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Du désespoir à l'espérance

Du désespoir à l'espérance

Nous traversons une zone de turbulence projetée sur les écrans de notre mental malheureux et sur ceux des médias-miroirs, qui n'en finissent plus de montrer que tout va mal sur notre planète. Dans ce paradigme, les problèmes sont plus grands que les solutions. Selon cette puissante hypnose collective, notre civilisation court à sa perte. Il n'y a plus d'avenir. Il y a des bons et des méchants. La faute est du côté des capitalistes et la vertu du côté des écologistes… alors que nous sommes tous englués dans un matérialisme jadis prometteur devenu désuet et engloutissant. Nous avons réduit notre univers à la portée de cinq sens.

Pourtant, nous sommes tous des parcelles du divin. Certaines rêvent et relevant leurs manches collaborent à la beauté, quelques-unes méditent et développent un sixième sens réverbérant la lumière de ce côté-ci du monde, plusieurs baignent encore dans la pénombre.

Chacun d'entre nous est un cocréateur. Cette vérité connue par les initiés depuis des temps immémoriaux est en expansion pour une intégration dans le cerveau de tous les humains.

Ai-je le droit devant l'impasse planétaire de continuer d'obéir à ce mental (un outil qui se prend prétentieusement pour l'artisan) accroché au désespoir et d'acquiescer au consentement médiatique que l'homme ne survivra pas aux désastres écologiques de notre époque ? Est-ce le message à transmettre à mes petits-enfants ? Un défaitisme hurlant, un pessimisme idiotement confortable et socialement acceptable, un raisonnement dépassé ?

Ai-je plutôt le courage de prendre le chemin de l'individualité, de changer intérieurement, de me dissocier du groupe en surface, pour le retrouver dans l'unité profondément paisible ? Ai-je la force et la volonté d'affronter mon grand critique intérieur qui me couvre de ridicule quand j'affirme être une partie de la force cosmique divine et que la beauté et l'harmonie sont possibles ici et maintenant ? Ai-je la hardiesse de l'exploratrice pour entreprendre le voyage au cœur de mes cellules et de les dépouiller de leur conditionnement de peur, de mort et d'insécurité ?

Se servir de l'obstacle comme un levier. Nourrir l'espérance. Observer, réfléchir, méditer, ressentir, écouter l'émotion, dissoudre la résistance, assister à l'émergence, me relier. Réaliser que de la même façon dont j'ai contribué à cette condition de vie, je peux m'en affranchir, avec l'autre. Si j'arrive ici dans le temps dans la grande chaîne humaine, c'est que ma contribution est nécessaire et utile.

La conscience de la substance est le terreau. C'est sans doute la connaissance la plus formidable que la spiritualité du 20e siècle a découverte: le corps et la Terre sont le terrain de jeu. Descendre au plus profond de notre enveloppe humaine et de l'humus pour qu'émerge la mutation. Notre imagination, notre intelligence et notre volonté sont les outils. Le silence et le vide sont les conditions bienveillantes. L'amour est le soleil. La confiance est la pluie bienfaisante. Les actions intentionnelles collectives matérialisent la conception. La protection de la Nature est primordiale.

Pouvons-nous reconnaître que solution et problème sont les deux faces de toute situation tout comme le mensonge ne peut exister sans la vérité ? Pouvons-nous soutenir notre capacité aimante, créatrice et réparatrice collective ? Notre clairvoyance et notre créativité mises en commun feront de cette Terre un jardin.

Nous avons le choix: espérer ou désespérer. Nous pouvons nourrir le défaitisme humain et cela très facilement, étant tellement enclins à cette attitude. Nous n'avons qu'à continuer à appréhender le monde à travers notre mental, nos émotions et notre instinct de survie. Leur devise: se battre. Lutter contre des entreprises et des conceptions qui mettent la Terre à mal est une façon de favoriser leur élévation. Il faut arrêter de leur donner de l'attention. Reconnaître notre bonheur et ses sources. Nous pouvons suivre dans le corps pacifié et aimé, l'ondulation de la vitalité et la vibration de la créativité telle des boussoles. Notre corps a besoin de si peu, si ce n'est que de la collaboration et de la coopération, pour être équilibré et heureux contrairement à notre mental insatiable. Cette crise écologique est une opportunité de transformation. L'inconfort étouffant apporte la motivation nécessaire au changement.

Plus je médite, plus je réalise que l'espérance est cachée du côté de l'ombre. La désespérance est plus politiquement correcte dans mon organisation psychologique et émotionnelle. Fascinant non ! Moi qui pensais qu'en explorant mon inconscience, j'y rencontrerais ma méchanceté, mon côté noir. Mais non ma lumière profonde et vaste y est aussi tapie. Ma divinité est reléguée dans l'arrière-pays. La bonté, la justice, l'amour, la sagesse, attendent, vertus patientes et confiantes.

Je vis dans une civilisation qui érige la matérialité comme seule évidence. L'illusion est profonde et envoûtante. La machine a accru notre puissance humaine, elle a suppléé à la perte de l'instinct liée au développement de la pensée. Mais là elle s'est emballée, insatiable, et se prend pour la maîtresse. Elle nous a séparées les uns des autres. Nos ancêtres nous ont transmis leur idolâtrie matérielle tellement attirante après des siècles de conditionnement d'effort et de bataille. Jusqu'ici, je ne pouvais que me soumettre à cette mentalité comme mes parents des décennies plutôt, n'ayant eu vent d'aucune autre manière d'exister. Nous souffrons de la surexploitation de la matière. Nous avons atteint sa limite. Nous sommes mûrs pour développer la prochaine étape.

La coopération, la responsabilité et l'interdépendance me manquent. Certains chercheurs spirituels m'informent d'un futur lumineux. De jeunes gens jardinent nos villes et échangent leurs légumes déjouant les intérêts capitalistes au cœur même de leur fondation. Des scientifiques indépendants prouvent l'existence de liens invisibles entre chacun de nous. Tel le premier singe pensant devenu un homme et se détachant du groupe, ces pionniers défrichent le champ des possibles.

Il ne tient qu'à nous d'orienter nos recherches personnelles vers une conscience corporelle libérée et nos recherches collectives vers une science du vivant. Jusqu'ici, la science a fait de la mort son champ d'expertise, en disséquant les cadavres et en brisant l'atome, croyant que la destruction était la meilleure productrice de forces motrices. Nous pouvons subventionner les recherches scientifiques qui coopèrent avec les forces de la nature de nos avoirs personnels et ainsi compenser à leur absence de financement. Nous pouvons prendre part au changement.

Le vivant est mûr pour un pas évolutif. Nous avons l'immense chance de vivre dans ce présent, porteur de la transition. La prochaine étape est celle de la mise en application de notre pouvoir cocréatif.


La foi peut déplacer des montagnes.

Cependant, il faut y croire individuellement et y investir collectivement nos forces vitales. Simplifions notre mode de vie. Abandonnons les vieux schèmes de pensée répétitifs qui s'enroulent sur eux-mêmes. Ouvrons les consciences, les nôtres et celle de la prochaine génération. Soyons résilients. Coopérons aux initiatives écologiques.

L'évolution créatrice a besoin de l'involution de notre mental hypertrophié et de la décroissance de notre civilisation consommatrice. Notre participation volontaire et nos lanternes spirituelles sont requises. L'obscurité existe tant qu'elle n'est pas éclairée.

L'espérance est une vertu et un devoir. Elle est noble. Elle est notre avenir. L'espérance se nourrit d'amour et de lumière.

Un nouvel équilibre plus heureux est en chemin. Imaginons, réfléchissons, créons la prochaine étape de l'évolution humaine sur la Terre.

Engageons-nous dans le monde postmatérialiste.

Quel défi extraordinaire et bienheureux !

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

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Références :
Le mental des cellules, Satprem, Éditions Robert Laffont (épuisé)
Les incroyables comestibles
Set Science free
Le pouvoir de la conscience

Voici un excellent documentaire.
Depuis son visionnement, je réfléchis à mon empreinte webécologique!

Avec la prolifération des appareils mobiles (comme les tablettes et les téléphones intelligents) et l'externalisation des disques durs, l'informatique en nuage ou cloud computing connaît une croissance exponentielle.

Pour répondre à cette nouvelle demande extrêmement énergivore, les centres de données s'installent dans des pays où l'électricité est produite à bas prix. Quelles en sont les conséquences écologiques? L'internet serait-il à l'origine d'une nouvelle forme de pollution?

Internet, pollution cachée

Voir sur ICI Tou.tv


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Volume 10, numéro 10 — Mercredi, 28 mai 2014
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