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TroisTriangles
Kangen
CentreDentaire

Volume 13, Numéro 16 — Mercredi, 1er novembre 2017

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Halloween

Photo : Serge Grenier
Halloween



Et vogue la galère...
    

Bonjour,

Depuis le dernier numéro, deux semaines assez intenses ont secoué le monde. Plusieurs doivent se demander : « Mais que diable suis-je venu faire dans cette galère? » Bien malin qui sait la réponse.

En attendant, on continue de ramer.frown

Renée Demers, toujours au diapason de l'air du temps, partage comment elle vit l'anxiété. Et aussi comment elle la surmonte...

Diane Mackay nous parle de l'astragale, cette plante tonique et adaptogène dont les racines peuvent servir pour préparer des bouillons qui améliorent la résistance aux infections et confèrent de l'énergie, du tonus musculaire ainsi que de l'endurance physique. On en a bien besoin...

Et moi, j'ai fait une entrevue avec Anne Barth à propos de son dernier film L'arbre de l'enfance. Ce film arrive au bon moment pour nous rappeler que toute cette souffrance que nous partageons ces temps-ci sur les réseaux sociaux, c'est en grande partie à cause de notre enfance. Nous sommes tous en train de compenser des besoins de reconnaissance, des besoins d'amour, toutes sortes de besoins qui n'ont pas été reconnus, entendus, assouvis dans l'enfance. Il n'est jamais trop tard pour bien faire...

Dans la section Sur la toile, Marc Halévy explique en long et en large la situation de crise que nous traversons. C'est un peu long, mais ça prend du temps dégager une perspective qui porte sur des milliers d'années. Kristina Paltén s'est donné à elle-même le défi de surmonter ses peurs en traversant l'Iran à pied, seule. Susan Kaminskyj, professeure en biologie à l’Université de la Saskatchewan, a fait une étude qui démontre que les pissenlits contiennent un champignon qui absorberait les résidus chimiques des sables bitumineux. Carey Gillam et Kathryn Forgie sont à l’origine de la publication des « Monsanto papers », ces milliers de courriels, notes, rapports, qui montrent les manipulations de la firme chimique pour cacher la dangerosité du glyphosate. Et pour terminer, un voyage dans le temps vers une époque où la construction se faisait sans moteurs électriques, pneumatiques ou autres outils bruyants.

Bonne lecture,

Serge Grenier, éditeur
​gestion@covivia.com



Quand l'anxiété me tient
    

Renée Demers - Penser pour panser

Quand l'anxiété me tient

Elle arrive en criant gare. Elle s’insurge dans mon plexus. Elle fait mal.

Je projette alors cette anxiété sur les personnes de mon entourage. Je leur prête un jugement négatif sur moi. Surtout quand nous agissons ensemble dans un contexte professionnel. J’imagine que je ne suis pas à la hauteur de leurs attentes, qu’elles m’en veulent, qu’elles n’apprécient pas mes services, qu’elles ne m’aiment pas. Et j’ai peur, terriblement peur des conséquences.

À l’adolescence, j’ai terminé l'abdication de mon identité personnelle. J’ai remis ma destinée dans les mains d’un fantôme sévère et exigeant qui n’existe que dans ma psyché. Depuis je compose plutôt mal que bien avec cette renonciation.

J’ai longtemps évité la manifestation malaisante de cette peur au travail en me plaçant sous la protection d’autrui, en le secondant. De sorte que je ne sois pas responsable du résultat, de l'image publique. Donc à l’abri de mes projections. Cependant l’aliénation limite la créativité. En mettant mes dons et mes talents au service de l’autre, mon unicité ne peut se déployer. Comme si la semence de la rose offrait son énergie potentielle au chêne qui la côtoie. Le monde serait privé de la beauté et de la fragrance de cette magnifique fleur. Et le géant forestier en retirerait peu d’avantages.

Il y a de cela quelques années, des épreuves salutaires telles la mort et le cancer ont fait dérailler le train de ma vie. J'ai perdu le contrôle. J'ai contemplé un nouvel horizon. J’ai changé de trajectoire et enfin opté pour mon excitante découverte. Cependant, cela ne vient pas sans heurts.

Depuis une semaine, l’anxiété m’étouffe. Elle monte facilement quand je me vois dans les yeux de l'autre. L’écriture m’apaise. Car j’y suis invisible. Seuls les mots apparaissent sur l’écran ou sur l’imprimé. Ma personne y est absente.

Ma naissance a été pénible. La petite enfance aussi. Je le sais. Je connais toute l’histoire. Cette empreinte initiale continue de formater le contenu de mes jours et de mes nuits. Comment échapper à cette rigole énergétique creusée profondément dans mon corps et mon esprit ?

Je suis anxieuse. Est-ce un problème ? Est-ce que cet état perturbé me définit ? Une pression se manifeste sur mon plexus L’inquiétude gagne mon esprit et je m’y identifie. La panique vient du fait que je suis engluée dans cette peur. Enlisée et impuissante. Il n’y a alors que l’anxiété. Je ne suis qu’énervement. C’est douloureux. J’ai mal dans mon ventre. J’ai peur de ce que l’autre dira, de son rejet. Je me cache chez moi. À l'abri. Tout cela est dans mon imagination… Rien autour de moi n’est menaçant.

Je porte encore enroulé autour de la cheville l’anneau qui m’enchaînait à la misère familiale. Tel l’éléphant mature au service diligent de son maître qui ayant été attaché dès sa naissance, croit toujours être lié à la chaîne par la présence de l’anneau autour de sa cheville. Depuis belle lurette, le dompteur a enlevé l’attache pour pouvoir l’amener sur les différents chantiers de travail.

J’ai moi aussi depuis longtemps quitté le nid de mes parents. Malgré tout, je garde cette illusion d’attachement et je perpétue les conditions de la capitulation. Je maintiens l’allégeance. Je suis un maillon d’une chaîne de transmission ancestrale dépressive. Se soumettre et se contenter de peu est une attitude de survie. Abdiquer son pouvoir est devenu une seconde nature. De génération en génération. Le manque de confiance en soi est relayé. Inconsciente et innocente…j’ai aussi légué. Que cela rend humble d’être à son tour parent.

Grave Detail UK
Photo : M.-D. Demers-King - Grave Detail UK

La porte est ouverte. L’anxiété indique la sortie. Il s’agit uniquement d’avancer de quelques pas. Les barreaux seront derrière. Le seul empêchement est à l’intérieur de moi.

Revenir à ce qui est ici et  maintenant, ce que je perçois par mes sens, à la réalité. Aimer ce qui est.

Je suis chez moi assise sur une chaise devant un bureau. Sur celui-ci, un ordinateur portable est posé. Je tape sur son clavier. Devant moi, une grande fenêtre dans laquelle j’aperçois un paysage forestier balayé par le vent. Des feuilles et des mots virevoltent. Dans mes oreilles le bruit de la brise qui danse.

La luminosité à l’intérieur de mon logis est magnifique. Dorée par le reflet des feuilles en mode automnal. Un poinsettia exhibe des feuilles rouges souriantes. Le pot cramoisi qui l’accueille apporte une touche de passion dans le décor. Devant, les coquillages dans un vase émeraude me rappellent d’où je proviens. De la mer et de la mère. Cette dernière était épuisée au moment de ma naissance. Elle n’a pas pu m’accueillir décemment. J’ai été placée dans une pouponnière. L’état de stress dans lequel je me trouvais a engendré trois jours de pleurs incessants. Les religieuses ont téléphoné à mes parents pour qu’ils viennent me chercher… Mon père est venu me chercher pour m’amener dans cette demeure épuisée.

Cela est la petite histoire.

Mais pourquoi cette entrée dramatique dans cette vie ? Quels sont les désirs, les circonstances ou les conséquences qui ont créé cette mise en scène ? Est-ce que l’histoire commence véritablement à ce moment où le bébé vient au monde ? Pourquoi les conditions de vie sont-elles différentes pour les uns et les autres ? Que de mystère !

60 ans plus tard, je peux m’apitoyer sur mon sort et me dire que les dés sont jetés. Je passerai le reste de mon existence à vivre sporadiquement cet état anxieux, paralysant et déprimant.

Peut-être que la réponse est ailleurs. Dans la dissociation de la peur et de mon identité. Suis-je anxieuse ? Non je suis beaucoup plus que ça. C’est un état passager qui ne me décrit pas totalement.

Puis-je malgré cette sensation plexulaire oppressante porter mon attention plus haut dans mon corps, à mon cœur ? En captant l’énergie située à cet endroit, en ressentant sa douceur chaleureuse, en la laissant couler dans mes bras, en percevant le picotement dans mes yeux et le desserrement dans mon crâne, un apaisement survient. Un circuit qui va du coeur au sommet de ma tête vibre. De la tendresse se propage. De la vitalité se dégage.

Aimer et pardonner.

Si la seule leçon à apprendre ici sur Terre était l’amour et le pardon. Pour moi et pour les autres. Pardonner et aimer. M’aimer tant que je me protège dans toutes les situations. Aimer tant que je sois puissante. Aimer tant que j’aime même mon anxiété. Aimer tant que l’opacité se transforme en transparence. Que le courage se lève et que la peur se dissolve. Que la beauté de la Terre m’inonde de sa splendeur. Aimer tant que je m’accueille et que j’arrête de me chicaner, de me juger moi et les autres, de me questionner sur mon avenir. Aimer tant que je sois correcte à mes propres yeux. Aimante et accueillante. Aimer tant que tout soit bienvenu même l’ardu apprentissage de la légèreté du bonheur.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

Recommandations livresques:

Pèlerinages & pérégrinationsPèlerinages et pérégrinations, Jean-Pierre Marcoux.
2017 - 187 p. - 14 X 22 - Reliure à spirale

Un ami a publié ce livre à compte d'auteur.  Recueil lumineux qui allie clichés originaux et courtes réflexions poétiques sur la nature, l'architecture du paysage, l'enfance et Gaudi.
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Le prix du volume est 47$ frais de port inclus.

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Soigner Aimer
Soigner Aimer, Ouanessa Younsi,
Éditions Mémoire d'encrier.
2016 - 136 p. - 21.95$

Un ouvrage poétique sur l'amour, la psychiatrie, le soin des patients,
Sept-Îles et la mort. Un baume pour l'âme et une étincelle pour la créativité.

Thématiques : Pleine conscience, Psychologie, Spiritualité


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Courriel : reneedemers@covivia.com



L'astragale
    

L'astragale

Une médicinale fondamentale

Astragale - fleurs
Photo : Danièle Laberge

Chaque automne, j'extrais du sol des racines d'astragale pour en préparer des bouillons qui améliorent ma résistance aux infections et me confèrent de l'énergie, du tonus musculaire ainsi que de l'endurance physique.

Originaire de la Chine et de la Mongolie, on observe aujourd'hui l'astragale sous sa forme indigène en bordure des estuaires et à l'orée des forêts de pin au nord de la Chine et on la retrouve jusque dans les montagnes du Sichuan et les plaines du Xinjiang.

Photo : Diane Mackay

L'origine du nom astragale proviendrait d'un jeu grec qui utilisait comme dés des osselets, des astragales issus de petits animaux. Le son émis par ces osselets serait similaire au son produit lorsqu'on agite les gousses séchées. Les Chinois nomment la plante Huang qi qui signifie énergie jaune, les Coréens Hwanggi, les Japonais Ogi. En anglais, on la nomme Astragalus, Milk Vetch ou Membranous Milk Vetch.

Description botanique


Photo : Danièle Laberge

Le genre Astragalus comprend de nombreuses espèces, dont 8 au Québec, 400 en Amérique du Nord, près de 130 en Europe, 250 au Moyen-Orient et 300 en Chine. L'espèce qu'on emploie comme plante médicinale est Astragalus membranaceus, une vivace rustique.

La fabacée développe des tiges ligneuses – parfois rougeâtres lorsque jeunes – portant des feuilles composées imparipennées, c'est-à-dire avec des folioles disposées en paires sauf pour la foliole terminale. Les folioles sessiles mesurent plus ou moins 1 cm.

Les inflorescences formées en grappes à la hauteur des bourgeons axillaires portent une dizaine de fleurs pédonculées qui donnent chacune une petite gousse, le fruit typique des membres de cette famille. À maturité, l'enveloppe de la gousse devient translucide comme du papier et s'ouvre longitudinalement pour laisser apparaître les semences réniformes. Sa racine, charnue et fibreuse, peut atteindre jusqu'à 60 cm de longueur en 5 ans.

Histoire

C'est un médecin et botaniste russe, Alexander von Bunge, qui a fait connaître vers 1860 l'astragale aux Occidentaux. Peu après aux États-Unis, l'école de médecine éclectique propage l'usage de la racine d'astragale pour stimuler le système immunitaire. On voit alors se développer un marché pour de nombreux toniques à base d'astragale qui connurent à l'époque une certaine popularité en Amérique.

Au Japon, on utilise cette plante tonique et adaptogène depuis des siècles en médecine traditionnelle. En Chine, on utilise le Yu Ping Feng San (Wan), un tonique riche en astragale, pour soigner la rhinite allergique, la bronchite chronique, la grippe et les rhumes tenaces. On y prépare des bouillons d'astragale à partir du mois de septembre pour stimuler le système immunitaire et prévenir les affections des voies respiratoires. On prescrit la plante dans les cas de fatigue chronique et d'affaiblissement du système immunitaire. On la recommande aux convalescents, aux malades chroniques, aux femmes souffrant de dépression post-partum et aux personnes âgées. L'astragale est l'ingrédient principal d'une préparation traditionnelle utilisée pour stimuler les fonctions cardiaques, le Bu Zhong Yi Qi Tang.

En médecine chinoise moderne, on continue d'étudier les multiples propriétés de cette plante singulière. On a même préparé des extraits standardisés d'astragale pour les donner en injection intraveineuse comme traitement de soutien efficace entre autres dans des cas de troubles cardiaques ou hépatiques, de cancer ou de tuberculose.

On rapporte sur le site de Passeport Santé que vers la fin des années 1980, la Chine a connu une épidémie de myocardie. Cette maladie est attribuable à un virus, le Coxsackie B, qui s'attaque au muscle cardiaque. « En 1987, des chercheurs chinois ont démontré qu'une préparation contenant de l'astragale pouvait être utile pour combattre les effets néfastes de ce virus. Il s'agissait, à l'époque, du seul remède pouvant aider à enrayer l'épidémie. »

Culture et récolte

L'astragale se cultive de préférence en plein soleil, mais elle tolère une ombre partielle. Facile de culture, cette fabacée vivace apprécie les sol sableux, profonds et bien drainés. On lui octroie un espace où elle pourra croitre pendant 4 ou 5 ans. On la fertilise annuellement avec quelques centimètres de compost.

On démarre les plants par semis intérieur. Les graines germent normalement en une semaine. Certains auteurs suggèrent de frotter les semences avec du papier sablé pour obtenir un meilleur taux de germination. Pour ma part, j'obtiens sans scarification de très bons résultats dans un terreau de germination gardé bien humide.

On repique les plantules dans un terreau de croissance et, après une période d'acclimatation, on les transplante au jardin en juin à une distance de 75 cm entre les plants.

Je récolte les racines à l'automne de la quatrième année en creusant avec précaution autour du plant afin de ne pas sectionner les racines. J'utilise un robot pour les tailler en fines tranches qui sèchent en moins d'une journée dans un déshydrateur. Je les conserve ainsi dans un pot de verre.

Propriétés

L'astragale est une plante tonique et adaptogène. Elle tonifie le sang et améliore sa composition. Elle agit sur la moelle osseuse et stimule la production des globules blancs. Des études ont démontré qu'elle agit comme catalyseur d'interféron, cette protéine qui permet d'accroître les taux d'anticorps dans les sécrétions nasales et dans le sang. On a aussi observé qu'elle favorise l'augmentation des globules rouges, des lymphocytes et des macrophages dont elle stimule l'activité cytotoxique. Conséquemment, on conseille un traitement d'astragale pour soutenir les gens qui reçoivent des traitements de chimiothérapie qui entravent la production de cellules du système immunitaire au niveau de la moelle osseuse.

On doit à ses flavonoïdes son action anti-inflammatoire et antioxydante, à ses polysaccharides son effet stimulant sur le système immunitaire, à ses saponosides son action bénéfique sur le métabolisme du glucose et de l'insuline, sur le foie et contre les virus.

Usages et posologie

Pour la prévention des affections du système respiratoire, on préparera une décoction. Il s'agit tout simplement de laisser mijoter de 6 à 15 g de racine séchée dans 1/2 litre d'eau durant 15 minutes. On conseille de boire de 500 ml à 1 litre de décoction par jour pendant quelques semaines ou même quelques mois pour les personnes affaiblies et convalescentes. On peut aussi tout simplement ajouter des morceaux de racines dans un bouillon. Cette plante réchauffante accroît la résistance au froid. On conseille sa consommation à partir de septembre surtout pour les personnes frileuses qui ont toujours les extrémités froides.

On peut aussi employer l'astragale sous forme de teinture médicinale. On conseille d'en prendre pour les problèmes du système respiratoire, mais aussi dans le cas de diabète, d'ulcère gastrique, de néphrites chroniques ainsi que pour les cas de dépression, de fatigue chronique, de surmenage, d'épuisement, de perte d'appétit, pendant la ménopause ou en période de convalescence. La dose recommandée est de 15 à 25 gouttes de 1 à 2 fois par jour pendant 4 à 6 semaines et jusqu'à 3 fois par jour en dose d'intervention pour un maximum de 2 semaines.

La racine séchée se consomme également sous forme de poudre, généralement en capsules. La dose recommandée est de 1 à 3 g par jour.

On peut intégrer la poudre dans des beurres de noix comme dans cette recette de beurre de graines de citrouille et de sésame qu'on trouve dans l'excellent Guide to Medicinal Herbs, édité par le National Geographic.

Au bain-marie, chauffez 100 ml de beurre de graines de citrouille et 240 ml de tahini. Ajoutez 45 ml de poudre de racine d'astragale et plus ou moins 45 ml d'huile de sésame, pour la texture. La préparation se conserve 15 jours au réfrigérateur.

Précautions et contre-indications

On suggère d'utiliser l'astragale principalement en prévention comme tonique immunitaire, antiviral et antibactérien. On conseille d'employer d'autres plantes médicinales lors d'affections aiguës associées à de la chaleur comme de la fièvre ou une forte inflammation.

L'astragale n'est pas recommandé pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes ni pour celles qui viennent de recevoir une greffe puisqu'elle stimule les fonctions immunitaires. En théorie, les effets de l'astragale pourraient s'opposer à ceux des médicaments immunodépresseurs.

En médecine traditionnelle chinoise, l'astragale est un tonique du yang et elle serait contre-indiquée entre autres dans les cas de déficience du yin. Aucune toxicité n'ayant été observée depuis 4 millénaires d'utilisation, on pourrait conclure en affirmant que la grande majorité des humains profiteraient d'une consommation régulière de cette plante médicinale fondamentale.

Astragale feuilles et fleurs
Photo : Diane Mackay

Diane Mackay Diane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste
Les Jardins du Grand-Portage

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Bibliographie :

  • Frère Marie-Victorin et ROULEAU, Ernest. 2e édition, Flore laurentienne. Les Presses de l'Université de Montréal, 1964.
  • GAGNON, Caroline et LANCTOT-BEDARD, Valérie (2003). Materia medica pour sorcières et sorciers avertis…, Flora medicina.
  • JOHNSON, Rebecca L., FOSTER Steven, LOW DOG, Tierona, M.D. et KIEFER, David, M.D. Guide to Medicinal Herbs, National Geographic 2014
  • PROVOST, Marie et JUTRAS, Marie. Compendium, Clef des Champs.
  • www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche=astragale

Rutabaga Rumba

Après avoir ravi des centaines de spectateurs à Québec, Joliette, Saint-Didace, Grondines et Saint-Jean- de-Matha, Yves Gagnon présente à Montréal le 10 novembre au Atomic Café son cabaret Rutabaga Rumba — Cabale malade qui comprend sketches, monologues, chansons, musiques, sexe et poésie.

Plus désopilant et pertinent que jamais, l'auteur compositeur iconoclaste sera accompagné sur scène par Marc-Antoine Sauvé aux guitares, à la voix et aux percussions ainsi que par Daniel Heikalo aux guitares, au cistre, au banjo et à la flûte.

Tout en revisitant ses classiques à la sauce moutarde, il nous présentera quelques textes frais et chansons récentes. Décapant ce cabaret? Le mot n'est peut-être pas juste? À vous de le qualifier en vos propres termes. Une chose est certaine, on ne demeure pas indifférent en assistant à cette cabale malade.

Le vendredi 10 novembre à 20 h
Atomic café
3606, rue Ontario, Montréal
(Métro Préfontaine)
Contribution: 10 $

Pour information:
450 835-5813 - info@jardinsdugrandportage.com

Thématiques : Herboristerie



L'arbre de l'enfance
    

Entrevue avec Anne Barth par Serge Grenier

L'arbre de l'enfance En 2009, Anne Barth rencontre Juliette qu'elle a filmé durant six années, de ses 11 à 17 ans. Juliette nous offre ses points de vue pleins de sagesse sur elle-même et sur la relation à l’autre. Anne a aussi fait la rencontre de Béatrice, maman d’une jeune fille de 17 ans et de Daniel, papa de 5 enfants. À eux se joint Catherine Gueguen, pédiatre. Ensemble ils ont fait un film qui nous ouvre à plus de conscience et plus de paix. J'ai parlé au téléphone avec Anne Barth qui fait actuellement une tournée pour accompagner son film. Les dates de sa visite au Québec sont à la fin de l'article.

Comment se passe la tournée de promotion du film?

J'ai fait près de 4 000 kilomètres de tournée en France depuis la Méditerranée jusqu'à l'Atlantique. Sur le site du film dans la section Livre d'or, on voit très bien à quel point ce film est apprécié par les gens, combien il leur apporte de bonheur, de questionnements. C'est incroyable! C'est un film qui rejoint beaucoup de monde de 12 ans à 90 ans. Il touche les gens parce qu'on peut facilement s'y reconnaître, s'identifier aux personnages qui sont tout à fait dans la vraie vie, comme la plupart du monde. Ce n'est pas intellectuel. C'est sensible, simple et profond en même temps. Les gens n'ont pas l'habitude de voir un film comme ça. Ils sont souvent « scotchés » comme on dit au Québec. À la fin du film, il y a un grand silence. Plusieurs pleurent. Il y a des témoignages très bouleversants. Les gens trouvent que le film les aide et les soutient. Ils souhaitent qu'il soit vu par tout le monde afin que les rapports humains évoluent dans la société.

J'ai vu dans les témoignages un monsieur qui appréciait que le film laisse des moments pour respirer, pour absorber ce qui vient d'être dit.

Tout à fait. C'est vraiment une forme qui rejoint les gens. D'habitude, enfin souvent, on est surchargés par l'action. Et d'avoir ce temps de pause pour aller à l'intérieur de soi, c'est rare. C'est pourtant un besoin fondamental. Donc ça fait beaucoup de bien. Il y a aussi la musique magnifique composée par Charles Van Goïdtsenhoven de Sherbrooke. Ces moments de nature et de musique sont vraiment précieux.

Bande annonce du film
Voir la bande annonce du film

Ça fait longtemps que vous êtes réalisatrice, j'imagine que c'est toute votre démarche artistique qui vous a permis de faire ce film-là avec une telle maîtrise de la forme et du fond.

C'est sûr que tout le travail que j'ai fait auparavant ainsi que mon cheminement intérieur font que ce film est prêt maintenant. Il y a quelques mois ou quelques années je n'aurais pas pu faire ce film-là, pas de cette façon-là. D'ailleurs, une première version a été montrée à des amis québécois. Sur le site du film il y a une petite vidéo de 8 minutes filmée au Québec où on entend des Québécois s'exprimer suite à cette avant-première projetée en novembre l'année dernière. Le film a beaucoup changé depuis. C'est grâce à cette première version que j'ai pu faire évoluer le film. Je me suis rendu compte qu'il y avait des questions, des réactions qui ne rejoignait pas tout à fait ce que j'avais envie qu'on me dise après le film. Ça m'a permis d'évoluer et de faire un film qui peut correspondre à tout le monde.

C'est un bon timing de votre côté. Mais aussi la grande remise en question qui balaie le monde entier aide à ce que les gens soient prêts à le recevoir maintenant.

Tout à fait. Ça tombe exactement dans un moment où on se questionne beaucoup sur ce qui nous relie les uns aux autres, sur comment prendre soin de soi et de nos relations avec les autres. On voit bien qu'il y a des problèmes majeurs avec l'école et les enfants au niveau de l'éducation. Les gens sont démunis et ne sont pas dans le rapport éducatif qu'ils aimeraient avoir. C'est extrêmement important de se rendre compte de ça.

Parlez-moi de votre rencontre avec Pierre Rabhi, les Amanins et les Colibris.

Pierre est dans les deux films précédents que j'ai réalisés et son engagement est magnifique. Je suis particulièrement proche d'Isabelle Peloux qui a fondé l'école Colibri au centre agroécologique Les Amanins. Et c'est avec elle que j'ai écrit le film Quels enfants laisserons-nous à la planète? Et que j'ai rencontré Michel Valentin avec qui j'ai fait le film Ce qui compte. Michel Valentin et Isabelle Peloux ont bousculé ma vie lors de mon retour en France. Après 40 années passées au Québec, ça a été très dur de me retrouver en France. Et c'est vraiment Isabelle Peloux et Michel Valentin qui m'ont fait faire un virage cinéma. Et aussi un virage au niveau de la conscience de ce que peut être l'éducation bienveillante et tout le travail de la communication non violente (CVN). Je n'ai pas été formée personnellement par Marshall Rosenberg, mais j'ai suivi une formation en communication non violente. Ce travail-là, plus un travail spirituel, c'est vraiment le chemin sur lequel ma vie évolue au fur et à mesure.

Anne Barth en tournage
Photo : Nicolas Gayraud

Comment avez-vous choisi Juliette? Quand vous avez commencé à la filmer, est-ce que vous aviez déjà une idée de ce que serait le film ou est-ce comme une intuition qui s'est développée par la suite?

Oui, tout à fait, c'était plus une intuition. Juliette était à l'école Colibri aux Amanins. Et j'ai très vite senti le message qu'elle pouvait apporter au monde. Elle est très très sensible, extrêmement vivante et expressive. Elle dit aux gens : « Réveillons-nous quoi, agissons. » Et la façon dont elle le dit c'est la parole d'une enfant, une parole qui n'est pas apprêtée, qui n'est pas un discours, qui est vraiment simple. Voilà. Donc, j'ai eu une belle rencontre avec Juliette. Et quand j'ai commencé à la filmer, à la sortie de son primaire, je ne savais pas que je m'embarquais pour 7 ans. Je n'en avais aucune idée, c'est sûr. C'est venu au fur et à mesure. En 2010, lors de la première entrevue que j'ai eue avec elle, nous avons passé deux heures dans la petite cabane. C’est la première entrevue du film. J'ai senti tout de suite qu'il y avait un film à faire. La façon dont elle me parlait d'elle et des rapports avec ses parents, ça rejoignait en moi un sujet, un propos que je voulais porter à l'écran depuis un certain temps. J'ai bien d'autres films qui sont en attente autour de la question : « Qu'est-ce qu'on fait de l'enfance? » C'est quelque chose qui m'habitait déjà.

Après cette première entrevue, est-ce que ça s'est passé à intervalles réguliers ou d'une façon un peu aléatoire?

Oui, un peu aléatoire. De temps en temps j'appelais Juliette en disant : « Bon, qu'est-ce que tu fais là? J'aimerais bien venir te voir. Est-ce que t'es disponible pour que je filme? » Puis de temps en temps j'étais fâchée et je lui disais : « Ah, tu ne m'as pas dit que tu faisais ça, j'aurais aimé ça être là. » Donc, c'est varié. J'ai filmé près de 80 heures en tout. C'est beaucoup. Ça a été surtout très très difficile de faire la sélection après.

Ce n'est pas un film sur Juliette. C'est devenu un film sur la parentalité et sur l'enfance. Donc, les autres personnages ont pris de la place. Et ça a été un déchirement de devoir supprimer des passages de Juliette que je voulais garder. Mais voilà, il faudra faire un autre film sur Juliette peut-être un jour.

Juliette, Béatrice et Daniel

Juliette est-elle contente du résultat? Est-ce qu'elle vous en a parlé?

Oui, elle est très touchée de contribuer à ce que les personnes évoluent. C'est ça surtout et c'est pareil pour les autres personnages quand je leur transmets ce qui s'écrit dans le livre d'or du film. Ils me disent : « Bien j'ai fait ma part, ma part de Colibri. » C'est une expression qu'on utilise volontiers pour dire : « J'ai fait ce que j'avais à faire pour que les choses évoluent et changent. »

Maintenant, si on se tourne vers l'avenir, j'imagine que vous allez prendre un moment de repos après vos tournées.

Pour l'instant j'ai pas vraiment la possibilité de me reposer. Je suis surchargée de demandes. J'ai à peu près 60 demandes de projections sur toute la France, la Belgique et la Suisse.

Ce n'est pas commun cette démarche-là d’accompagner le film d'aussi près.

Ça fait maintenant une vingtaine de séances où j'ai accompagné le film. Mais à partir de 2018, je n'irai qu'aux endroits où ils souhaitent aussi que je donne un atelier. Plusieurs diffuseurs me disent que c'est important et précieux que je sois là parce qu'après le visionnement les gens ont besoin de parler. Ce n'est pas vraiment un film qu'on laisse seul dans une salle. C'est bien qu'il y ait des associations, des regroupements ou des personnes qui peuvent accueillir la parole, l'émotion, un peu tout ce que les gens vivent. Les gens sont grands, ils peuvent vivre ça tout seuls. C'est quand même préférable que ça se passe sous forme de rencontres avec quelqu'un qui est là pour échanger avec eux après la projection. Mais bon, pour l'instant c'est comme ça et après on verra.

J'imagine que votre entreprise de consultation du Dialogue de Bohm est sur pause pendant ce temps-là.

C'est ça oui. Dans le film, Juliette dit : « À un moment donné quand tu fais un enfant, tu dois l'assumer. » Moi, j'ai fait un film et maintenant il faut que je l'assume. Je suis un peu coincée et j'avoue que c'est difficile parfois. C'est probablement, pas probablement, c'est souvent ce que vivent les parents qui aimeraient bien se libérer à l'occasion mais qui ne le peuvent pas parce que l'enfant est encore trop petit. Donc voilà, je ne peux pas me libérer maintenant. Pour l'instant il faut encore que je m'occupe de ce bébé. Et tranquillement il va grandir et je vais pouvoir passer à autre chose.

Donc vous êtes une bonne mère.

Non, pas vraiment. Je fais comme toutes les mamans, je fais mes gaffes, mes erreurs. Je me fâche, après moi-même, après les autres. Enfin je suis loin d'être parfaite. Mais disons que je me vois. C'est peut-être ça le plus important. Je vois bien le chemin où je suis. Je vois bien que quand je me fâche, c'est parce que je suis frustrée. Et pourquoi je suis frustrée? C'est parce que je ne réponds pas mes besoins. Et pourquoi je ne réponds pas à mes besoins? C'est parce que j'en ai trop pris. Voilà.

Je suis très liée à Krishnamurti qui parle de s'observer, de se voir, de voir comment on est, comment on fonctionne, à quoi on réagit. Se connaître, se voir, se voir être. Pour évoluer à partir du constat, sans jugement. Ne pas se juger, ne pas s'évaluer, seulement se voir.

Et en voyant tout ça, est-ce que vous êtes optimiste, pessimiste ou réaliste par rapport à ce qui s'en vient dans le monde?

Je ne pourrais pas le qualifier comme ça. Je suis triste de voir qu'il y a encore beaucoup d'inconscience. Je vois bien que cette inconscience est reliée à beaucoup de souffrance. Et c'est pour ça que je porte ce film. Je crois que tout le monde voudrait être heureux mais les gens n'y arrivent pas. Pourquoi n'y arrivent-ils pas? Je pense que c'est en grande partie à cause de leur enfance. Ils sont tous en train de compenser des besoins de reconnaissance, des besoins d'amour, toutes sortes de besoins qui n'ont pas été reconnus, entendus, assouvis dans l'enfance. Tout cela fait que les gens trébuchent sur les fleurs du tapis. Et moi avec. Malheureusement, je crois que tant qu'on aura pas fait le travail de conscience dont parle Daniel, le papa du film, le monde va continuer à aller mal. Et après, il va falloir aller vers la sobriété, c'est-à-dire arrêter ce cycle infernal de consommation et diminuer, diminuer.

La simplicité volontaire.

Oui, voilà. C'est pour cela aussi que je veux moins me déplacer pour le film. C'est trop. J'ai envie d'aller plus lentement, de me retrouver dans l'espace de silence où je vis à la campagne. J'ai envie d'être reliée à la nature et de faire confiance que le vivant peut exister sans moi. Pour l'instant je joue encore le rôle de réveille-matin des consciences. Je sonne les clochettes. Après, les gens font ce qu'ils peuvent, ce qu'ils veulent. Je ne suis plus la pdg de l'univers que j'ai voulu être il y a des années. Ça va là, j'ai compris que ce n'est pas moi qui fait le monde. Et je peux contribuer un peu. Mais ce n'est pas moi qui fait le monde.

Je pense qu'en même temps qu'il y a cette déchéance, il y a aussi une forte prise de conscience. Il y a les deux. Il n'y a pas d'ombre sans lumière. Je pense qu'il y a malheureusement un discours qui nous maintient dans l'ombre. C'est un discours que j'écoute peu. Je n'ai pas de télévision. Je ne lis presque jamais les journaux. Enfin, je suis très coupée de tout ça. Mais je sais que ça ne va pas bien.

On essaie de nous maintenir dans la peur, mais nous sommes plutôt dans la tristesse comme vous dites.

Oui, c'est ça. Et ça, il faut s'en préserver. Il y a une part de l'humanité qui est triste, c'est dommage. Mais il y a aussi énormément de beauté, de prises de conscience. Et ce film L'arbre de l'enfance, c'est un peu ça qu'il fait. Il montre qu'il y a des êtres qui sont en chemin, qui sont beaux dans leur conscience, qui s'éveillent, qui bougent, qui sont vivants. Donc voilà, je pense qu'on a le devoir de ne pas se laisser posséder, emporter et manipuler par une partie du monde. Ce n'est qu'une partie du monde. Le monde n'est pas seulement ça.

En conclusion, avez-vous un message pour les lecteurs et lectrices de Covivia?

Covivia. Continuer. Le mot « co » est très important. Coopérer, connaître, c'est-à-dire naître avec. Il s'agit d'être dans l'acceptation de ce qui est avec beaucoup de tendresse et beaucoup de compassion. À ce moment-là les choses se placent mieux pour nous et donc aussi autour de nous. C'est important d'être dans la paix avec soi et de faire un pas, chaque jour de faire un pas.

Merci pour cette entrevue.

Projections au Québec

Thématiques : Éducation, Société



Sur la toile
    

Intervention de Marc Halévy

Conférence de Marc Halévy pendant la 20ème Université Hommes-Entreprises.

Physicien de la complexité et de la spiritualité, il a d'ailleurs étudié la philosophie et l'histoire des religions, Marc Halévy est un spécialiste de la prospective de l'économie : il aborde toutes les facettes socioéconomiques du passage de l'économie industrielle à l'économie de l'immatériel en élaborant des théories, modèles et méthodes pour les processus complexes et les organisations de travail. Il a publié une quarantaine de livres et des centaines d'articles.

Il plaide pour une autre croissance pour vivre différemment.

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Alone through Iran - 1144 miles of trust

The Swedish ultra-runner Kristina Paltén began her run through Iran on august 29th 2015. She was to become the first woman ever to cross Iran by foot.

Kristina, with her two world records in both 12-hours and 48-hours running on a treadmill, chose Iran for her run for three main reasons. The beautiful nature, the long distance and her own prejudices against the country.

Without any prior connection to the country she wanted to explore a, to her, unknown country upon which she only had the western media coverage to rely on to understand.

During two months Kristina therefore challenged herself and her own fears for the unknown and her own prejudices about what a muslim country means for a lone woman running 1144 miles.

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Détoxifier les sables bitumineux avec des pissenlits

Planter des pissenlits dans les sables bitumineux favoriserait la repousse des plantes après l'abandon de l'exploitation de ces sites pétroliers, selon des experts. Une nouvelle étude menée par Susan Kaminskyj, professeure en biologie à l’Université de la Saskatchewan, démontre que les pissenlits contiennent un champignon qui absorberait les résidus chimiques des sables bitumineux.

Pissenlits

La majorité des plantes ne poussent pas bien en milieu huileux, mais ce champignon, qui se retrouve à l'intérieur du pissenlit, faciliterait la croissance des plantes situées à proximité, selon la professeure. « Après quelques mois de recherche, nous avons vérifié les produits pétrochimiques dans le sol que nous avons testé. Toute la contamination a été réduite », dit-elle.

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Celles qui ont révélé les « Monsanto papers » racontent comment Monsanto triche

Carey Gillam et Kathryn Forgie
Carey Gillam et Kathryn Forgie

Ces deux femmes sont à l’origine de la publication des « Monsanto papers », ces milliers de courriels, notes, rapports, qui montrent les manipulations de la firme chimique pour cacher la dangerosité du glyphosate.

Monsanto n’est cependant pas la seule firme à falsifier des documents à propos de produits chimiques dangereux pour l’environnement ou l’humain, même si elle a sans doute été le plus loin. Ces abus sont fréquents dans l’industrie chimique, comme avec l’industrie du tabac ou pharmaceutique. Ils calculent combien d’argent ils peuvent gagner et combien d’argent ils risquent de perdre en dommages et intérêts s’ils sont démasqués.

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Traditional Finnish Log House Building Process

Il y a des sous-titres. La traduction en français est pas fameuse.
Mais juste de les voir travailler, c'est déjà beau!

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Volume 13, Numéro 16 — Mercredi, 1er novembre 2017
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