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Persévérance méditative

Renée Demers

Pleine conscience, nourriture pour l'esprit

Voici le troisième et dernier texte de cette série sur la méditation de pleine conscience. Comme mentionné dans l'introduction des deux premiers textes, je donnerai une conférence à Expo Manger Santé 2017 à Montréal sur la pleine conscience. J’avais pensé ajouter à ce titre les termes « même dans le bruit » car au Palais des congrès lors de cet événement, c’est festif, éducatif, gargantuesque, mais peu silencieux. J’ai opté pour « nourriture de l’esprit », étant donné l’axe privilégié de cette exposition. En réfléchissant à cette sortie publique ainsi qu’aux thèmes des prochains textes publiés dans Covivia, j’ai réalisé que je pouvais me servir de cette plate-forme pour développer l’autre, tels des vases communicants. 

Pour les personnes qui souhaitent assister à cette conférence, je la donnerai à Montréal à Expo Manger Santé les 24 et 25 mars à 14 : 30 sur la Petite Scène Atelier. J’ajouterai alors à ces informations, l’énergie de ma voix et la présence révélatrice.

3- Persévérance méditative

J’aime de plus en plus le calme et le silence. Je ressens leur doux enveloppement et je m’y dépose. Méditer m’aide à apprivoiser la présence à ce qui est. Alors que parfois je m’enlise dans des constructions mentales qui envisagent le pire d’une situation de vie, quand je m’arrête pour être, les problèmes perdent leur attraction dans cette perspective plus vaste. Je suis. L’amour m’envahit. La bonté à l’égard de l’humanité que je partage avec tous et la confiance dans les méandres du cours de la vie se manifestent. Je bascule. De mon esprit, des racines montent vers le ciel.

Je ne suis alors plus emprisonnée dans les limites de mon mental. Je ne suis pas non plus réduite à mon unique force. Je suis reliée.

Mon être est physique, émotif, sentimental, intellectuel et spirituel. Reconnaître toutes ces dimensions, les vivre de plus en plus consciemment et les nourrir est nécessaire à un équilibre heureux. Ayant moins de responsabilités à cet âge avancé, je peux consacrer plus de temps à la contemplation. Les tabous que j’entretenais au sujet de mon immatérialité se désagrègent sous la lumière et l’amour du cosmos.

Différents éléments facilitent la pratique méditative. Car commencer est une chose, mais continuer est parfois plus difficile. Cependant il ne faut pas se décourager. Même si on arrête quelque temps, s’y remettre est toujours bon. Le rythme, la marche et la méditation en groupe sont des ajouts qui nourrissent la persévérance.

Rythme

Le rythme est un élément important dans la pratique méditative comme dans toute la nature. Le soleil marque le temps diurne entre son lever et son coucher. La lune celui de la nuit. Le tempo est primordial à l’œuvre musicale. Le battement régulier du cœur maintient la vie humaine et il est intimement lié au processus respiratoire. Le fait de se servir de la respiration comme ancrage dans la méditation rend celle-ci plus facile. L’attention au souffle et à son rythme constant est apaisante. Le cerveau est incapable d’être attentif à deux éléments à la fois. Il ne peut pas être à la fois attentif à l’expiration et aux pensées qui passent. Donc en portant notre attention à la régularité du souffle, on court-circuite l’habitude de s’identifier à ces pensées.

Méditer est une activité de non-effort et de lâcher-prise. Le calme de l’esprit se manifeste dans un état d’inactivité engendré par la détente des nerfs et des muscles et la présence à ce qui est réellement. En fixant notre attention sur la respiration régulière sans en rien changer, en relaxant et en n’exigeant de soi-même aucune performance, on augmente notre capacité de concentration et on favorise le silence dans l’esprit.

Méditer à la même heure tous les jours est aussi aidant, car le rythme soutient la discipline et la persévérance. Chacun peut trouver pour soi quel est le moment propice pour se recueillir selon sa disposition et sa disponibilité. La régularité et la volonté s’unissent au début pour créer et maintenir un espace sacré. Ensuite, le bien-être que cette activité engendre nous incite à nous y adonner. En ce lieu, la notion du temps progressif liée au mental, l'attachement aux pensées ainsi que la propension à l’action disparaissent. La dimension spirituelle de notre être est subtile. Elle se dévoile dans le vide aussi nommée pauvreté dans la tradition chrétienne. 

La femme en bleu
Photo : Jacqueline Martin - Au temple hindouiste de Kanchipuram


Marche 

La marche méditative est une autre forme contemplative . Elle se pratique à l’intérieur ou à l’extérieur. Cela consiste à se mouvoir en silence et en pleine conscience. La promenade dans la nature est recommandée quand cela est possible. La personne a les yeux ouverts bien évidemment. Elle porte d’abord son attention sur le contact de ses pieds sur le sol et elle perçoit l’accueil de la terre. Elle prend aussi le temps de se ressentir dans l’espace tout autour et sa position verticale vers le ciel. Elle regarde droit devant et elle est détendue. Elle pose un pied devant l’autre. Elle est consciente du poids de son corps qui se transporte d’une jambe à l’autre. Elle respire normalement. Elle se déplace au rythme qui lui convient en ligne droite ou en cercle.

Si vous méditez plus de trente minutes, il est bon d’entrecouper les séances assises de marche méditative. Cela permet de remettre les fluides corporels en circulation et de délier les jambes. Vous vous déplacez dans la pièce pour une période de cinq à dix minutes et vous reprenez ensuite la méditation statique. Vous ajustez la sonnerie du cadran pour signaler la transition. J’aime bien faire la marche consciente en cercle quand je médite en groupe, ce dont je vous entretiens dans le prochain paragraphe.

Cercle

La méditation collective qui réunit plusieurs personnes est bénéfique. L’énergie additionnée de plusieurs rend la méditation plus facile et profonde. Elle se pratique de façon régulière. Par exemple une fois par semaine, les participants s’assemblent pour méditer une heure durant. IIs établissent ensemble le déroulement de la séance et ils s’en tiennent à ce rituel pour les rencontres suivantes jusqu’à ce qu’un élément nouveau demande une transformation. Tous sont égaux à l’intérieur de ce cercle.

Dans ces introspections collectives, nous percevons notre séparation physique réelle les uns des autres ainsi que notre union au niveau cosmique. Nous sommes telles des éponges regroupées dans un bocal rempli d’eau. Chacune des éponges étant notre moi imprégné de cette eau universelle.

Un moment de parole et d'écoute peut suivre pour partager.

Cependant il est aussi bon de se réunir dans un silence complet. Nous expérimentons rarement un espace silencieux en groupe hormis peut-être dans des moments de malaise... Dans les conservations de groupe souvent les mots nous séparent alors que le silence ritualisé est unifiant.

Gratitude

Alors que je commence ma méditation, que je suis assise confortablement, je perçois ma respiration régulière et le bien-être dans mon corps. Mon mental est paisible. Mes émotions calmes. Tout est bien. Je suis privilégiée dans cette simplicité bienheureuse. Je dis alors merci. Mon coeur ouvre. Mes poumons poussent un soupir. Mon esprit s'illumine. Je suis.

Bon enracinement cosmique,

Renée Demers
reneedemers@covivia.com


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Volume 13, numéro 4 — Mercredi, 22 février 2017
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