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La Guilde des herboristes

La Guilde des herboristes

Entrevue avec Caroline Gagnon, par Serge Grenier

Qu'est-ce qui t'a amené à aimer les plantes et à t'impliquer dans la Guilde des herboristes?

Caroline Gagnon
Caroline Gagnon, photo : Sue Mills

Mon amour des plantes a commencé quand j'étais toute petite. À 5 ans, je me souviens avoir grimpé sur le comptoir de la cuisine, ouvert l'armoire, puis sur le plateau d'épices de ma mère, joué avec le basilic, le romarin, la muscade. C'étaient mes amies. J'ai commencé ma formation en herboristerie dans l'Ouest canadien sur l'île de Vancouver, fin dix-neuf ans, début vingtaine. Dans ces eaux-là.

Puis, en revenant au Québec, j'ai rencontré plusieurs herboristes dont la première était Linda Brosseau. Elle travaillait à l'Académie de Phytothérapie du Canada qui n'existe plus maintenant. Puis j'ai continué ma formation dans cet établissement surtout pour les cours de science – anatomie, biologie, microbiologie, etc.

La Guilde des herboristes a été fondée cette année-là, en 1995. Deux ans plus tard, j'ai décidé de me présenter au C.A. Je devais avoir 23, 24 ans lors de ce premier mandat. Je voulais que la Guilde ait davantage de connexions avec les régions. Je viens de Québec. Je m'y rendais pour organiser des activités afin d'accroître le rayonnement de la Guilde. Je me suis aussi occupée du comité des activités. Donc, j'ai participé à la création de grandes fêtes pour célébrer l'herboristerie avec des contes, des poèmes, des chansons, des musiciens.

C'était la bonne époque pour ça!

Oui! On faisait même des vins à base de plantes médicinales : des vins de mélisse ou avec des mélanges de plantes comme l'angélique et la valériane. En passant, ces vins-là sont vraiment délicieux dans le temps des fêtes.

Par la suite, j'ai quitté le CA pour me concentrer sur la création de l'aile professionnelle. Un comité qui encadre les herboristes-thérapeutes et leur accréditation. Dès 1999, je me suis penchée sur les différents codes de déontologie qui existaient dans les milieux de la santé et des regroupements d'herboristes à travers le monde : en Angleterre, en Australie, aux États-Unis, etc. Puis je suis tombée sur le code de déontologie que les sages-femmes venaient d'adopter parce qu'elles étaient en train de devenir un ordre professionnel. J'ai trouvé que leur code était le plus juste, le plus inspirant, je dirais aussi le plus éthique. Alors nous nous sommes basés sur ce code-là pour faire le nôtre. Ça a été un long processus parce que traditionnellement au Québec l'herboriste est une personne assez isolée au fond de son rang. Il y a eu beaucoup de répression par le passé contre les herboristes.

En France, ils les ont presque complètement éliminés.

Exactement, donc je pense qu'on porte cela en nous aussi. J'ai étudié dans l'Ouest canadien où la réalité herboristique était très différente. Le domaine de la santé y est plus ouvert aux autres corps de métier ou professions de la santé que ce soient les ostéopathes, les acupuncteurs, les sages-femmes. Tout le monde y a sa place. Et quand les gens y sont malades, ils pensent à aller consulter un herboriste. Ce qui n'était pas du tout la réalité au Québec.

Finalement, concernant le code de déontologie nous avons atteint un consensus après plusieurs tables rondes. Nous avons compris les avantages de s'auto-organiser et et c'est ainsi que l'aile professionnelle maintenant nommée comité des herboristes-thérapeutes accrédités a vu le jour avec un processus d'accréditation et de gestion de plaintes. À ce jour, nous sommes plus de 50 herboristes-thérapeutes accrédités. Et la pratique clinique de l'herboristerie est maintenant très dynamique au Québec.

Dont seulement deux hommes!

Évidemment c'est un milieu assez féminin. Mais ce n'est pas exclusif au Québec, cette réalité est très présente dans l'herboristerie partout dans le monde. Dans les symposiums, aux États-Unis par exemple, on y rencontre en grande majorité des femmes. Mais il y a quand même des hommes. C'est important d'avoir leur vision aussi.

Coupe de stellaire
Coupe de stellaire, photo : Caroline Gagnon

Mais à la Guilde il n'y a pas que les herboristes-thérapeutes accrédités, car la Guilde se veut un regroupement de tous les amoureux et toutes les amoureuses des plantes médicinales au Québec, c'est même écrit dans ses lettres patentes. On est là pour aider à la préservation de la tradition herboristique, francophone et québécoise. Nous regroupons plusieurs centaines de membres : des cueilleurs de plantes médicinales, des chercheur.e.s, des autodidactes, des mamans qui aiment les plantes et les utilisent, des fabricant.e.s de produits thérapeutiques et de cosmétiques à base de plantes, des producteurs qui ont des produits sur le marché, des enseignant.e.s, des botanistes. C'est très très diversifié.

Et maintenant, je suis de retour au C.A. de la Guilde. Je termine la première année de mon mandat de deux ans comme présidente. Ce qui m'a incitée à revenir à l'administration, c'est qu'on est dans un tournant en ce qui a trait à la réglementation avec Santé Canada. De plus, nous sommes dans un tournant d'acceptabilité sociale de l'herboristerie. Donc, nous sortons un peu plus du fond de nos rangs; l'herboristerie occupe plus de place dans le monde. C'est important non seulement qu'on soit vus, mais aussi qu'on soit bien vus. Nous voulons avoir une plus large discussion avec les gens à propos des bienfaits de l'herboristerie pour qu'ils comprennent à quel point c'est une approche sécuritaire.

Par rapport aux législateurs, est-ce que le terrain de jeu est égal ou est-ce que les pharmaceutiques tirent toute la couverte de leur bord?

C'est certain que nous faisons face à une grosse industrie qui dispose de ressources importantes. On avait cette crainte-là par rapport à la nouvelle réglementation de Santé Canada. On ne voyait pas comment elle pouvait améliorer l'accessibilité des produits d'herboristerie pour les consommateurs. Mais j'ai rencontré les gens du département de santé (DPSNSO - Direction des produits de santé naturels et sans ordonnance) et je suis sortie de cette rencontre-là avec beaucoup plus d'espoirs; j'ai été vraiment rassurée de constater que nous avons notre place à la table.

Ça fait plaisir à entendre.

L'industrie pharmaceutique ne décide pas tout. Il y a vraiment des personnes à Santé Canada qui veulent que les gens aient accès à nos produits. Pour eux, ce sont des produits d'une grande innocuité. Mais ils veulent aussi s'assurer qu'ils soient d'une certaine efficacité. Donc, on travaille avec eux pour leur prouver que c'est le cas.

J'imagine que ce n'est pas la Guilde comme telle, mais ses membres qui effectuent les recherches et les études cliniques?

La Guilde n'a pas les moyens de faire de la recherche, on parle de millions de dollars. Mais si vous faites la recherche sur internet, vous constaterez qu'une quantité incroyable de recherches se fait présentement sur les plantes médicinales partout sur la planète. C'est exponentiel!

Racine d'échinacée
Racine d'échinacée, photo : Caroline Gagnon

Il y a un très bel ouvrage publié en 2013 que j'ai recommandé aux gens de Santé Canada : le Botanical Safety Handbook, 2nd edition, du American Herbal Products Association. Il s'agit d'un compendium sur les plantes incluant des monographies sur leur efficacité et leurs interactions possibles avec les médicaments. Et ça démontre leur innocuité. Une des éditrices du livre a fait son doctorat sur cet ouvrage. Cela a nécessité la lecture de milliers d'études. Ça distingue les contre-indications pertinentes de celles qui ne le sont pas.

Il y a 20 ans, on considérait que les plantes, ça ne faisait rien. C'étaient des remèdes de grands-mères et on les voyait comme des placebos. Puis, il y a 15 ans, c'est devenu dangereux. Mais jamais efficace! On ne devait pas prendre de plantes médicinales pendant la grossesse ou si on prenait des médicaments. On a préconisé des précautions exagérées pour éviter toute interaction avec les médicaments. Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'interactions possibles, mais on ajoutait beaucoup trop d'avertissements dans la littérature et dans les bases de données pour les pharmaciens à propos d'interactions qui étaient surtout hypothétiques. Mais, ce qui est intéressant, c'est que depuis 10 ans, en fait plutôt depuis 5 ans, il y a des recherches précisément sur ces interactions-là. Et on constate que, par exemple, lorsqu'on utilise la plante entière par voie orale, il y a beaucoup moins d'interactions qu'on ne le pensait. On commence à démêler tout ça. C'est fait par des chercheur.e.s qui décortiquent les recherches.

Si on retourne loin en arrière, il n'y avait pas de grands laboratoires, on se fiait plutôt sur l'intuition...

En fait, il faudrait définir ce qu'est l'intuition. Je pense que c'est simplement l'utilisation d'une plus grande portion de notre intelligence. C'est la relation avec le monde qui nous entoure. Ce qui est particulier avec l'herboristerie, c'est qu'à la base c'est un savoir autochtone partout sur la planète. Chaque peuple a son propre savoir herboristique développé à travers justement cette communication avec le monde, en observant les animaux et les plantes. Vous connaissez peut-être la doctrine des signatures : la forme de la plante, le lieu où elle pousse, tout ça nous parle de ce qu'elle fait.

Ce savoir a été aussi obtenu de façon empirique, en essayant des choses. Ce qui est vraiment intéressant avec ces nouvelles recherches c'est qu'elles confirment plusieurs des usages et effets que nos ancêtres comprenaient déjà. C'est très valorisant. Je lisais récemment que l'anxiété affecte la rate. En médecine chinoise, ils savent cela depuis longtemps.

À travers les différents outils qu'elle offre – sur le site web avec le bottin des ressources et le calendrier des événements – la Guilde veut montrer aux gens à quel point le milieu de l'herboristerie au Québec est vraiment un monde diversifié, dynamique qui propose plusieurs événements et ateliers comme par exemple comment soigner vos enfants l'hiver, comment prévenir l'épuisement ou comment s'aider quand on a de l'anxiété avec les plantes, nos amies les plantes. On peut apprendre comment faire des cosmétiques naturels, on offre des ateliers de jardinage, des visites de jardins. Il y a tout un bassin de thérapeutes qui ont une vision clinique très contemporaine. Il y a maintenant des problématiques qu'on ne voyait pas il y a 200 ans, comme les troubles auto-immunitaires, auxquels nous faisons face. La maladie de Lyme arrive au Québec. Les plantes sont vraiment fantastiques pour ça. D'ailleurs il y a un article dans le magazine de novembre sur la renouée du Japon qui est excellente pour traiter la maladie de Lyme.

Calendule
Calendule, photo : Manon Lessard

Comment s'est passé le colloque annuel de la Guilde le 18 novembre?

Chaque année au mois de novembre, on se réunit tous ensemble à Montréal. C'est une invitation aux membres, mais aussi aux non-membres. Ils peuvent venir pour l'après-midi écouter les conférences, partager la joie et l'amour des plantes médicinales. Il y a souvent des contes, de la poésie et des chansons en plus des conférences un peu plus poussées. La journée commence tôt avec notre assemblée générale annuelle puis dans l'après-midi il y a des conférences. On parle aussi de nos projets, de ce que la Guilde et ses différents comités feront au cours de l'année. On présente le nouveau C.A., les nouveaux herboristes thérapeutes accrédités, etc.

Aussi, on vote pour choisir la plante de l'année. En 2017, c'était l'année du bouleau. Alors il y a eu des contes sur le bouleau, une conférence sur le bouleau par l'ethnobotaniste Alain Cuerrier. On a aussi parlé du chaga parce que c'est un champignon qui pousse justement sur le bouleau. Le substrat du champignon, i.e. là où il pousse, lui donne des vertus médicinales particulières.

Alain Cuerrier
Alain Cuerrier, photo : Annie Schneider

On a aussi lancé notre tout nouveau magazine, Plantes médicinales – tradition, science et santé. Et le dossier expert de cette première édition porte justement sur le chaga.

Le comité d'experts qui a fait la recherche sur le chaga a aussi interviewé des thérapeutes qui l'utilisent, des producteurs, des cueilleurs. Comme on parle d'une ressource en milieu sauvage, qui est peu cultivée, il a fallu aborder la question éthique de la cueillette écoresponsable. Un des mandats de la Guilde est de préserver les écosystèmes. Dans le dossier expert sur le chaga, on fait le tour de la question. Ça peut paraître très poussé parce que grâce à la collaboration d'un chimiste, on y trouve des diagrammes de molécules, mais il y a aussi les usages historiques. On y explique aussi comment utiliser le chaga, car il est souvent vendu, comme plusieurs autres plantes médicinales, sans explication à propos de la meilleure façon de les utiliser. C'est un peu comme si on jetait notre argent pas les fenêtres, car on a pas l'efficacité maximale de la plante. Donc on explique dans le magazine comment retirer l'efficacité maximale du chaga et d'autres champignons durs comme du bois très riches en chitine.

J'en ai acheté du chaga en poudre. Maintenant j'suis dû pour m'en faire un thé.

Ça vaut la peine de le faire mijoter longtemps. C'est à la mode à cause de son petit goût de café, la mode de l'expresso de chaga, mais ce n'est vraiment pas la meilleure façon de le prendre. Ce n'est pas mieux d'ajouter la poudre de chaga dans ses céréales. Le chaga n'est pas très digeste, donc il faut vraiment l'extraire. Traditionnellement, là où il pousse, en Sibérie, en Amérique du Nord, les peuples nordiques le faisaient mijoter pendant trois jours.

Ça va mieux faire ça quand tu chauffes au poêle à bois.

Oui exactement. Mais maintenant on a des mijoteuses qui fonctionnent très bien. On peut aussi mettre notre chaga à tremper toute la nuit dans de l'eau, puis le faire mijoter toute la journée et on va déjà pouvoir retirer davantage de ses bienfaits. Ça va être plus efficace.

C'est pour ça que ça vaut la peine de parler avec une herboriste.

Oui c'est ça!

Jardin
Jardin, photo : Martine D’Anjou

Dans le monde normal, tu vas voir un médecin, puis il t'envoie voir un pharmacien. Mais dans le monde herboristique, on dirait que le pharmacien et le médecin c'est la même personne.

Je dirais même plus que ça, être herboriste, c'est être à la fois un peu pharmacien, un peu médecin – on ne pratique pas la médecine, mais on donne des soins aussi – un peu philosophe, botaniste, historien, pharmacologue. Il faut aussi s'intéresser à la chimie.

C'est ça que j'ai aimé de l'herboristerie : ça recoupe toutes ces passions que j'ai. Quand j'avais 12 ans, je voulais être archéologue. Après ça, j'ai voulu être géologue. Puis quand j'ai découvert la chimie, je voulais être microbiologiste. Ensuite, j'ai voulu être psychologue, puis sage-femme. Finalement quand j'ai découvert l'herboristerie, ça couvrait toutes mes passions d'un coup.

Jackpot!

Exactement. Souvent je dis à mes étudiant.e.s qui commencent un parcours ou des études en herboristerie : vous ne ferez jamais le tour de la question. Intellectuellement, émotivement, spirituellement. Pour moi et plusieurs autres herboristes ou passionnés des plantes, l'herboristerie nous comble dans toutes ces sphères-là de la vie. C'est vraiment nourrissant.

Pour terminer, parle-nous des craintes, des espoirs, des défis et de ce que les lecteurs et lectrices de Covivia peuvent faire pour aider la Guilde.

Les craintes, particulièrement au Québec, concernent le Collège des médecins, ou même l'Ordre des psychologues. On a vu avec la bataille de l'Ordre des chiros contre les ostéopathes qu'il y a quelque chose de plus restrictif au Québec comparativement aux autres provinces. C'est la réalité en France aussi. Donc, il s'agit de rester aux aguets pour conserver et protéger le droit d'utiliser les plantes médicinales. La Guilde considère cela comme un droit ancestral. D'ailleurs on fait des démarches auprès de l'UNESCO pour que l'herboristerie soit reconnue comme patrimoine vivant. Parce que ça l'est. Vous pouvez peut-être nous aider dans cette démarche-là.

Le niveau législatif provincial vise la pratique de l'herboristerie. Au niveau fédéral, ça vise l'accès aux produits. On est très actifs dans ce dossier-là avec Santé Canada depuis le début. Pour l'instant, nous sommes très confiantes que ça va dans le bon sens. On a une écoute auprès des personnes qui sont en train d'écrire la réglementation. J'ai moins de craintes aujourd'hui que j'en avais il y a un an.

Armoire de Sandie
Armoire de Sandie, photo : Sandie Boutillet

Quand j'ai commencé ma pratique il y a 25 ans, les gens ne connaissaient pas l'herboristerie du tout. Maintenant c'est beaucoup plus actif, des gens de tous les milieux vont consulter en herboristerie. Il y a une plus grande ouverture. Je ne sais pas trop comment le dire, c'est maintenant reconnu dans le « mainstream » alors qu'avant c'était seulement pour les « granos ». J'ai beaucoup d'espoir aussi quand je vois les jeunes qui s'impliquent. Quand je constate à quel point les gens qui ne sont pas nécessairement dans le milieu sont de plus en plus intéressés à être autonomes face à leur santé. Ils veulent avoir le droit de recourir à des façons naturelles de se soigner, à des plantes qu'ils peuvent cultiver eux-mêmes. Je suis super enthousiaste de voir tout le mouvement des micro fermes. Souvent ces gens-là incluent des plantes médicinales dans leurs cultures. Je suis aussi contente de voir les plantes médicinales entrer dans l'alimentation, comme la poudre de chaga ou les fleurs comestibles dans les salades. Donc je pense que le défi est de continuer à faire connaître l'herboristerie et c'est pour cela que nous avons lancé notre nouveau magazine à travers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Les lecteurs et lectrices de Covivia peuvent visiter la page Facebook de la Guilde et s'abonner à l'infolettre dans laquelle on inscrit toutes les activités qui se passent au Québec chaque mois, comme les ateliers qui sont donnés en Estrie, dans le Bas du fleuve, à Québec, à Montréal, dans les Laurentides, en Outaouais, etc.

Ils peuvent ainsi en parler, s'inscrire à un atelier, créer des groupes de fabrication de sirop de plantes, de crèmes pour le visage, des choses comme ça. Une fois qu'on a acquis ces connaissances-là, on ne peut nous les enlever. Il s'agit donc de nous réapproprier cet héritage qu'est l'herboristerie.

On peut aussi devenir membre de la Guilde. La cotisation annuelle de 60$ inclut l'abonnement aux deux magazines, l'accès à l'espace membre, l'invitation aux événements et conférences, des rabais chez plusieurs commerçants,  etc. Nous vous encourageons à devenir membres car. Cela rend notre voix plus forte lors de nos échanges avec le personnel de Santé Canada quand nous mentionnons le nombre de membres que nous représentons. Ça aussi c'est important!

Merci beaucoup!


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Volume 13, numéro 19 — Mercredi, 13 décembre 2017
  
 

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