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Le Bateleur, premier Arcane du Tarot

Le Bateleur et l’art d’apprendre :
enthousiasme et analogie

Le premier arcane du jeu de tarot est le bateleur. Il est la clef de tous les arcanes suivants. Il présente l’attitude à adopter pour maîtriser l’art d’apprendre, entrée en matière nécessaire pour l’acquisition de connaissance.

Sur la carte, on voit un jongleur joliment habillé, coiffé d’un chapeau en forme de lemniscate (le 8 couché), détendu, manipulant adroitement un bâton et un petit disque jaune, en regardant au loin. Ses bras, porteurs de la volonté, s’exécutent avec grâce et adresse. Il est silencieux, il ne parle pas, il se tait à l'écoute. Ses yeux sont vifs, ses cheveux ornés de disques jaunes, son corps relax, ses gestes précis. Il se tient debout sur la terre ferme, son chapeau touche au ciel. Devant lui, à la hauteur de son hara, centre de la créativité, on aperçoit une table sur laquelle sont disposés coupes, épée, dés et pièces. On entrevoit trois des pattes de la table qui s’apparentent à ses deux jambes. Le bateleur se tient debout, bien ancré et s’élevant fièrement, touchant au ciel et à la terre, témoignant de l’importance des influences terrestres et célestes. La table et sa stature se croisent entre verticalité et horizontalité. L’horizon est blanc, couleur qui englobe toutes les autres.

Le bateleur est numéroté du chiffre 1. Le chiffre 1 représente à la fois l’unité et le tout. Tous les chiffres ainsi que tous les arcanes du tarot découlent de lui. Les nombres sont des divisions de l’unité. Dans l’unité, toutes les possibilités sont incluses. Au début, tous les devenirs se côtoient. Le blanc immanent à l’horizon et la forme du chapeau du bateleur symbolisent l’infini qui est toujours présent au commencement de chaque instant.

Ce jongleur décontracté nous invite à la concentration sans effort. Il nous conseille de cultiver une attitude concentrée, volontaire et détendue, en cultivant nos talents et nos penchants. De sorte qu’au lieu de s’efforcer dans la vie, on s’enthousiasme, divinement transporté, soutenu par l’énergie du désir. Par exemple, présentez à un jeune écolier épris des animaux, mais rébarbatif à la lecture, un recueil de courtes histoires animalières, illustré de quelques beaux dessins. Le voilà, lui qui fuyait les livres depuis plusieurs mois, assis sur le divan de salon, absorbé dans sa lecture les yeux ronds et pleins d’étoiles.

Revenons à la symbolique du bateleur ! Le blanc à l’horizon nous indique que le bateleur a fait le vide dans son esprit et le silence autour de lui de sorte qu’il puisse acquérir des habiletés dans sa jonglerie. Tel l’acrobate qui saute d’une barre à l’autre, il pointe sa baguette vers le coeur avec aisance. Pour que l’athlète s’élance gracieusement dans les airs, il a dû pratiquer de longues heures selon un horaire répétitif, en faisant le vide de toutes autres occupations et préoccupations, poussé par son amour des arts du cirque et sa volonté. Il a tout d’abord jubilé en voyant un spectacle puis ensuite en ressentant les sensations physiques qu’engendraient ses mouvements acrobatiques. Porté par son enthousiasme, il s’est investi dans une discipline et s’est laissé inspirer pour finaliser son numéro. Il l’a élaboré avec son intellect, son corps, ses émotions et sa créativité. Alors qu’il performe, nulle pensée dans sa tête, mais une concentration sans faille liée à une maîtrise corporelle et une présence accrue. Il a substitué à son intellect comme coordonnateur d’action, son système rythmique situé dans son coeur qui bat ainsi que sa mémoire kinesthésique qui ont mémorisé la séquence acrobatique dans ses moindres détails et ses rythmes précis. Nulle distraction ne traverse son esprit quand il se balance en haut sinon il mettrait sa vie en danger. Son cœur, son sang, qui sur l'arcane coule sous ses pieds, et ses muscles ont la mémoire de chaque instant de la séquence. Sa performance est basée sur un rythme précis, qui le soutient et le guide. La lemniscate qui coiffe notre bateleur symbolise, outre l’infini, le rythme. Le rythme soutient l’apprentissage. L’artiste de cirque est totalement concentré et présent. Nous assistons alors à cette maîtrise de soi mariée à la beauté du geste.

Le bateleur nous enseigne tout d’abord le côté pratique de l’art d’apprendre. Développer une présence tranquille et détendue en développant nos talents. Se concentrer sans effort. Faire le vide et choisir volontairement un terrain d’expérimentation. Transformez le travail en jeu. Inclure dans l'apprentissage tous les aspects de notre personne. Suivre ses penchants en utilisant la puissance des rythmes corporels et temporels.

Ce premier aspect pratique de l’art d’apprendre que nous enseigne le bateleur nous introduit aussi à l’aspect théorique de l’apprentissage. L’unité nous rappelle que tout est dans tout. L’unité se déploie dans la multiplicité. L’unité du monde donne naissance à une multitude infinie de phénomènes. Nous décelons ce qui est commun entre deux phénomènes grâce à l’analogie. Les humains ont inventé les technologies en imitant la nature. Une fois qu’ils ont observé et étudié les oiseaux, ils ont utilisé les données scientifiques recueillies pour les reproduire à plus grande échelle et inventer les avions. L’hélicoptère possède plusieurs caractéristiques analogues à la libellule quand on observe l’un et l’autre. Lorsque notre écolier cité plus haut,  amoureux des animaux, aperçoit le dessin d’un ourson et de sa maman dans le recueil d’histoire, son esprit associe la lecture au plaisir, étant donné que les animaux l’enchantent et que ce livre en présente. Sans le savoir, il vient d’utiliser la première méthode d’apprentissage théorique dont les humains disposent : l’analogie. Le monde étant une unité, ce qui est ici est comme ce qui est là, ce qui est en haut est comme ce qui en bas et vice-versa. Nous allons du connu à l’inconnu en suivant le fil de l’analogie.

Références: 

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Volume 9, numéro 20 — Mercredi, 4 décembre 2013
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