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Processus créatif

Processus créatif

Depuis plus de dix jours, je réfléchis au thème de ce billet. Plusieurs sujets ont surgi, mais ils ne descendent pas dans mon cœur, dans mon ventre et jusqu’au bout de mes doigts. J’observe les idées qui pénètrent ma conscience. Elles font trois petits tours puis s’en vont. Pas de panique, détendons-nous et assistons au dévoilement du processus créateur.

Dans le coin droit de mon cerveau, l’équinoxe s’est pointé. Je pourrais m’étendre sur ce moment d’équilibre dans la grande courbe annuelle que tracent les astres. Mais le 21 mars cette année au Québec, malgré les ardeurs printanières qui favorisent la lumière, ne semble pas marquer l'affaiblissement de cet hiver rigoureux qui s’emballe de neige et de gel. Je ressens la montée de la sève dans mes cellules. Ma peau espère le soleil, mes yeux se languissent du vert, mes pieds rêvent de la terre nue, mais l’équilibre planétaire en a décidé autrement. Les Grands Lacs canadiens vont nous éventer de leur froidure encore un bout de temps, semble-t-il. La pleine lune printanière se gonflera tardivement. Nous fêterons à la fin avril la délinquante Pâques, dernière fête mobile restante dans ce monde bureaucratique. Alors je m’adapte et je savoure encore l'intériorisation. Je vous causerai d’ivresse sensuelle et de fécondité plus tard. Une chose est certaine et rassurante, le renouveau viendra.

Agrandir Photo : Claude Charlebois

J’ai aussi pensé m'étendre sur le temps des communes auquel j’ai participé dans ma vingtaine, car des jeunes me posent des questions sur cette époque. Ils ont le goût de reformer de petites communautés à échelle humaine. « Pourquoi cela n’a-t-il pas marché ? Pourquoi êtes-vous revenus en ville ? » demandent-ils ? Est-ce parce qu’un mouvement a pris fin qu’il devient un échec ? L’existence ne se déroule pas en ligne droite. Elle préfère la spirale, le va-et-vient. Éternellement cyclique, elle se déroule: création, conservation, destruction. Il faut leur dire que nous avons participé à jeter les bases du virage biologique en agriculture, de la transformation écoénergétique de l’habitat, du retour à des pratiques obstétricales respectueuses de la force féminine, de la remise en question de la famille dysfonctionnelle, de l'ouverture de la conscience, de la reprise en main de notre santé, de la redécouverte du pouvoir guérisseur des aliments et des plantes médicinales, de la reconnaissance de la complémentarité des sexes, de l’apprentissage d’une sexualité jouissante et détendue, etc. Que malgré le discours dominant véhiculé par les médias officiels, qui prétend que l’époque des communes et des hippies n’a été qu’une partie de fesses et de drogue, elle a été une immense remise en question, un laboratoire de technologies appliquées écologiques et une magnifique célébration ! Il est certain que nos endoctrinements et nos conditionnements nous ont finalement rattrapés. Mais mes compagnons de fortune en réintégrant la société après ce passage par la communauté et ce grand mouvement qu’on appelait le retour à la terre, ont contribué à l’essor écologique en environnement, en éducation, en alimentation et en santé. Qui sait ce que nous réservent les années à venir ? Mais l’étincelle s’est éteinte après ce paragraphe. J’y reviendrai certainement, chère jeunesse.

J’ai aussi flirté avec l’idée de monter un dossier sur les ampoules fluocompactes (1) que le gouvernement nous imposera dès l’année prochaine en nous persuadant qu’elles sont plus écologiques alors qu’elles contiennent du mercure et qu’elles proviennent de la Chine. Mais je n’ai pas la persévérance nécessaire et l’esprit rigoureux d’un journaliste d’enquête. Ce serait un long dossier qui commencerait par les fabricants américains d’ampoules qui dans le passé ont réduit la longue durée d’usage des ampoules à tungstène à une année pour en vendre plus… L’arroseur arrosé ?

J’ai aussi été interpellée par la transcendance et le film Dallas Buyers Club, alors que j’y repensais le lendemain du visionnement. La maladie et la souffrance sont des cadeaux dans la vie. Ce héros est chanceux d’avoir attrapé le sida. La douleur et la grâce dansent ensemble quand on choisit la vie sans soumission. La souffrance physique est une prière et la guérison une bénédiction. Cette dernière ne descend pas toujours jusqu’au plan physique, mais elle opère des changements miraculeux dans l’être et pour son entourage. Mais il me semble que je dois revoir le film pour écrire un texte sensé et je n’ai pas le goût de me déplacer jusqu’au cinéma le plus près de chez vous… 130 kilomètres plus loin à Montréal.

Finalement en creusant bien et en accueillant le foisonnement de mes idées, il y en a une toute timide qui trotte depuis un certain temps et que j’ai déjà repoussée dans la noirceur à plusieurs reprises. J’ai le goût d’écrire sur les vertus. J’allume tout à coup. Oui, les vertus avec tout ce que cela rencontre de tabou à l’intérieur de moi. Vertu, tabou. Deux synonymes dans ma personne et la société dans laquelle je vis. J’aime cultiver la vertu pour calmer mon appétit de grandeur insatiable, pour ma propre personne et pour mes possessions. La vertu libre, inhérente à mon humanité. Celle qui n’est pas utilisée par des autorités religieuses avides de pouvoir pour manipuler ses sujets et les maintenir dans la servilité et l’ignorance. Non plus celle dégradée par la société capitaliste qui présente les personnes qui consomment peu comme n'ayant pas de vie.

Et maintenant que j’ai trouvé ce filon d’or dans mon esprit, après plusieurs tergiversations, je suis rendue à bon port, remplie de créativité et de vitalité. Mon ventre s’anime. Une fascinante et magique circonstance traverse l’atmosphère jusqu’à moi. Au moment où je m’assois devant mon ordinateur en ce samedi matin, échéance ultime pour commencer ce texte, alors que j’ai déterré le trésor et que mes doigts courent sur le clavier écrivant avec assurance, joie et excitation la première ébauche d’un texte sur les vertus, je reçois simultanément dans l’espace intergalactique un courriel d’une abonnée qui me souhaite que « l’inspiration continue à m’habiter ». Après avoir rédigé quelques paragraphes, je décide de prendre une pause pour activer mon corps ankylosé. Je suis allumée, contente et intense. Je retrouve ma nature fondamentalement créatrice. Juste avant de me lever de ma chaise, je regarde mes courriels et je prends connaissance de ce fameux message personnel portant cet heureux sort, je suis ébahie et remplie de gratitude. Le souhait de cette lectrice à mon égard a agi. La magie est présente.

Une grande majorité d’entre nous ne saisit pas l’influence et l’action magique de l’intention dans notre vie. Nous rabaissons l’existence au ras des pâquerettes. Nous ne sommes plus émerveillés devant toutes les synchronicités, les conditions constamment en jeu qui font que cette vie prospère. Nos souhaits ont un pouvoir ! Merci, chère abonnée.

Extasions-nous ! Réjouissons-nous ! Célébrons la vie !

Je vous reviens très bientôt avec mon texte sur les vertus. J’oserai dans les prochaines semaines vous entretenir d’obéissance, de pauvreté et de chasteté ! Attendez de lire avant de boycotter… La vertu peut être joyeuse.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

P.-S. Pour un avant-goût de ma réflexion sur la vertu de l’obéissance, vous pouvez lire le texte sur l’empereur publié dans le webzine numéro 4.

(1) Pour être informé: Sous les vers oripeaux du fluocompact -  Ampoules fluocompactes: santé ou économie


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Volume 10, numéro 5 — Mercredi, 19 mars 2014
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