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Facteur de paix

Renée Demers

Facteur de paix

Méditer ressemble à grimper en haut d’une montagne, s’y poser et bénéficier d’un champ de vision plus vaste.

Supposons que je n’ai jamais quitté le village de Sutton où j’habite, je ne soupçonne pas que Cowansville et Knowlton sont aussi présents sur le territoire. Vue d’un sommet, j’aperçois l’immense contrée et toutes ces villes avoisinantes. Je constate que tous ces lieux coexistent simultanément. Par voie terrestre, à pied ou en auto, ils m’apparaissent séparés dans l’espace-temps. La même image s’applique au temps que nous subdivisons en passé actuel et futur alors que tout est là. En percevant le monde qui nous entoure via notre corps et notre intelligence notre vision est à courte vue. Nous subdivisons l’unité. Nous concluons qu’hier est derrière et demain devant. Nous envisageons tout comme séparé. Dans la présence, tout est.

Méditer nous plonge dans la profondeur.

Le calme, l’arrêt et le silence apaisant l’agitation mentale apportent la clarté d’esprit comme la vase retombe au fond du lac tranquille. L’eau devient limpide. On voit le fonds. On distingue les débris de la faune et de la flore bienfaisante. On peut nettoyer. La surface aplanie reflète le ciel tel un miroir fraîchement poli. La conscience libérée de ses conditionnements se comporte de même. La réalité apparaît fluide et lumineuse. Désormais, elle n’est plus déformée par les vagues.

Méditer nous verticalise.

La vie est infinie et éternelle. Dans le silence attentif, nous discernons que notre corps physique ne nous limite pas. Nous sommes plus grands que cela. Nos sens intérieurs de perception nous informent que notre mental enveloppe notre chair et y imprime ses couleurs. Il devient évident que les pensées circulent et atteignent l’ami auquel je pense. Le macrocosme nous berce dans la méditation profonde. La connexion avec le ciel est palpable. 

Bird Dove
Photo: M.-D. Demers-King

Notre corps physique est notre véhicule sur la Terre. Poussière d’étoiles, il est un relais cosmique et une antenne terrestre. Une cellule pulmonaire est une entité ainsi qu’un élément d’une communauté. Cette organisation maintient l’harmonie de mon système pulmonaire. De la même façon, tous mes organes forment mon corps. En coopérant, ils perpétuent mon intégrité. Je suis moi aussi une entité. Je fais partie sur le plan biologique de la Terre et du cosmos, sur le plan social d’une famille, d’une communauté et de toute l’humanité auxquels je participe. Est-ce que j’y contribue harmonieusement ? Tout est dans tout, tout est relié.

La méditation et la spiritualité sont des pratiques d’union. La séparation est l’apanage de l’égo. Cependant, l’individualité est aussi un cadeau de la modernité : ma survie ne dépendant plus de la tribu, le choix d’aimer et de m’unir est mien.

En prenant de l’altitude, la perspective permet de faire des relations que notre position de proximité élimine d’emblée. La vastitude émerveille. En portant notre attention à la profondeur, nous nous stabilisons. Contempler l’incommensurable et l’interaction de toute chose rend humble, fort, solidaire et bon.

Alors pour favoriser la paix sur la Terre qui est à notre image, nourissons notre nature spirituelle. Taisons-nous quelques minutes chaque jour, respirons, ressentons, observons et aimons. Nous formerons autour de chacun de nous un cercle. Comme lorsqu’on jette une pierre dans l’eau, ces vibrations s’agrandiront et s’amalgameront aux orbites de nos semblables.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com


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Volume 12, numéro 6 — Mercredi, 30 mars 2016
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