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Que 2014 soit une année de conscience et de militantisme

Que 2014 soit une année de conscience et de militantisme

En 1989, en exergue de mon livre La culture écologique pour petites et grandes surfaces, j'écrivais ces lignes:

L'heure est critique. Nous sommes à une importante croisée des chemins.

Ou bien nous persévérons dans la direction actuelle qui est celle de l'exploitation abusive des ressources terrestres, de l'accumulation et du profit: la voie du chaos écologique, économique et social.

Ou bien nous remplaçons notre mode de gestion des ressources par une gestion rationnelle et respectueuse des équilibres écologiques et de la vie sous toutes ses formes: la voie de de la prospérité, de la santé et de l'épanouissement personnel.

Cette seconde avenue est celle des écologistes. Elle ne se fera pas sans combats ni sans heurts, car ses opposants sont solidement ancrés dans leurs acquis qu'ils sont prêts à défendre farouchement. Ce sont les tenants du pouvoir économique et politique. Ils savent déjà que le temps d'une prospérité illusoire est révolu. Cependant, ils tentent par tous les moyens de le prolonger.

Vingt-cinq années plus tard, force est de constater que nous sommes plus que jamais embourbés dans cette dynamique marchande: par surcroît, les tenants du pouvoir économique et politique emploient des moyens de plus en plus abjects pour maintenir leur pouvoir et leur contrôle sur les citoyens, les politiciens, les lois et les règlements de tout pays. Mais la structure de l'édifice se fissure et ses fondations se fragmentent.

Lors de ma chronique précédente, je vous entretenais de l'oléoduc 9B qui transportera du mazout lourd des sables bitumineux jusqu'à nos raffineries de Montréal. Je traitais du saumon transgénique qui apparaîtra sous peu dans les supermarchés. J'aurais pu aussi vous parler des néonicotinoïdes dont on enrobe la plupart des semences de maïs, de soya et de canola industriels. Cet insecticide systémique qui tue tout insecte tentant de se sustenter de leur sève ou de leurs tissus cause un tort considérable aux abeilles domestiques, responsables de la pollinisation de nombreuses cultures.


La grande majorité des semences de maïs industriel est enrobée d'un insecticide systémique –néonicotinoïde– toxique pour les abeilles domestiques et une multitude d'organismes vivants.


En ce début d'année, j'aurais aimé vous entretenir de fleurs et de légumes, de salades et de jus verts, mais il m'était impératif de vous révéler que le département américain de l'agriculture à ouvert la voie à l'approbation de deux nouveaux OGM, un cultivar de maïs et un cultivar de soya résistants à l'infâme herbicide 2,4-D produit par Dow Chemicals qui a, bien sûr, développé ces nouvelles plantes transgéniques. Ceci est dû au fait que le Round-up de Monsanto, un herbicide auquel furent adaptés ces mêmes cultures industrielles évoquées plus haut, est de moins en moins efficace – malgré une forte augmentation du dosage – pour neutraliser les mauvaises herbes, de plus en plus nombreuses à y résister. Il importe de rappeler que le 2,4-D est neurotoxique et agit comme perturbateur endocrinien. On le soupçonne aussi de causer des avortements spontanés et d’engendrer le lymphome non hodgkinien. Par surcroît, il contamine fortement l'eau et l'environnement. Monsanto de son côté a développé des cultivars de soya et de coton OGM résistants à son Dicamba, un herbicide parent du 2,4-D que la société agrochimique voudra voir approuver par les instances gouvernementales américaines, ce qui semble acquis, infiltrées et contrôlées qu'elles sont par ces mêmes sociétés.


Les gènes étrangers issus de la transgénèse ne sont pas visibles à l'œil nu: ils sont camouflés dans le code génétique de la plante.


Une raison de plus pour militer contre les OGM. Plus que jamais, l'étiquetage des OGM devient l'arme appropriée pour lutter contre cette hérésie. Et sur ce plan, les nouvelles semblent pour la première fois susciter un peu d'espoir. Deux états américains, le Connecticut d'abord puis le Maine, ont légiféré afin d'obliger l'industrie agroalimentaire à étiqueter les aliments contenant des OGM. Ce sont là des gains indéniables, mais la guerre est loin d'être gagnée car, pour que l'industrie applique ces lois, une législation similaire doit être adoptée dans 5 états du Nord-Est américain et toucher un minimum de 20 millions de citoyens. L'état du Vermont suivrait. Il n'en manquerait plus que deux. Et cela sans compter les poursuites qu'intenteront Monsanto et Dow Chemical pour tenter d'invalider des lois inutiles, nuisibles au commerce transfrontalier, affirment-elles.


Tout cela pour vous rappeler que nous disposons du pouvoir de refuser cette approche industrielle de l'agriculture, en mangeant bio bien sûr, mais aussi en s'impliquant politiquement pour exiger l'étiquetage obligatoire des OGM ici au Québec, au Canada et en Amérique du Nord. L'organisme Vigilance OGM milite en ce sens. En 2014, soyons rebelles. Faisons de cette nouvelle année, une année de conscience et de militantisme. Que notre table soit politique: elle n'en sera que meilleure!


Yves Gagnon

Site internet : Les Jardins du Grand-Portage


Organisme québécois de lutte contre les organismes modifiés génétiquement:

Vigilance OGM
454, rue Laurier Est (3e étage)
H2J 1E7 Montréal

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Volume 10, numéro 1 — Mercredi, 22 janvier 2014
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