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Aunée, la grande

Aunée, la grande

D'après la légende grecque, l'aunée serait née d'une larme d'Hélène, fille de Zeus et de Léda, d'où son nom latin, Inula helenium. Fort probablement originaire d'Eurasie, elle était déjà connue des premiers médecins grecs. Appelée communément elna au Moyen-Âge, elle était déjà réputée pour ses propriétés emménagogue, diurétique et pectorale, comme le rapporte Odon de Meung dans son ouvrage Des vertus des plantes, écrit au XIe siècle. On peut y lire : « Une décoction de cette herbe, prise en boisson, facilite l'écoulement périodique du sang chez les femmes, active la sécrétion de l'urine, provoque l'expulsion du foetus mort dans la matrice. » Également : « réduite en poudre et incorporée avec du miel, sa racine devient un aliment qui apaise la toux et remédie à l'orthopnée. » 1


Photo : Danièle Laberge

L'aunée fut probablement apportée ici par le premier apothicaire français, Louis Hébert, qui s'est établi à Québec en 1617. On observe encore cette belle et grande astéracée dans les environs de Montréal et de Québec ainsi qu'en Gaspésie. Elle préfère les milieux humides et les sols argileux avec un pH entre 4,5 et 6, mais elle se plait très bien chez nous dans un sol sableux en plein soleil ou à mi-ombre. Les plants de 3 ans atteignent 2 mètres de hauteur et leurs grands capitules jaunes, aux allures de grosses marguerites, impressionnent et enjolivent les plates-bandes. La tige est entourée à la base de longues et larges feuilles duveteuses.

On doit préparer le sol en profondeur et l'enrichir de compost au moment de la transplantation. Il est recommandé de démarrer les plants à partir de semences environ 6 semaines avant la transplantation.

On récolte les racines à l'automne de la deuxième année, ou le printemps suivant, avant que les racines ne deviennent fibreuses. On coupe les rhizomes en petites languettes de façon à accélérer le séchage.

Dynamisante du système respiratoire, l'aunée est aussi calmante grâce à ses mucilages et son taux élevé d'huiles essentielles qui en font un tonifiant des muqueuses respiratoires. Antiseptique, elle nettoie les voies respiratoires en délogeant le mucus secrété par des réactions allergiques ou les infections respiratoires. Riche en inuline, un sucre non assimilable, elle serait utile aux diabétiques. On doit cependant l'éviter durant les premiers mois de grossesse et l'allaitement.

En décoction

Pour préparer une décoction d'aunée, on fait tremper 2 c. à table (10 g) de racines séchées et concassées dans un litre d’eau froide durant une heure puis on porte à ébullition. On laisse bouillir une minute puis on fait infuser 10 minutes. On tamise puis on boit chaud à raison de 1 à 2 tasses par jour. On peut sucrer avec du miel, si désiré.

En vin

Pour préparer un vin d'aunée, on associe dans le mélangeur 50 g de racines d'aunée fraîches taillées grossièrement avec un litre de vin blanc. On actionne le mélangeur puis on transfère dans un pot de verre qu'on remplit à ras bord afin de prévenir l'oxydation. On conserve à la noirceur durant une semaine en prenant soin de brasser quotidiennement en inversant le pot 10 fois. Après une semaine, on filtre la macération. On sucre le vin avec du miel si désiré puis on le conserve dans un pot de verre au frigo.

Pour soulager la toux, la bronchite et l'asthme, on prend 1 à 2 cuillerées à thé 3 fois par jour ou encore, pour améliorer la digestion, un petit verre en apéro avant le repas. Salud!

Diane Mackay Diane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste
Les Jardins du Grand-Portage


1- DE MEUNG, Odon. La Pharmacie des Moines (une traduction du latin de Des vertus des plantes par L. Baudet) éditions Paleo, septembre 2011, p.99.


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Volume 10, numéro 19 — Mercredi, 3 décembre 2014
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