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Mon jardin d'hiver

Mon jardin d'hiver

Je voudrais de la lumière
Comme en Nouvelle-Angleterre
Je veux changer d'atmosphère
Dans mon jardin d'hiver

Zeidel- Biolay

Lorsque je me repais des vers de cette chanson chaude et suave interprétée divinement par feu Henri Salvador se diffuse en moi une réconfortante chaleur qui me ponce l'intérieur.

Le poêle trépigne, un potage frémit, Henri chante alors que j'additionne consciencieusement des colonnes de chiffres en m'étant bien assuré que toutes les écritures furent ventilées comme il se doit. Cet exercice comptable de fin d'année me permet de produire le bilan de l'année, essentiel à la planification de la prochaine.

Je souris toujours lorsqu'on me profère, comme une affirmation : « Ça fait du bien monsieur Gagnon d'être en vacances? » « Rien n'est plus faux », leur réponds-je immanquablement.

Le temps des fêtes coïncide avec la fin de l'année financière des deux petites entreprises dont j'assure la gestion : Les éditions Colloïdales et les Jardins du Grand-Portage. Je dois clore les années financières et produire les états des résultats que j'acheminerai à mon comptable responsable des déclarations de revenus et du calcul des impôts. Ainsi il faut dans l'ordre effectuer les derniers dépôts, s'acquitter des taxes de vente, produire le T4 et le Relevé 1 de notre seule salariée ainsi que le Sommaire des retenues et des cotisations, calculer et payer les droits d'auteur pour l'année, appliquer l'amortissement aux immobilisations, inscrire au bas des colonnes les totaux de chaque compte de dépense, régulariser les écritures une fois la conciliation bancaire réalisée, puis calculer les bénéfices ou les pertes pour ensuite produire l'état des résultats et le bilan, et cela deux fois plutôt qu'une. Sans compter la production du catalogue de semences, l'ensachage des semences, la mise à jour du site internet, la livraison de mes plus récents poèmes chez Planète Rebelle qui les publiera ce printemps sous le titre Écorchis, et enfin, pratiquer les vers et les chansons qui figureront sur le cd qui accompagnera le recueil et que j'interpréterai cet hiver aux quatre coins du pays.

Vous me direz que ça fait beaucoup pour un moment de l'année normalement consacré au repos, à l'introspection, à la famille et à l'amitié que je tente de ne pas négliger, malgré tout. Il en va ainsi chaque fin d'année. Je me conditionne donc pour réaliser les tâches que j'aborde comme une sorte de méditation, de recueillement. En les étalant dans le temps, en planifiant quelques étapes chaque jour, j'y arrive sereinement.

Mon jardin d'hiver contribue grandement à composer avec cette intense séquence de travail par les promenades régulières que j'y effectue. Cette année, à cause du faible couvert de neige, j'ai pu circuler à pied. Lorsqu'il y a plus de neige, je tape le sentier avec mes raquettes.

Je déambule lentement en rythmant mes pas à celui de ma respiration profonde qui achemine de l'oxygène frais et régénérateur à toutes mes cellules. Je me fonds par osmose aux vieux arbres que je croise. Je contemple le paysage en plans rapprochés et en plans larges, profitant des perspectives offertes, toujours différentes selon la lumière du moment. J'apprécie particulièrement les scènes hivernales alors qu'une neige cotonneuse obstrue le ciel et recouvre les conifères d'un voile tendre et immaculé. Je reviens alors à la maison rasséréné et apte à reprendre mon travail clérical.

Peu importe où l'on vit, qu'on soit propriétaire ou non d'une portion de terre, nous gagnons tous à adopter un refuge nature où on retourne régulièrement afin de se déposer, de s'inspirer, de se ressourcer et de s'énergiser. Si ce n'est déjà fait, je vous invite à explorer votre environnement afin de découvrir ce lieu qui saura vous récurer l'âme et vous accrocher au visage, un sourire d'éternité.

Que l'année 2015 soit pour vous, fidèles lecteurs et lectrices, verte, lumineuse et joyeuse, malgré tout.

Le site internet des Jardins du Grand-Portage est maintenant à jour.
Vous y trouverez notre catalogue 2015 en version PDF.

Les Jardins du Grand-Portage

Yves Gagnon

P.S. Je décline mes Vers Solidaires au Resto Vego à Montréal (voir annonce)


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Volume 11, numéro 1 — Mercredi, 21 janvier 2015
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