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Le pouvoir de la pensée

Penser pour panser

Le pouvoir de la pensée

Pour que ce texte soit là devant vos yeux, il y eu, avant ce moment, ma pensée. J'ai eu l'intention d'écrire une chronique pour l'édition de ce webzine. Dans la semaine qui a précédé le mûrissement de cette intention, je me suis procuré un exemplaire d'occasion d'un livre fabuleux : L'enseignement de Sivananda aux Éditions Albin Michel par Jean Herbert, datant de 1958. Un des chapitres de cet ouvrage est intitulé Psychologie humaine et traite en grande partie de la pensée. J'ai lu et relu cette partie, fascinée par les enseignements transmis.

J'étais dans la vingtaine quand pour la première fois j'ai pris conscience que mes pensées influençaient ma réalité. Cela a été une révélation. Les enseignements de Ernest Holmes (1), Karl Otto Schmidt, Louise Hay (2), entre autres, ont été providentiels. Depuis, j'oublie de moins en moins souvent cette vérité et j'aime que l'on me le rappelle.

Au cours de la séquence des évènements menant à la lecture à laquelle vous vous adonnez présentement, avant mon intention de rédiger cette chronique, il y a eu sur la Terre, celle de Sivananda de transmettre la connaissance spirituelle indienne millénaire notamment celle issue du Vedanta. Quelques années plus tard, il y a aussi eu l'idée de Jean Herbert de regrouper sous différentes thématiques les pensées de ce maître. Ensemencée par les pensées de ces deux hommes que je n'ai jamais rencontrés, mais dont l'influence m'atteint maintenant, j'ai écrit cet article sur le pouvoir de la pensée.

Les pensées ont une longue durée de vie. Une fois échappées de notre cerveau, elles prennent forme dans l'univers et influencent les êtres qui y sont sensibles, dans leur présent. Le temps est relatif ; il est à la fois momentané et éternel. Les pensées germent telles des semences quand les conditions sont favorables. Nos pensées sont puissantes et il est important d'en être conscient. Elles sont de l'énergie condensée, des germes en puissance. Si elles sont bonnes, elles engendreront de la bonté et des bienfaits. Si elles sont colériques, leur feu peut générer une énergie de guérison en éclairant une partie de l'ombre de notre inconscient. En les observant, en les embrassant, en les contenant, je dispose de carburant pour allumer la lampe de ma conscience et ainsi métamorphoser la réalité. En les garrochant autour de moi, je blesse et je dilapide la force de l'univers. Nous pouvons choisir comment nous réagissons devant nos pensées.

Une pensée est à l'origine de chacun des objets de l'univers. La pensée, le nom et la forme matérielle sont une trinité. L'un n'existe pas sans l'autre.

Telle l'araignée, je tisse la toile de mon existence.


Photo de Danièle Laberge

Donc j'ai jonglé durant quelques journées avant de commencer la rédaction de ce texte. L'idée maîtresse était de présenter la puissance de la pensée, touchée spirituellement par les mots de Sivananda, symboles inspirant mon esprit. Ils fécondaient ma créativité. J'aimais. La matière en découlerait.

De l'esprit à la matière, l'énergie se densifie et se refroidit. Ce sont différentes phases d'un même processus. Le rythme de la révolution des composantes est transformé en changeant de niveau de réalité.

Donc je me retrouve devant mon ordinateur, créatrice et résolue. Je ne sais pas trop par quel bout commencer. Au début, c'est le chaos. Tout semble diffus, hors de portée. Je sais que c'est là, mais c'est encore sans forme. En me concentrant et en restant présente à mon intention, en écoutant, en arrosant ma pensée de lectures, de temps et de confiance, en favorisant la réflexion, les atomes se regroupent et se matérialisent. Je m'assois. Je pose mes doigts sur le clavier. C'est parti. Les mots fusent.

Première résolution : je vais y arriver. Ce sera bon. De côté la peur paralysante.
Deuxième résolution : je me laisse inspirer, enveloppée de la chaleur de mon esprit.
Troisième résolution : j'offre ce texte au divin.
Quatrième résolution : je persévérerai jusqu'à ce que ce soit terminé.
Cinquième résolution : ma volonté, ma discrimination et ma créativité sont des outils à ma disposition. Je m'en sers dès lors.

Bien, voilà que la forme est déjà amorcée. Sans la pensée du début, l'objet texte ne viendra jamais au monde. Cependant entre la pensée et l'édition, il y a eu la volonté, la quête de connaissance, la méditation, la réflexion, la discrimination, la concentration, l'écriture, la relecture, la correction et puis l'épreuve finale. J'ai désiré que cet écrit soit pertinent et qu'il miroite le processus du passage de la pensée à l'objet.

Chacun de nos projets de vies, de nos acquisitions, de nos émotions est au début une pensée. On peut obtenir toutes les qualités désirées tels la persévérance, le jugement, la bonté, la patience en méditant sur elles, en leur accordant de l'attention, en lisant des ouvrages qui en traitent, en les pratiquant au début pour de courts moments. En nous observant, en réfléchissant, en nous entraînant, en pensant, nous pouvons changer notre caractère et notre destinée. Toutes les manifestations de notre vie sont au début une pensée pour le meilleur et pour le pire. La révélation de cette vérité se produit en chacun de nous par l'observation, la réflexion et la déduction. Nous réalisons alors la puissance de la pensée. À nous de nous concentrer, d'écarter le doute et de persévérer pour réaliser les changements que nous désirons dans la réalité.

L'univers dans lequel je vis est le résultat de mes pensées. Certaines de ces pensées sont très anciennes, assez pour ne pas me souvenir du contexte de leur provenance, mais leur concrétisation se reflète dans la réalité actuelle. Le monde de demain sera modelé sur les pensées que j'ai maintenant. J'ai le choix de changer le cours de l'existence à chacun des moments que j'expérimente. J'ai le choix d'accueillir la réalité présente avec gratitude, compassion, curiosité et créativité. Je peux faire du mieux que je peux ici et maintenant.

Mon mental est un faisceau de lumière qui traverse mes sens et qui illumine mon expérimentation. Ce que je perçois et que j'identifie est le résultat d'une rencontre : celle des objets, de ce que je ressens à leur contact à travers mes sens et de l'identification qu'en fait mon mental. En Occident, on croit depuis plusieurs siècles que la réalité est telle qu'elle se rapporte à notre mental à travers la perception de nos sens. La connaissance indienne voit cela dans l'autre sens. Pour elle, notre mental envoie un faisceau lumineux à travers les sens, enveloppe les objets et identifie alors ce qu'il voit. La psychologie moderne a reconnu un phénomène qui s'y apparente dans la projection.

Pour vivre dans un environnement paisible et heureux, je dois cultiver des pensées de bonheur et de paix. Je peux discriminer et choisir les pensées dont je nourris mon esprit. Les livres, les films, les conversations que je privilégie font une différence. La méditation permet de briser le charme et l'envoûtement des pensées et de récupérer mon pouvoir de discrimination. Ce qui bénéficie de mon attention, ce que je pense et ce que je nomme, prend forme.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

(1) La science du mental, Ernest Holmes
(2) Transformez votre vie, Louise Hay


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Volume 10, numéro 14 — Mercredi, 24 septembre 2014
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