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De Descartes aux hippies

René DescartesJe remets en question l’adage cartésien, pierre d’assise de la mentalité occidentale moderne : je pense donc je suis. Cette philosophie fondamentale du 17e siècle de René Descartes a fait en sorte que l’homme européen, notre ancêtre, s’est perçu essentiellement comme une conscience enfermée malencontreusement dans un corps physique étranger.

Encore enseignée au niveau collégial, cette conception nourrit la dualité esprit/matière. Certes, cela a apporté un grand essor de la technologie et de la mécanique. Car dès lors, la matière considérée comme inerte et soustraite au pouvoir divin pouvait être étudiée et transformée.

La pensée est une fonction de mon être. Je me rapetisse si je m’identifie à cette seule activité. Je suis corps, cœur, esprit, matière et ondes. Je suis à la fois un corps physique limité par des frontières dans la matière et un pont énergétique lié au cosmos et au microcosme. Me réduire à ma pensée génère un conflit avec moi-même. Mes besoins physiques, émotionnels et spirituels ainsi que leurs bienfaits et signaux sont alors ignorés et occultés. S’ensuit une vision mécaniste et fragmentée du monde et un rejet de la matière. Depuis maintenant près de quatre siècles, nous assistons à la séparation de l'esprit et du corps et au niveau planétaire, à la dégradation de notre environnement. En éducation, cela a amené un enseignement qui s’adresse principalement à la formation de la pensée.

L’apport de la mystique orientale et les avancées en physique quantique ont influencé notre culture occidentale depuis la fin du siècle dernier et sont significatifs pour notre conception de l’humain. La connaissance que j'ai acquise de mes pratiques spirituelles et de mes lectures scientifiques c’est que je suis beaucoup plus que mes pensées. Enfin sortir de la prison du mental et de la réflexion. Mes capacités intellectuelles sont importantes, mais représentent seulement une facette de ma personne.

Mon corps, mes sensations, mes intuitions, mes vibrations, ma connexion cosmique, mes émotions sont autant de parties de l’organisme que je suis. Toutes ces parties sont liées. Elles forment un tout. Une faiblesse d’un de mes organes physiques tels les reins peut favoriser un état anxiogène, selon la médecine chinoise. Si je consulte dans le but de retrouver une ambiance paisible à l’intérieur de ma psyché, le praticien stimulera les méridiens des reins pour augmenter la vitalité rénale, me conseillera de consulter un psychothérapeute et pourra même revoir mon alimentation.

Toutes ces interventions contribueront à un rétablissement harmonieux. Dans un autre ordre de réalité, la relation sexuelle entre l’homme et la femme engendre la conception physique d’un bébé dans la matière, favorise l’amour entre les amants, détend et apaise l’agressivité accumulée dans le système musculaire et ouvre aussi la porte à l’extase cosmique, son infinie douceur, son enseignement innommable.

Je suis un prisme. Mes multiples flancs extérieurs et ma densité intérieure me forment, me meuvent et méritent ma reconnaissance. Ils sont une source inépuisable de connaissance et de vitalité.

Il est temps de sortir de cette dualité esprit/matière. Heureusement, nous y arrivons en ce début de siècle. Rendons grâce aux hippies du siècle dernier qui ont propagé une vision holistique du monde. À dos de Aum et de quantas, nos pensées ont retrouvé leur écrin physique. Nos corps et la Terre méritent respect et amour. Puisse ce message continuer à nous pénétrer tous!

Renée Demers

reneedemers@covivia.com

Source d’inspiration :

Tao of Physics

http://www.shambhala.com/the-tao-of-physics-1.html

( Cet ouvrage n’est plus disponible en version française. )


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Volume 9, numéro 2 — Mercredi, 30 janvier 2013
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