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Méditation

Renée Demers

Pleine conscience, nourriture pour l'esprit

Dans le cadre de l’Expo Manger Santé 2017 à Montréal, je donnerai une conférence intitulée : Pleine conscience. J’avais pensé ajouter à ce titre les termes « même dans le bruit » car au Palais des congrès lors de cet événement, c’est festif, éducatif, gargantuesque, mais peu silencieux. J’ai opté pour « nourriture de l’esprit », étant donné l’axe privilégié de cette exposition. En réfléchissant à cette sortie publique ainsi qu’aux thèmes des prochains textes publiés dans Covivia, j’ai réalisé que je pouvais me servir de cette plate-forme pour développer l’autre, tels des vases communicants. Je vous présente un deuxième texte qui porte sur la méditation.

Pour les personnes qui souhaitent assister à cette conférence, je la donnerai à Montréal à Expo Manger Santé les 24 et 25 mars à 14 : 30 sur la Petite Scène Atelier. J’ajouterai alors à ces informations, l’énergie de ma voix et la présence révélatrice.

2- Méditation 

La majorité d'entre nous est consciente de son corps physique et de son intellect, mais l'âme et l'esprit nous sont moins familiers. La beauté, la bonté et la dévotion nourrissent l'âme humaine. La méditation ouvre les voies de l’esprit.

Le corps mental est constitué de différentes couches. Le mental (mind en anglais) qui se manifeste par des pensées furtives, remémoratives et égoÏstiques sans queue ni tête, circulant sans cesse. L’intellect structuré pour l’action que nous utilisons quand nous nous concentrons, que nous réfléchissons et que nous imaginons. L’esprit dans lequel apparaissent les intuitions et les révélations, domaine de la création artistique, de la connaissance spirituelle et du lien avec le cosmos. L’état méditatif favorise le développement de cette dernière matrice.

Normalement, nos sens sont tournés vers l’extérieur. Nous regardons les formes et les couleurs, nous écoutons les sons, nous humons les parfums. Nous analysons les informations recueillies par nos sens. Dans l’espace méditatif, nous prenons le chemin inverse. Notre attention se porte au-dedans. Nous contemplons notre monde intérieur. Nous sommes passifs.

La méditation est un lieu de présence à soi. Lorsque nous méditons, nous n’agissons pas, nous ne réagissons pas, nous ne cherchons pas à acquérir des habiletés, nous n’accaparons rien. Nous sommes. Plus exactement, Je suis. Car chacun de nous ne peut le faire que pour soi. Seulement et uniquement être, voilà ce qu'est méditer. Pour cela, il faut se rapprocher des conditions du vide soit l’inaction et le silence. Au début de la pratique méditative, en diminuant l’apport de stimulus extérieurs, on rend plus aisée l’attention à ce qui est là.

On peut comparer les conditions idéales au début du processus méditatif avec celles d'une salle de cinéma. Pour voir le film, pour que les images se révèlent et que les dialogues s'entendent, il est nécessaire d’installer la noirceur et le silence. Le méditant établit volontairement ce vide qui favorise la présence à soi et à l'invisible. Des zones du cerveau en latence sont éveillées par cet exercice. Une perception des mondes immatériels se développe.

Dans la dernière décennie, la médecine a rejoint les maîtres de sagesse dans ses vues sur la méditation. Les recherches en neurosciences démontrent que méditer change la structure du cerveau, diminue le processus de remémoration et réduit le stress.1 Ce sont des retombées significatives à un point tel que la méditation de pleine conscience laïque (mindfulness meditation) est maintenant enseignée dans les hôpitaux et les facultés de médecine.2 Jon Kabbat-Zinn,3 médecin américain est à l’origine de ce mouvement holistique en milieu hospitalier auprès des grands malades. Il est maintenant prouvé scientifiquement que s’adonner à cette technique aide ces personnes à surmonter le stress, la souffrance et à se distancer de leur maladie.

Pêcher solitaire - 31 janvier 2012
Photo : Jacqueline Martin - Pêcheur solitaire 

Passons maintenant aux choses pratiques. Comment méditer ?

Choisissez une pièce tranquille. Assurez-vous que vous ne serez pas dérangé pendant dix minutes. Programmez la sonnerie de votre cadran. Fermez les écrans et la radio. Portez des vêtements amples. La température ambiante doit être confortable sans être trop chaude et votre estomac ne doit pas être surchargé, car ces conditions favoriseraient l’assoupissement.

Assoyez-vous confortablement en lotus ou en indien. Utilisez des coussins ou un banc de méditation. Il est important que les genoux soient situés légèrement plus bas que le bassin. Le dos est droit et détendu. Vous pouvez aussi vous asseoir sur une chaise pour vous accoter si cela est difficile de tenir votre dos droit sans assistance. La méditation se pratique en position verticale, car ainsi l’énergie peut monter de la base de la colonne vertébrale à la tête.

Une fois installé, ressentez le sol, le contact de l’air sur votre corps, entendez les sons ambiants. Prenez le temps d’observer ce qui se passe durant une minute. Soyez là, simplement présent à ce qui est. Constatez la situation. Ensuite, fermez les yeux. Balayez tout votre corps avec votre conscience. Si vous percevez des tensions corporelles et que vous pouvez les diminuer en rectifiant votre position, faites-le. Déposez-vous sur la terre, bénéficiez de son soutien. Redressez-vous jusqu'au ciel, prenez conscience de cet appel. Soyez là entre les deux. Juste là. N’ajoutez pas de la pression. La perfection n’est pas exigée ici. Vous pouvez pousser un ou deux soupirs pour aider à la détente. Ne bougez plus, et ce pour les dix prochaines minutes.

Maintenant, soyez attentif à la respiration. La respiration va vous servir d’ancrage. Une des façons de déjouer le mental qui cherche constamment à attirer votre attention est d’observer la respiration soit l’inspiration, l’expiration et les espaces entre les deux mouvements. Prenez quelques minutes pour installer cette vigilance. Détente dans la posture et observation de la respiration. Respirez jusque dans votre coccyx et votre périnée, ce muscle situé sous le bassin qui soutient votre tronc. Relaxez le dos, la poitrine, les épaules et tout le corps. Prenez de la distance par rapport aux pensées qui vous interpellent. Regardez-les circuler. Quand vous vous surprenez accroché à une pensée comme à un hameçon, décrochez, ramenez l’attention à la respiration ainsi qu'au bassin. Détendez-vous. L’envie de vous gratter vous prend, ne vous agitez pas. Autant que possible, observez cette impulsion automatique de déplacer le bras. Ne faites rien. Qu’est-ce qui se passe alors ? Observez. Si des tensions persistent, soyez curieux. Regardez. Servez-vous de la respiration pour les dissoudre et les laisser-aller si cela est possible. Sinon attendez. Ne réagissez pas.

Tournez vos sens vers l’intérieur. Observez les sensations corporelles, les émotions, les phénomènes psychiques. Soyez présent. Les pensées apparaissent encore et encore dans votre mental, laissez-les passer. L’anxiété, l'irritation se pointent peut-être. Les manifestations nerveuses vous titillent. Rappelez-vous de respirer, de relaxer et d'être. Laisser circuler. Si une sensation physique est insupportable, soulagez-vous et revenez à la position statique, à l’attention à ce qui est et à la respiration. N'en faites pas de cas.

Profitez du vide qui s’installe momentanément dans votre esprit. Une seconde de vide vécue est suffisante. Appréciez ce repos du mental. La vacuité prendra de l'ampleur d'elle-même. Soyez patient. La semence spirituelle est présente dans votre terre intérieure. L'extase est dans votre nature. Soyez confiant. La graine n'a pas encore poussé parce que vous n'aviez pas favorisé les conditions propices à son déploiement. Maintenant, cela se fait tout seul. Il s'agit de s'arrêter et d'être. Ayez un regard bienveillant envers vous-même. Oubliez la raison, le discernement et la performance. Restez présent à la globalité de votre être. Si vous vous surprenez encore une fois hypnotisé par une pensée, reconnaissez-le et revenez à la respiration. Ne vous jugez pas. Ne vous tapez pas dessus. Aimez-vous. L'amour agit pour votre être comme le soleil pour les semences.

Parfois, des intuitions fascinantes et des enseignements révélateurs apparaissent dans votre esprit. Recevez. N'ayez pas d'Inquiétude à savoir que si vous ne les notez pas sur-le-champ, ces informations disparaîtront. Une fois descendues dans votre conscience, elles sont implantées et accessibles.

Quand la sonnerie retentit, restez quelques secondes en contact avec votre intériorité. Puis ouvrez les yeux et déliez vos jambes. La méditation statique est terminée. Remerciez pour ce moment privilégié de présence à soi. 

Au cours de la journée, revenez quand cela est possible à cet état. Quand vous attendez chez le dentiste ou dans le métro, assis à votre bureau ou seul dans la salle de bain, marchant dans la nature, soyez pleinement présent pour quelques secondes. Cela peut très bien se faire les yeux ouverts en public pour ne pas attirer l’attention. Alors, gardez le regard flou, ne focalisez pas avec vos yeux. Seulement laisser passer la lumière, les sons, les sensations corporelles, être présent à l’espace au-dehors et au-dedans. Relaxer. Être attentif à la respiration. Être. Pleinement là.

Dans les méditations assises subséquentes, vous pouvez augmenter la durée de la séance selon votre aisance.

Bonne intériorisation,

Renée Demers
reneedemers@covivia.com

1. La pleine conscience, MBSR Paris
2. ESSENCE: ATELIERS DE MÉDITATION PLEINE CONSCIENCE
3. Center for Mindfulness: Jon Kabat-Zinn
4. La méditation selon le docteur Jon Kabat-Zinn

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Volume 13, numéro 3 — Mercredi, 8 février 2017
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