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Aimer ou se fermer

Renée Demers

Aimer ou se fermer

J’ai le choix à chaque instant d’aimer ou de me fermer. Je peux épouser la réalité en l’aimant. Je peux aussi m’en séparer en la jugeant inadéquate comme si ce qui m’entoure m’était étranger…

C’est fascinant d’observer ma tendance à juger les personnes et les situations que mes sens perçoivent. Dans ce schéma de pensée, je dois me protéger de l’autre, l’identifiant comme une menace à mon intégrité. Des pensées de séparation et de danger émergent dans mon cerveau et je me ressens comme une entité distincte de ce qui m’entoure.

Est-ce que ces idées proviennent de mes gênes et ressurgissent spontanément ? Jaillissent-elles du fond de mes souvenirs d’enfance ? Viennent-elles du néant ou descendent-elles du ciel des idées ? Je ne connais pas leur origine…

Ce que je sais c’est que je suis celle qui place un crochet à la pensée qui juge la réalité indésirable. J'acquiesce une fois de plus à ce jugement. Je peux le laisser passer sans nourrir cette propension à la séparation. Suis-je capable d’observer et d’aimer ce qui est ? Quelles sont mes sensations corporelles quand je m’isole de mon environnement ? Est-ce que cela est agréable ? Est-ce que la menace est réelle et actuelle ? Qui est la première victime de cet isolement ? Moi de toute évidence.

Plusieurs phénomènes biologiques sont déclenchés par des pensées de peur ou d’hostilité. Les ondes de pensées qui pulsent dans mon cerveau s’étendent ensuite au-dehors et ont une influence autour de moi. Fatigant de vivre dans un tel climat ! La bonne nouvelle c’est que je peux décider de ne pas m’enchaîner une fois de plus à ces réminiscences.

Mon énergie se manifeste différemment dans mon corps selon que je juge négativement ou que je transmets de l’affection. Chaleur et bien-être se répandent dans ma poitrine quand je choisis la deuxième option et l’ocytocine s’en donne à cœur joie. Quand j’opte pour la première, je me sens séparée, fermée, tendue, prête à fuir ou à agresser et l’adrénaline monte aux barricades.

Le choix est mien entre le bonheur de l’amour et le malheur de la séparation. De plus en plus, je demeure vigilante et je favorise l’amour. Simplement. Sans flafla. Humblement lumineuse et responsable. L’amour ne dépend pas de l’autre, mais uniquement de moi. Je suis celle qui aime. En m’occupant de mes affaires, en privilégiant l’ouverture et la bienveillance, j’engendre en moi et autour de moi une ambiance sereine et harmonieuse. En m’aimant même quand je n’aime pas, je n’ajoute pas de pression et de malheur à une situation confuse.

Gazanie
Photo : Danièle Laberge - Gazanie

Des phénomènes engendrés par des années de surmenage se manifestent encore longtemps après une prise de conscience et un changement de vie. Par exemple, une tumeur cancéreuse due à des années de stress croît maintenant. J’accepte que cette manifestation morbide dérange ma vie. J’assiste au déploiement de la maladie, aimante et acceptante. Je m’accompagne avec bienveillance. J’agis en pleine conscience. Je prends des décisions intelligentes avec un esprit serein. Je tisse à nouveau des liens avec une communauté enveloppante et je suis tendrement émue par la bonté de l’humain. Guérirais-je ou quitterais-je bientôt mon corps physique ? Voilà de toute façon une chance en or pour me relier, recevoir, donner et aimer !

À l’heure actuelle sur notre belle planète, la pollution est grande et ses conséquences sont désastreuses pour la santé de tous les êtres qui l’habitent. C’est un état de fait. Est-ce que je peux contribuer à la guérison de l’environnement ? Cette Terre chérie constituée des mêmes éléments que moi en appelle de ma compassion et de mon respect. Je constate que la surabondance est plus un poids qu’une jouissance. Je simplifie mon existence et je diminue ma consommation. Dans la joie et l’amour, je réfléchis, j’appuie et je participe à la métamorphose. Je suis fascinée par les solutions que la jeune génération met en place. Je soutiens financièrement ces initiatives.

La réalité est telle qu’elle est, parfaitement adéquate. Aimer la réalité ne signifie pas se condamner à la passivité. Cette attitude permet de prendre note de ce qui est et après réflexion, d’agir avec confiance et optimisme en se servant du dynamisme transmuable des éléments matériels. La bonté, la beauté, la justice et l’harmonie sont de ce monde. À partir de cette disposition à être en accord avec la réalité, il est possible d’intervenir calmement et efficacement.

Je perds mon emploi, car l’entreprise qui m’engage met fin à ses activités. Je peux déprimer, attribuer à l’incompétence des gestionnaires le changement de ma situation et créer des scénarios désespérés pour l’avenir. Je peux aussi me servir de ce changement comme d’un levier évolutif et créatif. Je consacrerai alors mes forces à désamorcer ces anciennes bombes remplies de détresse qui remontent à ma conscience et à trouver un travail stimulant. La réalité se recompose constamment à partir des éléments que je gratifie.

Le défi est de voir. Quelle est la réalité dans l’instant présent ? Quel est le mirage que le passé ou les conditionnements apposent dessus ? Quels sont les obstacles à l'amour ? La bonne nouvelle c'est que ceux-ci sont dans mes pensées et donc que je peux y remédier.  Puis-je assister au film de ma vie dans un état heureux et confiant ?

Même quand la douleur est au rendez-vous. Prendre état de la situation. Avoir mal n’engendre pas automatiquement de la misère émotionnelle ou morale. Remettre en question mes résistances à m’abandonner à l’intelligence du vivant, les questionner et les comprendre, génère une vision plus limpide de la réalité. Je souffre quand je m'identifie aux pensées qui invalident la pertinence de la réalité. Je deviens une victime et je suis dans l’illusion. La vie est bonne. J’ai l’immense privilège de vivre à une époque où cette information est disponible. Merci à Eckhart Tolle, Pema Chodron, Byron Katie, Jack Kornfield, Moodji et tous les sages qui nous transmettent ces merveilleuses vérités.

Quand mon esprit est clair, j’aime et je veux la réalité telle qu’elle se présente. Ce qui est m’indique où j’en suis et incite le prochain pas dans la bonne direction.

Aimer ce qui est, voilà la recette du bonheur.

Renée Demers
reneedemers@covivia.com


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Volume 12, numéro 9 — Mercredi, 11 mai 2016
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