 mars à 14 : 30 sur la Petite Scène Atelier. J’ajouterai alors à ces informations, l’énergie de ma voix et la présence révélatrice.

1- Quatre corps

Nous sommes constitués de différents corps. Ceux-ci se superposent les uns aux autres pour former notre être. Notre corps physique est le plus tangible et le réceptacle des autres gaines dans notre existence terrestre. Il progresse dans sa morphologie depuis des milliards d’années et je contribue de mon vivant à la maturation de l’espèce. Chacun de nous est à la fois un des chaînons de l’évolution et un individu libre de développer ses potentialités. Paradoxale existence !

À travers les âges, ces corps ont pris différents noms selon les écoles initiatiques et religieuses. Cependant, ces nomenclatures se recoupent. Une connaissance spirituelle s’avère d’autant plus exacte quand différentes traditions en arrivent aux mêmes conclusions, même sans communication entre elles durant de nombreux siècles.

Dans l’enseignement ésotérique, quatre enveloppes perceptibles par nos sens et nos facultés innées sont identifiées : physique, éthérique, astrale et spirituelle. À notre époque, nous réduisons grosso modo ces fourreaux à trois enveloppes : le corps qui englobe notre dimension physique et éthérique, le coeur notre dimension astrale et l’esprit notre dimension intellectuelle.

Le fourreau physique est le plus évident. Il est constitué de chair, d’os, de sang, de minéraux et ses matières sont les mêmes que celles qui composent la matière terrestre. Il est lié au monde minéral. Quand la vie le quitte, il se dégrade et se décompose pour retourner à la terre qui est son élément. L’étymologie du mot « physique » est « relatif à la nature » ce qui le caractérise bien. Il constitue notre forme. Dans le jeu du Tarot, il est représenté dans les arcanes mineurs par les deniers.

La vie qui anime cette enveloppe physique appartient au corps éthérique, aussi nommé corps d’énergie de vie. Il porte les patrons ou motifs de notre biologie et la mémoire de notre héritage ancestral. C’est le « chi » de la médecine orientale. C’est le feu qui ayant épuisé sa réserve de combustible, s’éteint et entraîne la mort. Il infuse à notre corps la vitalité. Celle-ci diminue en vieillissant et c'est un des repères qui nous permet de l'identifier. Cette énergie est invisible à nos yeux, mais bien évidemment nous la ressentons dans ses variations constantes par exemple dans des épisodes de maladie ou après une semaine de repos. Le corps éthérique est lié au feu et nous le possédons en commun avec le monde végétal. L’étymologie du mot éthérique est « région supérieure du ciel ». Dans le jeu du Tarot, il est représenté par les épées. Son essence est le mouvement.

Le corps astral est constitué de nos pulsions, de nos désirs, de nos émotions et de nos sentiments. Il se révèle fortement dans notre besoin relationnel. Il s’apparente à l’eau. Nous le détenons en commun avec le monde animal. Il se détache la nuit de notre enveloppe physique et il est le domaine des rêves. Immatériel, il se manifeste à notre conscience lors de notre réveil par le souvenir de nos songes. Son existence se manifeste dans notre amour de l’autre, les larmes, les rires et les envolées lyriques. Il a des répercussions tangibles sur le corps physique telles les tensions morbides de la peur sur l’estomac. C’est le siège de l’âme. Il constitue notre contenu, notre substance individuelle. Il est représenté par les coupes remplies dans le Tarot. L'étymologie évidente de son appellation est en lien avec les astres.

Nous nous élevons toujours plus avec les racines historiques ce ces mots : de la nature physique à une région supérieure du ciel, nous sommes rendus à la hauteur des astres avec ce troisième fourreau. Puis l'esprit que je décris dans le prochain paragraphe nous propulse jusqu'au cosmos.

La femme en vert
Photo : Jakimage - La femme en vert
Varanasi, sur les bords du Gange; après les ablutions rituelles, on remet son beau sari vert...

Le corps de l’esprit est le siège de l’intellect, de la pensée, de l’égo et du Moi. Son énergie est lumineuse. Ne dit-on pas d’un humain intelligent qu’il est brillant ? L’être humain a la capacité unique de nommer, ce qui est souligné dans la Bible et les Upanishads. L’esprit possède des capacités d’observation, de réflexion, de concentration et de pénétration. Cela donne à l’humain le pouvoir de créer et de matérialiser ses désirs et ses projets. La femme et l’homme peuvent imaginer et incarner une idée dans la matière jusqu’à sa finalité. La pensée libre et libérée des besoins primaires ainsi que de l’instinct propre à l'espèce est réservée au genre humain sur la Terre. Le pouvoir de penser se manifeste à différents niveaux. Il y a cette présence constante de pensées vagabondes et automatiques qui surviennent dans notre psyché sous forme d’images, de réminiscences, de fantasmes anxieux tel un fil de presse au bas d’un écran de télévision moderne. Cela est différent de cette faculté consciente et volontaire qui nous permet de nous concentrer sur un sujet précis. Nous appliquons cette pensée sous sa dimension intellectuelle pour résoudre des problèmes scientifiques, inventer des technologies appliquées ou créer des œuvres d’art. Cette partie de notre organisme est lié à l'élément air. L'étymologie du mot esprit est « souffle ». Son action créatrice et sa réceptivité passive est représenté par les bâtons dans le jeu du Tarot .

Garant de notre liberté, le corps de l’esprit est le lien entre la vie terrestre et le monde spirituel. Il est le siège du Moi. L’humain en prend conscience quand il se décide à développer ses facultés supérieures. Le terme « moi » ne s’applique qu’à soi-même et à rien d’autre. Chacun pour soi, seul dans son fors intérieur, nous avons accès au moi et au Moi. Dans l’esprit se trouve un seuil qui mène à la dimension spirituelle de notre être. Une des facultés perceptibles de cette région de notre esprit est l’intuition. Du vide surviennent spontanément dans notre intellect des informations pour la résolution d’énigme ou pour une direction à prendre. Aussi il est le lieu de la révélation. Nous y recevons par émanation des enseignements cosmiques.

L’humain a le choix de développer sa nature divine latente. Cela ne lui est pas imposé. La langue française utilise le mot esprit pour désigner à la fois la réalité pensante et le souffle de Dieu. La religion catholique identifie un des membres de la Trinité comme le Saint-Esprit. Cet enseignement symbolique nous rappelle que l’esprit est la porte d’entrée vers nos corps spirituels restés à l'état de potentialité ainsi que le pont entre nos enveloppes matérielles et immatérielles. Car nous possédons d'autres enveloppes en plus de celles mentionnées dans cet essai. Pour les percevoir, il faut éveiller des zones inactives de notre cerveau et parfaire notre système nerveux. J'aborderai dans les prochains textes des outils que les maîtres de sagesse et les modernes neurologues mettent à notre disposition pour vivifier ces circuits neurologiques et accéder ainsi à une aire plus vaste de notre être.

Chacune de ces gaines mérite notre protection, nos soins et notre respect. Notre physique a besoin de toucher, d’aliments sains, de mouvements et d’exercices pour favoriser sa vitalité. Notre âme de sentiments nobles, de relations harmonieuses, de magnifiques paysages et de belles œuvres d’art qui, augmentant notre sensibilité, accroissent notre capacité de saisir l'impalpable. Notre esprit de sagesse, de silence et d'intellectualité profonde pour s'illuminer. Il n’est pas question ici de hiérarchie ou de bien et de mal. Cependant, l’être humain aspire à l’harmonie et à la paix de tout son être même si parfois ce désir est relégué aux oubliettes de son inconscience. Ces quatre différentes gaines s’imbriquent les unes dans les autres et elles agissent de concert. Cependant, l’enfant consacre d’abord la quasi-totalité de son énergie au développement de son corps physique, puis il libère des forces de vie pour l’essor des autres instances de sa personne. Cela se fait de façon inconsciente d’abord. Le motif et le fonctionnement de ces corps sont inscrits dans nos gènes et nos cellules. L’évolution terrestre y pourvoit. Cependant, cultiver nos forces spirituelles est une mission qui nous revient individuellement et à laquelle nous sommes conviés à l'âge adulte.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

Thématiques : Pleine conscience, Spiritualité


Ressources
AnneVastel
CelineArsenault
Aquavie

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Conférence avec Christophe Bernard

site web : guildedesherboristes.org - Courriel : info@guildedesherboristes.org


Formation en channeling

Site web : carolinecoulombe.com


Semences de lumières, racines de joie

Offerts par Sylvia Berlin,
formatrice en aucupression Jin Shin Do, Gestalt et Mouvement authentique.
Elle pratique le Qi Gong et la méditation depuis plus de 25 ans.
sylberlin@gmail.com 450-242-1559



La citrouille à graines nues
    

Champs libres

La citrouille à graines nues

Citrouilles à graines nues

J'ai expérimenté la culture de citrouilles à graines nues au début des années 80, suite à la lecture d'un article passionnant publié par la défunte revue Harrowswith. J'ai alors découvert une cucurbitacée produisant des graines détenant le taux de protéine le plus élevé du règne végétal. Son pourcentage protéinique approche 40 % alors que le soya en compte 35 % et le bœuf 27 %.

Les graines de citrouille comptent également 45 % de gras non saturés ainsi qu'une teneur élevée en vitamine A, en phosphore, en fer et en zinc. C'est ce dernier élément minéral qui lui vaut des propriétés bénéfiques pour la prostate et le système reproducteur masculin.

Deux caractéristiques singulières la définissent: une couleur verte et l'absence d'une enveloppe coriace qui enrobe normalement les graines de citrouilles et de courges. Cette catégorie de citrouille était cultivée à l'origine en Allemagne, en Autriche et dans les Balkans. Elle a fait son apparition en Amérique dans les années 70 et depuis, elle gagne sans cesse en popularité dans les jardins et à la table. Pour le jardinier, elle constitue la façon la plus productive d'obtenir des graines comestibles sans l'inconvénient du décorticage. Mais la surface nécessaire pour une production significative est importante. On estime que 100 m2 sont nécessaires pour récolter plus ou moins 50 kg de graines. Ce n'est donc pas un choix approprié pour une balconnière ou une petite parcelle de jardin communautaire.

Alors qu'autrefois on avait accès à des cultivars évocateurs nommés Lady Godiva ou Streaker, aujourd'hui les semenciers en proposent des plus performants dont la Styrian ou la Kakai.

Un semis délicat

Citrouilles à graines nuesComme la semence des citrouilles à graines nues n'est pas protégée par une enveloppe, son semis exige des conditions optimales, question de prévenir son pourrissement. Je suggère une prégermination des semences à la chaleur dans un tissu humide. Une température de 25 °C donne les meilleurs résultats. Dès que le germe apparaît, on peut semer en position au jardin dans un sol réchauffé, soit au début de juin en zone 4. Plus au nord, on devrait procéder par un semis intérieur en pots individuels de 8 cm, 4 semaines avant la date de transplantation. Lors de l'opération, il importe de garder la motte de terre entière afin d'éviter un dérangement racinaire qui nuirait à une reprise rapide des plants. Il s'agit de bien humecter le terreau, de compresser la motte à l'aide de ses doigts et de bien la soutenir au moment de la déposer dans la fosse de plantation.

Les citrouilles apprécient un sol léger, généreusement amendé en compost et bien exposé au soleil. L'emploi d'un agrotextile le premier mois de croissance protège les jeunes plants des températures nocturnes fraîches ainsi que de la chrysomèle rayée du concombre, le principal ravageur des cucurbitacées.

Récolte et usages

Pour récolter un maximum de graines bien mûres, on laissera les fruits sur le plant le plus tard possible. Si un gel hâtif est annoncé, on peut protéger les plants avec une bâche. Une fois les fruits bien colorés, on les récolte en taillant le pédoncule à 5 cm et on les laisse mûrir quelques semaines dans un endroit sec et bien ventilé, à l'abri du gel et des intempéries. Après cette période de maturation, on peut procéder à l'ouverture des fruits.

On ouvrira les fruits selon ses besoins, tout au long de l'hiver. Les courges et les citrouilles se conservent jusqu'à 6 mois dans un endroit frais de la maison. Bien que la chair des citrouilles à graines nues soit plus coriace que celle des citrouilles traditionnelles, elle est très savoureuse, une fois cuite. On peut en faire d'excellentes soupes, purées et tartes.

On libère les graines des filaments de chair qui les entourent, on les lave à l'eau, on les rince bien puis on les met à sécher sur une plaque dans un endroit chaud, sec et bien ventilé. On peut employer un séchoir à basse température, soit 40 °C. On peut aussi les griller au four avec un peu de sel ou de tamari. Le cas échéant, les graines ne seront plus crues et auront perdu leur vitalité. Par contre, leur valeur nutritive demeure intacte.


Photo : Christian Rouleau

On peut savourer les graines entières, nature ou grillées, les intégrer à une recette de granola, les moudre et les consommer diluées dans un jus de fruits ou en faire un beurre à tartiner. On peut les intégrer dans une recette de terrine végétale en association avec des graines de tournesol et enfin les préparer en boulettes qu'on cuit dans une sauce décrite dans la prochaine recette.

Boulettes de graines de citrouille en sauce tomate (10 à 12 boulettes)
Végétaliennes et sans gluten

Ingrédients
250 ml (1 t) de graines de citrouille moulues
250 ml (1 t) de sarrasin blanc moulu
45 ml (3 c. à table) de graines de lin moulues
45 ml (3 c. à table) de graines de chia moulues
375 ml (1 ½ t) d'eau
3 échalotes hachées finement
2 gousses d'ail hachées finement
5 ml (1 c. à thé) d'origan séché
30 ml (2 c. à table) d'huile d'olive pour griller les condiments
5 ml (1 c. à thé) de sel
poivre au goût
250 ml (1 t) de farine de sarrasin ou re riz pour enfariner les boulettes
60 ml (¼ t) d'huile d'olive pour la cuisson
1,5 l (6 t) de sauce tomate

Préparation
Moudre dans un premier temps les graines de lin et de chia qu'on mélange à 250 ml (1 t) d'eau. Moudre les graines de citrouille et le sarrasin qu'on associe dans un bol.
Faire griller l'ail et les échalotes hachés dans 30 ml d'huile puis ajouter l'origan. Ajouter ces condiments grillés aux graines de citrouille et au sarrasin moulus et assaisonner. Ajouter les graines de lin et de chia avec leur eau de trempage ainsi que le 125 ml (1/2 t) d'eau restante et bien mélanger.

Façonner des boulettes de 5, 6 cm de diamètre qu'on roule dans la farine de sarrasin ou de riz. Faire revenir dans l'huile d'olive. Une fois les boulettes dorées, les disposer dans une assiette et réserver.

Trente minutes avant de servir, dans une grande poêle, porter la sauce tomate au frémissement. Ajouter alors les boulettes. Après 8 minutes de cuisson, les retourner et les laisser cuire un autre 8 minutes. Servir avec des pâtes.

Variantes
Pour ceux qui comme moi apprécient le gluten, on peut remplacer le mélange mucilagineux de graines de lin et de chia par deux œufs battus et la farine de sarrasin ou de riz par de la farine blanche tout usage. Aplaties et grillées dans une huile végétale, ces boulettes font de surprenantes boulettes à burger. Enfin, on peut cuire les boulettes dans une sauce brune au vin rouge et aux champignons à la bourguignonne.

Un gros merci à Annie Bazinet pour son aide dans la création de cette recette.

Une fête des semences près de chez vous

La saison des fêtes de semences va bientôt battre son plein. Ma fille Catherine qui s'occupe dorénavant de la mise en marché de nos semences participera à ces évènements qui se veulent une célébration de la biodiversité. Vous pourrez la repérer facilement sous la bannière Semences du Portage. Elle offre les cultivars de citrouilles à graines nues Styrian et Kakai.
Vous pouvez aussi consulter son catalogue en ligne à: www.semencesduportage.com
Je serai souvent sur place et pourrai vous prodiguer conseils et suggestions.
Merci de nous soutenir.

Catherine Fête des semences

Fête des semences de Nicolet
Le samedi 4 février, de 10 h à 16 h au Centre des arts de Nicolet, sis au 725, boul. Louis Fréchette à Nicolet.

Fête des semences de Montréal
Les vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 février au Jardin botanique de Montréal, sis au 4101, rue Sherbrooke Est à Montréal. Le vendredi 10, de 12 h à 17 h, les samedi et dimanche de 9 h à 17 h.

Fête des semences de Lanaudière
Les samedi 25 et dimanche 26 février à la salle Jean-Antoine Leprohon, 140, rue Émélie-Bolduc, à Sainte-Émélie-de-l’Énergie. Le samedi de 10 h à 17 h, le dimanche de 10 h à 16 h.

Fête des semences et de l’agriculture urbaine de Québec
Les samedi 4 et dimanche 5 mars, de 10 h à 16 h au pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval.

Fête des Semences du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Le dimanche 12 mars, de 10 h à 15 h 30 à La Boîte à Bleuets, 525, rue Sacré-Cœur à Alma.

Fête des semences de Frelighsburg
Le samedi 18 mars au Camp Garagona, 23 chemin Garagona à Frelishburg, de 10 h à 17 h.

Fête des semences de l'Ouest de Montréal
Le samedi 1er avril de 10 h à 15 h, au Pine Beach Citizens Association, 1510 chemin Herron à Dorval.

Yves Gagnon
Les Jardins du Grand-Portage

Thématiques : Alimentation, Jardinage



Indispensable consoude
    

Indispensable consoude

La consoude est une plante médicinale tellement indispensable que chaque automne, j'en recouvre un plant d'un épais paillis afin de l'empêcher de geler. J'indique l'endroit en y plantant un grand bâton ce qui permet, en cas d'urgence, de récolter ses précieuses racines. En effet, la consoude râpée n’a pas son pareil pour soigner une brûlure, une tendinite ou une entorse.

La consoude, Symphytum officinale, s'est naturalisée en Amérique en s'échappant des jardins de simples des premiers colons. Originaire d'Europe et d'Asie, on l'emploie depuis le Moyen Âge sur les entorses et les fractures « qu'on soude » à l'aide de cataplasme. Les Anglais, quant à eux, la désignent sous le nom de Boneset. On sait maintenant que c'est l'allantoïne le principe actif responsable de ses effets guérissants et cicatrisants.

Consoude, sommités fleuriesPhoto : Danièle Laberge

Cette plante herbacée vivace de la famille des borraginacées porte des fleurs en cime qui se déploient à un mètre de hauteur. Ses feuilles alternes, lancéolées et rugueuses atteignent plus de 30 cm de longueur à maturité. La racine conique cassante, lorsque jeune, se couvre d'une pelure noire en vieillissant.

Culture et entretien

Facile de culture, la consoude se développe dans tous les types de sols. Elle croîtra dans des sols lourds et humides tout comme dans des sols pauvres et secs. Elle préfère toutefois une terre riche, bien amendée et humide. La racine sera plus facile à extraire des sols légers et meubles. Rustique et envahissante, on la cultive en fond de plate-bande à mi-ombre ou dans une section ensoleillée à l’écart du jardin à au moins 1 m de distance des autres plantes. Elle nécessite un bon apport de compost mûr. Elle se propage par division des racines. L'espèce Symphytum officinale ne produit pas de semences viables. Ses menues fleurs mauves ou roses en forme de clochette sont comestibles.

On peut tailler le feuillage jusqu'à 3 fois pendant l'été pour en faire un excellent purin fertilisant ou un paillis nourrissant à déposer à la base de plantes gourmandes. En tout temps, on porte ses longues tiges feuillues au compost qu'elle enrichira de nombreux minéraux, dont l'azote, le calcium, le potassium et le phosphore.

Récolte et usages

Les racines de consoude se récoltent tôt le matin de préférence au printemps ou en automne. Lors de l'opération, on utilisera une fourche afin d'éviter de sectionner les racines. Je les récolte aussi l'été de façon à pouvoir ajouter quelques feuilles aux racines que je mets à macérer dans l'huile d'olive. J'en obtiens une excellente huile à appliquer sur les coups de soleil ou pour masser les dos fatigués et les articulations endolories.

Je transforme l'huile en pommade en y faisant fondre un peu de cire d'abeille. Elle devient l'alliée des travailleurs manuels. Menuisiers, jardiniers et mécaniciens apprécient son pouvoir cicatrisant et émollient qui soigne les coupures, les éraflures, les gerçures ou toute autre plaie lente à guérir. Je l'ajoute aussi à des crèmes pour le visage afin de profiter de son effet antirides et à des huiles à massage afin d'en augmenter les propriétés thérapeutiques.

On peut employer de la pommade de consoude en externe sur une plaie ouverte à condition de s'assurer de bien la nettoyer avant son application afin d'éviter qu'elle ne cicatrise trop rapidement et qu'elle ne s'infecte. On évite de l'utiliser pour des plaies profondes afin que les couches sous-cutanées puissent guérir avant que ne se referme la plaie en surface.

En faisant macérer des racines râpées dans de l'alcool quelques semaines à l'abri de la lumière, j'obtiens une teinture efficace pour atténuer l'irritation après le rasage ainsi que pour soigner coupures et plaies.

Teinture de consoude

Mais c'est fraîche en cataplasme que la consoude fait des merveilles sur les brûlures, les entorses ou les tendinites. On m'a souvent raconté des guérisons spectaculaires de brûlures graves. J'ai pu moi-même l'expérimenter quelques fois, entre autres lorsque je m'étais brûlé l'auriculaire en le passant au-dessus de la bouilloire. J'ai alors entouré le doigt rougi de racine râpée que j'ai laissée en place durant la nuit. Le lendemain matin, douleur et rougeur avaient disparu sauf sur l’extrémité du doigt d'où la consoude s'était détachée du pansement pendant mon sommeil.

Pour une foulure, la consoude contribue à réduire l'inflammation. Il peut être difficile d'utiliser un cataplasme pour une fracture, mais il réduira la douleur avant la rencontre avec l'orthopédiste.

Pour préparer un cataplasme, on passe des racines coupées en morceaux de 5 à 10 cm de longueur dans un robot, ou avec un peu d'eau dans un mélangeur, jusqu’à ce que le tout forme une pâte homogène. En saison, on peut ajouter quelques feuilles fraîches aux racines pour que l'emplâtre soit moins collant. On façonne la pâte entre les mains en un cataplasme d'un demi-centimètre d’épaisseur qu'on applique sur la blessure. On enduit la peau d'un peu d’huile avant l’application du cataplasme afin d'éviter qu'il ne colle à la peau. On le conserve en place de 6 à 8 heures et, si besoin, on répète ce traitement lorsqu'il devient sec.

DianeDianeDiane

Un plant de consoude recouvert de paillis demeure toujours accessible en hiver pour une urgence; ici, je soigne la tendinite de mon conjoint en appliquant un cataplasme de consoude fraîche sur son bras.

Recommandations et précautions

En interne, on peut boire de 1 à 2 tasses d'infusion de racine de consoude officinale ou prendre 20 à 50 gouttes de teinture, 1 à 3 fois par jour pour son action astringente, pectorale et expectorante, pour soigner une bronchite ou une autre affection du système respiratoire. Il faut cependant éviter de consommer de la consoude en interne pendant plus d’une semaine et surtout, ne pas faire de cure de racine de consoude, comme l'ont appris à leurs dépens certains téméraires. En effet, comme ses racines et ses jeunes feuilles contiennent des alcaloïdes pyrolizidiniques, il n’est pas recommandé de prendre la consoude par voie interne sur de longues périodes. Il importe aussi d'éviter d'en consommer avec d'autres plantes qui recèlent ces mêmes alcaloïdes comme la bourrache, le tussilage, la pulmonaire et l'eupatoire.

Moïra O'Reilly avertit dans son livre Interactions, contre-indications et complémentarités plantes-médicaments que : « Ces alcaloïdes sont toxiques et peuvent s'accumuler dans le foie, provoquant une occlusion de la veine hépatique. La consoude officinale n'en contient que d'infimes quantités, mais on suggère quand même d'éviter d'utiliser les jeunes feuilles ou les racines en interne (on n'utilisera que les feuilles matures et on se limitera à un maximum de trois semaines). On évitera la consommation en interne complètement durant la grossesse et l’allaitement. De plus, son usage interne est à proscrire par les personnes qui souffrent de cirrhose, jaunisse, hépatite ou autres problèmes chroniques du foie, par les personnes âgées qui prennent déjà une multitude de médicaments qui sollicitent hautement le foie et par les enfants de moins de 10 ans. »

Toute trousse de premiers soins devrait contenir une pommade de consoude. J'en ai toujours à ma portée pour offrir à des amis-es aux mains gercées ou victimes d'un coup de soleil.

Consoude et chatPhoto : Danièle Laberge

Diane Mackay Diane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste
Les Jardins du Grand-Portage

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Références :

Gagnon, Caroline, Lanctôt-Bédard Valérie. Materia medica pour sorcières et sorciers avertis… 2002-2003

Provost, Marie, Cahier de cours VIII, Les vulnéraires, L'école buissonnière de la Clef des Champs, 1995

O'Reilly, Moïra. Interactions, contre-indications et complémentarités, plantes-médicaments. L'Herbothèque inc. 2004.

Thématiques : Herboristerie, Jardinage, Phytothérapie, Santé



Sur les pas de Thomas Berry - Dans ce monde qui pépie...
    

Sur les pas de Thomas Berry

Dans ce monde qui pépie…

J’écoutais l’autre jour à la radio une longue interview d’un jeune entrepreneur du milieu des technologies informatiques, disons un « gourou tek », PDG de je ne sais combien de soft-ceci et soft-cela inc. (En passant, je trouve que « limitée » irait beaucoup mieux à ces lucioles de la bulle technologique que l'ambigu « incorporée »!) L’émission terminée, j’ai voulu vérifier mes impressions en allant consulter sur le Web la transcription des échanges et y chercher les mots « Terre », « planète » et « écologie ». Je ne m’étais pas trompé, ils n’avaient pas été prononcés une seule fois alors que le propos se voulait profond, philosophique et quasiment visionnaire.

Premier constat : on peut aujourd’hui consacrer une heure à un éloge dithyrambique des nouvelles technologies sans penser une seconde à les situer dans le cadre de la relation de plus en plus problématique et conflictuelle de l’humanité avec la planète, relation qui est au cœur des préoccupations de l’écothéologien Thomas Berry et de l’œuvre écrite qu’il nous a laissée, en particulier de son livre phare : Le Rêve de la Terre.

L’éloquent « technogourou » de l’interview était typique de ce que Thomas Berry appelle « les nouveaux entrepreneurs », ces capitaines d’industrie pour qui toute question existentielle, toute difficulté, et jusqu’aux mystères les plus opaques de l’existence sont promptement classés comme problèmes à résoudre. Alors que j’écris ces lignes, on s’affaire, à Washington, à monter les estrades sur lesquelles la prise de pouvoir des nouveaux entrepreneurs sera consacrée sur une version tubulaire et démontable des cathédrales gothiques où avait traditionnellement lieu le couronnement des empereurs et les rois. Tout autour, des orchestres répètent leurs « Te Deum » métalliques. Lors d’une autre tribune radiophonique où on l’interrogeait au sujet de sa position concernant le réchauffement climatique, un autre « nouvel entrepreneur », PDG d’une multinationale du pétrole, pressenti pour exercer la fonction de secrétaire d’État de la nouvelle « twittocratie » avait eu cette réponse aussi brève que caricaturale : « C’est uniquement un problème d’ingénierie ».

Les nouveaux entrepreneurs ont bien des caractéristiques de gens d’Église : à les entendre, la déesse technologie ne nous abandonnera pas; elle nous a donné son fils « le libre-marché » et sa fille « la productivité », il nous suffit de croire en leur parole pour être sauvés.

Au chapitre 6 du Rêve de la Terre, Thomas Berry écrit à leur sujet : « Le groupe dominant [celui des nouveaux entrepreneurs], est possédé par l’idée de progrès continu, sinon vers un pays des merveilles, tout au moins vers une amélioration constante de la condition humaine grâce à nos procédés scientifiques industriels. Ce groupe est pratiquement insensible à la détérioration de la planète au cours du vingtième siècle, particulièrement celle qui a eu lieu durant les années d’après-guerre, depuis que les sciences appliquées en génie chimique, électronique, nucléaire, aéronautique, aérospatial et en agronomie ont pris le contrôle de l’Amérique du Nord et de tout ce qui vit sur ce continent. Les retombées bénéfiques furent, évidemment, nombreuses : inventions, emplois, machines à laver, réfrigérateurs, téléphones, voyages, éducation, loisirs, ainsi que l’avènement d’un monde industriel. Ce groupe ne semble avoir aucune idée des dégâts causés par l’intrusion brutale de l’homme dans des écosystèmes naturels qui avaient évolué de manière tellement minutieuse durant des centaines de millions d’années ».

Pour en revenir au gourou tek, j’aurais aimé lui demander s’il avait la moindre idée du coût réel d’un simple « tweet », cette gouttelette alphanumérique de brouillard techno. Lorsqu’il s’agit du coût d’une voiture, on peut au moins aligner avec un certain degré de confiance des chiffres représentant le coût des métaux et autres matériaux utilisés pour sa fabrication, mais on se heurte rapidement aux limites de ce calcul, car quel est le coût d’un raton laveur écrasé? Celui du trou creusé dans la terre pour extraire le minerai des métaux dont elle est construite? Celui de l’extraction du pétrole dont est distillée l’essence pour la faire fonctionner et celui des gaz à effet de serre, de la ferraille et du plastique qui en sont les déchets? Quel est le coût des infrastructures requises pour l’utiliser et l’entreposer? Mystère et boulle de gomme. On commence tout juste à s’en préoccuper en se chamaillant autour du prix du carbone. Au chapitre des coûts RÉELS, nous roulons donc littéralement à l’aveuglette.

Tweety birdSi nous posons les mêmes questions par rapport aux coûts réels d’un courriel ou d’un « tweet », la situation est encore pire dans la mesure où, pour prendre un exemple d’actualité, le sujet qui a déterminé l’élection d’un président qui passera à l’histoire comme « twitteur en chef », a justement été une bataille de courriels coulés ou effacés et de tweets incendiaires. Si la tendance se maintient, un simple tweet pourrait même déclencher une guerre ou un holocauste nucléaire. Quel sera le coût RÉEL d’un tel tweet? Tweet est un anglicisme, direz-vous peut-être… Pas vraiment, c’est seulement un emprunt obligé quand « gazouillis » et « pépiements », les traductions reconnues en français, ne font pas l’affaire. « Tweet » a, en français, valeur d’onomatopée ou de bip électronique et évite de parler des « gazouillis de Donald Trump », formule aussi oxymore que « les susurrements de la chouette effraie ».

Lorsqu’il s’agit des technologies de l’information et de la communication, le rapport de la partie évaluable des coûts à la partie non évaluable est plus infinitésimal que jamais et nous sommes à cet égard comme des enfants qui ont trouvé sur une plage une curieuse boule de métal et jouent à se la lancer en ne réalisant pas qu’il s’agit d’une bombe.

À propos du déni des coûts réels, Thomas Berry écrit : « Certaines études détaillées des raisons pour lesquelles la planète subit cet assaut massif ont été menées. […] Toutes ces études concluent que la planète ne peut supporter bien longtemps les modes actuels d’exploitation par les humains. Jusqu’à récemment, les théories économiques ainsi que les pratiques corporatives ont ignoré les implications de telles données ou y ont porté une attention minime. Les déficits affectant la nature étaient simplement considérés comme externes ou comme des conséquences virtuelles de l’activité humaine dont les coûts n’entraient pas dans les livres comptables. Le monde des affaires a traditionnellement perçu et continue de percevoir l’exploitation de la planète, non pas comme une détérioration, mais comme un processus créatif menant au meilleur des mondes. C’est le “progrès”, une croyance qui s’est emparée du monde moderne à un point tel qu’il n’est même pas permis de douter de sa validité. Cette croyance a beau faire depuis longtemps l’objet de critiques sévères et ses limites ont beau avoir été démontrées, elle continue de servir de critère référence pour le fonctionnement de notre économie. Le PNB doit croître d’année en année. Tout doit tendre vers des échelles de plus en plus grandes sans égard à la catastrophe qui découle inexorablement de la croissance exponentielle. Quel que soit le degré de rationalité des théories économiques modernes, la force motrice de l’économie actuelle n’est pas d’ordre économique, mais d’ordre imaginaire, elle repose sur un engagement fondé sur une certaine vision et s’appuyant sur des mythes ainsi que sur l’impression de pouvoir compter sur les pouvoirs magiques de la science pour vaincre toute difficulté provenant de forces naturelles ».

En fin d’interview, le gourou tek qui m’a inspiré cette réflexion faisait allusion à ses origines indiennes et affirmait : « Je crois que l’amélioration de la qualité de vie entre mon père qui a grandi comme sujet britannique, sans vaccins et sans eau potable courante et mon fils qui vit à Manhattan est peut-être le plus grand saut de la qualité de vie en une génération dans l’histoire de l’humanité ».

Sans nier ou dénigrer les améliorations du confort et de la sécurité existentielle à laquelle il faisait allusion, il est quand même permis de s’interroger sur le sens du mot « qualité » dans cette affirmation, et même d’imaginer que les petits ou arrière-petits-enfants de ce nouvel entrepreneur envisageront un jour un autre grand saut lié à leur « qualité » de vie en cherchant à retrouver des racines dans quelque recoin de terre que les pépiements alphanumériques auront épargné et où le gazouillis sera ce qu’il aurait toujours dû rester : les notes suaves et ailées de la musique de la biosphère.

DanielLaguittonDaniel Laguitton
Abercorn, Qc

Thématiques : Écologie, Société, Spiritualité



Suggestions de lectures
    
[sans texte]



Sur la toile
    

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Alors que la saison des récoltes bat son plein, plusieurs entreprises agricoles mettent les bouchées doubles. L'une de ces entreprises, le moulin Légaré, à Saint-Eustache, est très particulière : le moulin fonctionne à peu près de la même manière qu'à l'époque de la Nouvelle-France et pratiquement avec les mêmes équipements. Malgré son grand âge, le Moulin Légaré produit sept tonnes de farine de blé et de sarrasin par année.

Moulin Légaré

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Doctors agree with censored study that concludes unvaccinated children are healthier than vaccinated children

The assertion that vaccines may cause systematic changes to children’s immune and nervous systems is accepted as a possibility by a large number of doctors, including many who consider themselves “pro-vaccine.”

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Manger plus de protéines végétales peut vous sauver la vie

Selon une étude de grande ampleur, augmenter simplement de 3% son apport en protéines végétales diminue le risque de mortalité.

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Pour le géant américain Monsanto, le continent africain est une terre promise. Le Burkina Faso fait une marche arrière spectaculaire, il abandonne le coton transgénique et revient aux semences traditionnelles.

Le Burkina bannit le coton OGM

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Pema Chödrön on how to enjoy life

In an exclusive interview with Pema, conducted at her home, Gampo Abbey, in Nova Scotia, she talks about what it means — and why it’s important — to enjoy our lives. From Lion’s Roar’s Pema Chödrön: A Special Collector’s Edition.

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Volume 13, numéro 2 — Mercredi, 25 janvier 2017
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