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Le souci sans souci

Le souci sans souci


Photo : Danièle Laberge

Le souci, Calendula officinalis, aussi appelé calendule, fut la première plante médicinale que j'ai transformée. Un ami m'avait apporté une bouteille d'huile de souci comme cadeau de grossesse. Il m'a recommandé de l'appliquer sur mon ventre pour prévenir les vergetures et sur les fesses du futur bébé. Dès l'été suivant, j'ai mis à macérer des pétales de souci dans l'huile d'olive sur le rebord de ma fenêtre. Et depuis, chaque fois qu'une femme de mon entourage est enceinte, je lui offre cette huile merveilleuse qui vient à bout de tous les érythèmes fessiers. J'ai eu maints témoignages de petites fesses sauvées grâce à elle, alors que les pharmaciens et médecins avaient épuisé tous leurs recours.


Le souci Erfurter Orangefarbige en compagnonnage avec des choux pommés.

Elle a aussi soigné l'eczéma de mon amie jardinière, le psoriasis de mon papa et l'acné de la voisine. Mes feux sauvages ont disparu depuis que j'en applique dès que je ressens cette sensation de brûlure à la commissure des lèvres. En infusion, en combinaison avec de la camomille et/ou de la centaurée bleue, le souci soigne les conjonctivites et l'irritation des yeux, car émollient, anti-inflammatoire et bactéricide. En tisane, il agira sur les ulcères et les autres irritations ou inflammations gastriques. Il faut cependant éviter d'en boire pendant la grossesse puisqu'il est emménagogue et déclenche les menstruations qui tardent.

On le cultivait au Moyen Âge en Europe et on l'utilisait déjà pour soigner les ulcères d'estomac et pour certains usages culinaires, entre autres pour colorer des fromages.

On peut lire dans le Materia medica de Flora medicina : « La calendule aide à décongestionner la lymphe, à promouvoir sa circulation et à éliminer le surplus de toxines qui y circulent. » Ainsi, le souci aide et soigne la peau. Il est donc conseillé pour le système lymphatique de l'utiliser en infusion jumelée à une application topique qui permet de mettre à profit ses vertus vulnéraires et antivirales.

Cette ravissante annuelle de la famille des astéracées, excellente plante compagne des brassicacées, se cultive facilement. On peut la semer directement au jardin en mai ou à l'intérieur, de 4 à 6 semaines avant la mise en terre, puis la transplanter à tous les 30 cm en plein soleil à l'abri du vent dans un sol amendé de compost. Le souci apprécie une terre riche même s'il se contente d'un sol pauvre. Il résiste bien au gel et fleurit jusqu'aux premières neiges.

On récolte les fleurs au début de leur floraison dès qu'elles sont pleinement épanouies.

Il faut les récolter régulièrement afin de stimuler l'apparition de nouvelles fleurs. Pour le séchage, il est important de cueillir les fleurs le midi après deux journées ensoleillées et d'utiliser un séchoir à 90 °F avec beaucoup d'air forcé, car le souci contient 90 % d'eau. On peut couper les inflorescences en deux afin d'accélérer le séchage.

Mes deux cultivars préférés sont le Erfurter Orangefarbige qui atteint 60 cm de hauteur et donne de nombreuses fleurs orange doubles et le Calypso Orange, moins haut, mais qui porte de délicates fleurs simples orange à coeur foncé; celui-ci se cultive bien en contenant.

En Europe, on préfère le cultivar Erfurter Orangefarbige pour la production de fleurs médicinales. Le cultivar Calypso Orange, réputé pour son action anti-inflammatoire supérieure, est utilisé commercialement pour la préparation d'onguents et de crèmes. Le cultivar Flashback Mix, plus ornemental, produit des fleurs variant du jaune à l'orangé.

Tous les soucis donnent de jolies fleurs comestibles délicieuses à ajouter aux salades estivales. Les pétales remplacent très bien le safran pour colorer le riz. On surnomme d'ailleurs le souci, le safran des pauvres.

Comme me le disait si bien un ami, un peu agaçant avec ses jeux de mots à propos de tout et de rien : « Safran du souci dans le jardin! »

Diane Mackay Diane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste

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Volume 10, numéro 10 — Mercredi, 28 mai 2014
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