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L'astragale

L'astragale

Une médicinale fondamentale

Astragale - fleurs
Photo : Danièle Laberge

Chaque automne, j'extrais du sol des racines d'astragale pour en préparer des bouillons qui améliorent ma résistance aux infections et me confèrent de l'énergie, du tonus musculaire ainsi que de l'endurance physique.

Originaire de la Chine et de la Mongolie, on observe aujourd'hui l'astragale sous sa forme indigène en bordure des estuaires et à l'orée des forêts de pin au nord de la Chine et on la retrouve jusque dans les montagnes du Sichuan et les plaines du Xinjiang.

Photo : Diane Mackay

L'origine du nom astragale proviendrait d'un jeu grec qui utilisait comme dés des osselets, des astragales issus de petits animaux. Le son émis par ces osselets serait similaire au son produit lorsqu'on agite les gousses séchées. Les Chinois nomment la plante Huang qi qui signifie énergie jaune, les Coréens Hwanggi, les Japonais Ogi. En anglais, on la nomme Astragalus, Milk Vetch ou Membranous Milk Vetch.

Description botanique


Photo : Danièle Laberge

Le genre Astragalus comprend de nombreuses espèces, dont 8 au Québec, 400 en Amérique du Nord, près de 130 en Europe, 250 au Moyen-Orient et 300 en Chine. L'espèce qu'on emploie comme plante médicinale est Astragalus membranaceus, une vivace rustique.

La fabacée développe des tiges ligneuses – parfois rougeâtres lorsque jeunes – portant des feuilles composées imparipennées, c'est-à-dire avec des folioles disposées en paires sauf pour la foliole terminale. Les folioles sessiles mesurent plus ou moins 1 cm.

Les inflorescences formées en grappes à la hauteur des bourgeons axillaires portent une dizaine de fleurs pédonculées qui donnent chacune une petite gousse, le fruit typique des membres de cette famille. À maturité, l'enveloppe de la gousse devient translucide comme du papier et s'ouvre longitudinalement pour laisser apparaître les semences réniformes. Sa racine, charnue et fibreuse, peut atteindre jusqu'à 60 cm de longueur en 5 ans.

Histoire

C'est un médecin et botaniste russe, Alexander von Bunge, qui a fait connaître vers 1860 l'astragale aux Occidentaux. Peu après aux États-Unis, l'école de médecine éclectique propage l'usage de la racine d'astragale pour stimuler le système immunitaire. On voit alors se développer un marché pour de nombreux toniques à base d'astragale qui connurent à l'époque une certaine popularité en Amérique.

Au Japon, on utilise cette plante tonique et adaptogène depuis des siècles en médecine traditionnelle. En Chine, on utilise le Yu Ping Feng San (Wan), un tonique riche en astragale, pour soigner la rhinite allergique, la bronchite chronique, la grippe et les rhumes tenaces. On y prépare des bouillons d'astragale à partir du mois de septembre pour stimuler le système immunitaire et prévenir les affections des voies respiratoires. On prescrit la plante dans les cas de fatigue chronique et d'affaiblissement du système immunitaire. On la recommande aux convalescents, aux malades chroniques, aux femmes souffrant de dépression post-partum et aux personnes âgées. L'astragale est l'ingrédient principal d'une préparation traditionnelle utilisée pour stimuler les fonctions cardiaques, le Bu Zhong Yi Qi Tang.

En médecine chinoise moderne, on continue d'étudier les multiples propriétés de cette plante singulière. On a même préparé des extraits standardisés d'astragale pour les donner en injection intraveineuse comme traitement de soutien efficace entre autres dans des cas de troubles cardiaques ou hépatiques, de cancer ou de tuberculose.

On rapporte sur le site de Passeport Santé que vers la fin des années 1980, la Chine a connu une épidémie de myocardie. Cette maladie est attribuable à un virus, le Coxsackie B, qui s'attaque au muscle cardiaque. « En 1987, des chercheurs chinois ont démontré qu'une préparation contenant de l'astragale pouvait être utile pour combattre les effets néfastes de ce virus. Il s'agissait, à l'époque, du seul remède pouvant aider à enrayer l'épidémie. »

Culture et récolte

L'astragale se cultive de préférence en plein soleil, mais elle tolère une ombre partielle. Facile de culture, cette fabacée vivace apprécie les sol sableux, profonds et bien drainés. On lui octroie un espace où elle pourra croitre pendant 4 ou 5 ans. On la fertilise annuellement avec quelques centimètres de compost.

On démarre les plants par semis intérieur. Les graines germent normalement en une semaine. Certains auteurs suggèrent de frotter les semences avec du papier sablé pour obtenir un meilleur taux de germination. Pour ma part, j'obtiens sans scarification de très bons résultats dans un terreau de germination gardé bien humide.

On repique les plantules dans un terreau de croissance et, après une période d'acclimatation, on les transplante au jardin en juin à une distance de 75 cm entre les plants.

Je récolte les racines à l'automne de la quatrième année en creusant avec précaution autour du plant afin de ne pas sectionner les racines. J'utilise un robot pour les tailler en fines tranches qui sèchent en moins d'une journée dans un déshydrateur. Je les conserve ainsi dans un pot de verre.

Propriétés

L'astragale est une plante tonique et adaptogène. Elle tonifie le sang et améliore sa composition. Elle agit sur la moelle osseuse et stimule la production des globules blancs. Des études ont démontré qu'elle agit comme catalyseur d'interféron, cette protéine qui permet d'accroître les taux d'anticorps dans les sécrétions nasales et dans le sang. On a aussi observé qu'elle favorise l'augmentation des globules rouges, des lymphocytes et des macrophages dont elle stimule l'activité cytotoxique. Conséquemment, on conseille un traitement d'astragale pour soutenir les gens qui reçoivent des traitements de chimiothérapie qui entravent la production de cellules du système immunitaire au niveau de la moelle osseuse.

On doit à ses flavonoïdes son action anti-inflammatoire et antioxydante, à ses polysaccharides son effet stimulant sur le système immunitaire, à ses saponosides son action bénéfique sur le métabolisme du glucose et de l'insuline, sur le foie et contre les virus.

Usages et posologie

Pour la prévention des affections du système respiratoire, on préparera une décoction. Il s'agit tout simplement de laisser mijoter de 6 à 15 g de racine séchée dans 1/2 litre d'eau durant 15 minutes. On conseille de boire de 500 ml à 1 litre de décoction par jour pendant quelques semaines ou même quelques mois pour les personnes affaiblies et convalescentes. On peut aussi tout simplement ajouter des morceaux de racines dans un bouillon. Cette plante réchauffante accroît la résistance au froid. On conseille sa consommation à partir de septembre surtout pour les personnes frileuses qui ont toujours les extrémités froides.

On peut aussi employer l'astragale sous forme de teinture médicinale. On conseille d'en prendre pour les problèmes du système respiratoire, mais aussi dans le cas de diabète, d'ulcère gastrique, de néphrites chroniques ainsi que pour les cas de dépression, de fatigue chronique, de surmenage, d'épuisement, de perte d'appétit, pendant la ménopause ou en période de convalescence. La dose recommandée est de 15 à 25 gouttes de 1 à 2 fois par jour pendant 4 à 6 semaines et jusqu'à 3 fois par jour en dose d'intervention pour un maximum de 2 semaines.

La racine séchée se consomme également sous forme de poudre, généralement en capsules. La dose recommandée est de 1 à 3 g par jour.

On peut intégrer la poudre dans des beurres de noix comme dans cette recette de beurre de graines de citrouille et de sésame qu'on trouve dans l'excellent Guide to Medicinal Herbs, édité par le National Geographic.

Au bain-marie, chauffez 100 ml de beurre de graines de citrouille et 240 ml de tahini. Ajoutez 45 ml de poudre de racine d'astragale et plus ou moins 45 ml d'huile de sésame, pour la texture. La préparation se conserve 15 jours au réfrigérateur.

Précautions et contre-indications

On suggère d'utiliser l'astragale principalement en prévention comme tonique immunitaire, antiviral et antibactérien. On conseille d'employer d'autres plantes médicinales lors d'affections aiguës associées à de la chaleur comme de la fièvre ou une forte inflammation.

L'astragale n'est pas recommandé pour les personnes atteintes de maladies auto-immunes ni pour celles qui viennent de recevoir une greffe puisqu'elle stimule les fonctions immunitaires. En théorie, les effets de l'astragale pourraient s'opposer à ceux des médicaments immunodépresseurs.

En médecine traditionnelle chinoise, l'astragale est un tonique du yang et elle serait contre-indiquée entre autres dans les cas de déficience du yin. Aucune toxicité n'ayant été observée depuis 4 millénaires d'utilisation, on pourrait conclure en affirmant que la grande majorité des humains profiteraient d'une consommation régulière de cette plante médicinale fondamentale.

Astragale feuilles et fleurs
Photo : Diane Mackay

Diane Mackay Diane Mackay,
Biologiste, jardinière et herboriste
Les Jardins du Grand-Portage

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Bibliographie :

  • Frère Marie-Victorin et ROULEAU, Ernest. 2e édition, Flore laurentienne. Les Presses de l'Université de Montréal, 1964.
  • GAGNON, Caroline et LANCTOT-BEDARD, Valérie (2003). Materia medica pour sorcières et sorciers avertis…, Flora medicina.
  • JOHNSON, Rebecca L., FOSTER Steven, LOW DOG, Tierona, M.D. et KIEFER, David, M.D. Guide to Medicinal Herbs, National Geographic 2014
  • PROVOST, Marie et JUTRAS, Marie. Compendium, Clef des Champs.
  • www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche=astragale

Rutabaga Rumba

Après avoir ravi des centaines de spectateurs à Québec, Joliette, Saint-Didace, Grondines et Saint-Jean- de-Matha, Yves Gagnon présente à Montréal le 10 novembre au Atomic Café son cabaret Rutabaga Rumba — Cabale malade qui comprend sketches, monologues, chansons, musiques, sexe et poésie.

Plus désopilant et pertinent que jamais, l'auteur compositeur iconoclaste sera accompagné sur scène par Marc-Antoine Sauvé aux guitares, à la voix et aux percussions ainsi que par Daniel Heikalo aux guitares, au cistre, au banjo et à la flûte.

Tout en revisitant ses classiques à la sauce moutarde, il nous présentera quelques textes frais et chansons récentes. Décapant ce cabaret? Le mot n'est peut-être pas juste? À vous de le qualifier en vos propres termes. Une chose est certaine, on ne demeure pas indifférent en assistant à cette cabale malade.

Le vendredi 10 novembre à 20 h
Atomic café
3606, rue Ontario, Montréal
(Métro Préfontaine)
Contribution: 10 $

Pour information:
450 835-5813 - info@jardinsdugrandportage.com


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Volume 13, Numéro 16 — Mercredi, 1er novembre 2017
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