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Une île enchanteresse

Champs libres

Une île enchanteresse

Diane va

Je vous quittais le printemps dernier en pleine période d'inondations avec un manifeste intitulé S'adapter à l'inconscience. J'y relatais que « du haut de ma montagne, je constate la colère des éléments. »

J'ajouterais en cette fin d'été, en pleines séquences d'ouragans dévastateurs : Vos dieux vous parlent, ne les entendez-vous point?

Je n'ai fait que cela cet été, m'adapter. M'adapter aux turbulences du ciel, à la pluie persistante, m'adapter aux vents violents, aux plantes saccagés, aux ravageurs et aux maladies, m'adapter au ruissellement, à l'érosion, au ravinement. Je fus toutefois épargné par la foudre assassine, les arbres cassés et la grêle vandale.

Mon jardin fut prodigieux malgré tout, se remettant de ses épreuves avec résilience, avec l'aide bienveillante de ses amants, toujours volontaires pour servir la vie, malgré les sévices que lui inflige notre espèce.

Le jardin fut d'une générosité déconcertante. Une récompense de fruits mûrs, de chairs tendres et sucrées, de semences porteuses d'espoir.

Afin de minimiser notre impact sur le climat, nous tentons bien humblement, à notre échelle, de réduire notre empreinte de carbone : en en enfouissant des molécules dans nos sols sous forme de matière organique, en plantant des arbres (23 000 jusqu'ici sur notre terre) et en réduisant l'usage de notre voiture.

Une seule entorse à notre engagement à la carboneutralité : ce besoin viscéral de venir frayer chaque été, une fois le jardin établi, sur les rives du Saint-Laurent, notre source d'énergie et d'inspiration, d'intériorité et de dévotion.

Nous avons choisi cette année de passer quelque temps sur L'Isle-Verte qu'on gagne en traversier à partir de la côte sud, plus précisément à partir de la municipalité de L'Isle-Verte, sise entre Rivière-du-Loup et Trois-Pistoles, à la hauteur de Tadoussac.

Le phare

Une fois traversé le chenal qui sépare l'île de la côte, le charme opère. L'île, longue d'une quinzaine de kilomètres, est étroite. Ses habitations rappellent celles des Îles-de-la Madeleine avec ses bardeaux et ses déclins colorés souvent bâties selon une architecture traditionnelle.

La beauté est là, tout autour. Elle nous remplit en permanence. Les horizons nous invitent à nous y vautrer. Nos regards, d'une plus grande acuité, nous permettent de saisir l'essence des perspectives fluides qui s'offrent à nous, peu importe où nous nous trouvons sur l'île. À partir du phare érigé sur la côte nord de l'île, on peut marcher sur la grève, tant à l'est qu'à l'ouest.

L'immensité est stupéfiante, altérant ma notion d'espace. Jour après jour, nous arpentons les rivages de l'île, nous nous fondons à sa minéralité, perdant peu à peu le besoin de dire, la splendeur se suffisant à elle-même. Un jour, me dis-je, les Hommes comprendront.

Les roses

Je vous laisse avec quelques photographies qui parlent de la beauté de l'île mieux que je saurais le faire. Elles sont suivies d'un poème qui évoque mes sentiments lorsque je communie avec la beauté du monde, au cœur de l'estuaire.

En bordure

Roche cerveauRoches allongées

Roches escalierLa main dans l'eauL'indien

Roches rougesRoche solitaire

En selle
Sur la proue de l'île
J'ai mal au ventre
Tellement c'est beau

Le couchant dramatique
Bouleverse mon intérieur
Me rend serein et léger
Imperturbable
Pourvoit l'essentiel

Je décale mes pas
Pour contourner les iris
Question d'éviter de piétiner
La beauté du monde
Comme tant s'y prête

Les yeux noyés dans le couchant
Je tourne au jaune
Une petite chaleur
Un câlin au coeur
Le temps que plonge le soleil
Au coeur de l'estuaire
Le temps que se pulvérise
Mon égo déconcerté

Roche veinée

Yves Gagnon
Les Jardins du Grand-Portage

Île Verte - Tourisme


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Volume 13, Numéro 13 — Mercredi, 20 septembre 2017
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