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Insidieux additifs alimentaires

Champs libres

Insidieux additifs alimentaires

Croustilles

En préparant le souper que je m'apprêtais à partager avec Valérye, une stagiaire en agriculture biologique du CÉGEP de Victoriaville, je lui propose, en attendant de passer à table, de grignoter quelques croustilles au miel et à la moutarde d'une marque que j'apprécie depuis fort longtemps à cause de l'originalité de ses saveurs et des assurances de qualité imprimées sur l'emballage: sans additifs, savoureuse... naturellement, sans OGM. Valérye me répond qu'elle ne consomme pas de ces croustilles parce qu'elles recèlent un additif alimentaire nocif, la maltodextrine. En lisant la liste des ingrédients qui les composent, je ne m'étais jamais formalisé d'un produit que je croyais associé au malt. Valérye me répond que cet agent épaississant n'a rien à voir avec le malt: insidieusement, me dit-elle, il cause de nombreux problèmes à la santé intestinale. Curieux, je tape sur Google maltodextrine pour découvrir sur le site www.plus-saine-la-vie.com la véritable nature de cet additif alimentaire.

Mesquine maltodextrine

J'y apprends que la maltodextrine est un polysaccharide qui prend la forme d'une poudre blanche soluble dans l'eau. Elle est obtenue par l'hydrolyse d'amidon, souvent issu de maïs transgénique. On y lit qu'elle « est couramment utilisée comme épaississant ou agent de remplissage pour augmenter le volume d'aliments transformés, comme des desserts instantanés, des gélatines, des sauces et des vinaigrettes, des produits de boulangerie, des croustilles... » Le site révèle que la maltodextrine crée des hausses subites du taux de sucre dans le sang, mine le développement des bactéries probiotiques dans l'intestin (ce qui affecte ses mécanismes antimicrobiens et peut conduire à des inflammations chroniques), y augmente l'adhérence des bactéries E. Coli, y favorise la survie des salmonelles et, au final, provoque des problèmes gastro-intestinaux tels des gaz et la diarrhée.

Il n'en fallait pas plus pour que je laisse les croustilles dans leur sac et que je cesse définitivement d'en consommer, en colère d'avoir été trompé durant toutes ces années par une publicité mensongère pour lesquelles je suis normalement plus que vigilant.

Nouveau guide additifs

Racontant cette anecdote quelques jours plus tard à Yves Camus, un ami français, celui-ci me parle d'une publication française récente, Le nouveau guide des additifs rédigé par la nutritionniste et docteur en pharmacie Anne-Laure Denans publié en 2017 aux Éditions Thierry Souccar. L'ouvrage expose de belle façon les effets pervers des additifs alimentaires. Je me suis empressé de le commander chez mon libraire et, depuis que je l'ai reçu, je le consulte régulièrement afin de mieux connaître ces substances qu'on ajoute délibérément aux aliments pour améliorer leur apparence, leur saveur, leur texture et leur longévité. Jusque-là, ma principale référence sur le sujet était un livre de Linda R. Pim, Additive Alert, publié en 1981. Il était temps que je me mette à jour dans ce dossier.

Les additifs alimentaires sont ajoutés aux aliments pour servir les fins de l'industrie. Les agents de conservation ne servent aucunement à améliorer notre longévité. Ils contribuent plutôt à augmenter la durée de vie des aliments transformés sur les tablettes des supermarchés, à faciliter leur mise en marché, dopant ainsi les profits de l'industrie agroalimentaire. Il importe donc de bien lire les informations imprimées sur les emballages, car la loi oblige les fabricants à y indiquer la présence des additifs qu'ils contiennent. On peut ainsi s'abstenir d'en consommer.

Si on désire approfondir ses connaissances sur les risques reliés à l'ingestion d'additifs alimentaires, le livre de Anne-Laure Denans offre une mine d'information sur le sujet. Quatre couleurs servent à classer les additifs selon leur dangerosité: le rouge pour les plus nocifs, l'orange pour ceux qui le sont un peu moins, le gris pour les douteux et la couleur verte pour ceux qui ne présentent pas de problèmes majeurs identifiés.

Dans le rouge

Dans son ouvrage, la nutritionniste classe les additifs alimentaires selon le rôle qu'ils jouent dans les aliments. Je vous en présente ici quelques-uns parmi les plus nocifs.

Il y a tout d'abord les colorants comme la tatrazine (jaune), le jaune orangé, l'azorubine (rouge), l'amarante (rouge), le ponceau (rouge) et le rouge allura qui sont tous décrits comme génotoxiques, donc potentiellement cancérogènes. On les soupçonne aussi comme la plupart des colorants alimentaires d'être responsables du déficit d'attention avec hyperactivité (TDAH) chez les enfants.

Parmi les agents de conservation, on remarque le sorbate de sodium (interdit en Europe et au Japon), les benzoates de sodium et de potassium, les parabènes, les nitrates et les nitrites, tous potentiellement génotoxiques. On apprend que les sulfites, bisulfites et métabisulfites peuvent provoquer des réactions d'intolérance chez les asthmatiques, des douleurs abdominales et une génotoxicité démontrée par des études in vitro.

Au sein des antioxydants qui servent à protéger les aliments de l'effet néfaste de l'oxygène sur leur conservation, on retrouve le BHA classé potentiellement cancérogène chez l'homme, le BHT qui provoque des tumeurs et des hémorragies chez les rats et les souris et les phosphates qui peuvent aggraver l'insuffisance rénale, fragiliser les os et favoriser le cancer.

Parmi les agents de texture, on retrouve les très répandus polysorbates qui causent le cancer colorectal chez les souris, augmenteraient la perméabilité intestinale, pourraient entrainer les maladies inflammatoires de l'intestin ainsi que des diarrhées. Enfin, ils favoriseraient les maladies auto-immunes et les allergies.

En bref

Rien de bien rassurant lorsqu'on lit les effets de ces substances chimiques ajoutées en toute légalité dans nos aliments. Par mesure de précaution, mieux vaut donc, je le répète, éviter d'en consommer. Il faut donc lire les étiquettes avant d'acheter un produit alimentaire, éviter d'acheter ceux qui contiennent des additifs et privilégier les aliments naturels, c'est-à-dire ceux qui sont le moins transformés possible par une industrie dont la finalité première est le profit! Vous vous en porterez assurément mieux.

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Yves Gagnon
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À la grande marche du 10 novembre à Montréal, avec ma fille Catherine, 
enceinte de presque huit mois.
J'ai signé lepacte ! Et vous ?
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Volume 14, numéro 9 — Mercredi, 14 novembre 2018
  
 

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